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Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

Accueil > Actualités > Politique • LEFASO.NET • lundi 4 mars 2019 à 20h11min
Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

Drame de Yirgou, crise au CDP, débat sur le franc CFA, nomination du Premier ministre Christophe Dabiré, gouvernance de Roch Kaboré, situation sécuritaire, cohésion sociale et vivre-ensemble… Ce sont entre autres questions sur lesquelles l’ancien président de l’Assemblée nationale du Burkina et actuel coordonnateur du Haut-conseil de l’ex-parti au pouvoir, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), Mélégué Traoré, a porté son analyse, sans langue de bois. Dans cette interview, le consultant international et chef coutumier rejette par exemple l’opinion qui consiste à peindre la gouvernance de Roch Kaboré en noir, appelle à la prudence dans la qualification du drame de Yirgou et s’attarde sur l’avenir de l’ex-parti au pouvoir, le CDP.

Lefaso.net : Monsieur le président, on vous trouve toujours plongé dans le travail et ce, malgré votre âge. Pas de retraite chez vous, dira-t-on !

Mélégué Traoré : Il faut dire que je le suis par nature, par éducation, et aussi par tempérament. Je considère également la retraite comme un changement d’activités, pas comme une fin d’activités. C’est pourquoi, je continue effectivement à travailler autant. Même le dimanche, je suis au bureau. Je disais autrefois aux chefs scouts dans les années 70 que le fils du pauvre n’a pas droit au repos ; il doit être chaque jour le premier à se lever et le dernier à se coucher. Fils d’un cultivateur, je n’ai connu que le travail dès l’enfance.

Que voulez-vous que les Burkinabè, notamment la jeunesse, retiennent de vous ?

Cela dépend. En tout cas, ce que j’exige de moi-même et des autres, c’est la modération, la modestie, l’objectivité et le réalisme. Je méprise les personnes qui se prennent pour ce qu’elles ne sont pas. En termes d’image, celle que l’on a de moi en général, c’est celle d’un bosseur, car pour s’épanouir, il n’y a rien d’autre que le travail. Je ne suis pas né comme d’autres avec une cuillère en or dans la bouche. Le travail est une nécessité pour le pays et pour chacun individuellement. Il n’y a pas que le travail, mais il constitue un élément essentiel pour l’épanouissement personnel.

Vous savez, le problème des Africains, pour moi, c’est qu’ils ne travaillent pas beaucoup. Il faut créer la richesse que nous cherchons, au lieu de hurler à longueur de journée sur les Européens, les Américains et autres…tout le temps, comme si ce sont eux qui devraient venir nous développer. J’écoute souvent les émissions interactives chaque matin, et ce qui me frappe toujours, c’est le fait que les Burkinabè passent leur temps à pleurnicher et ils estiment aussi que c’est l’Etat qui doit tout faire et qu’il faut qu’il donne les moyens à tous. Non ! L’Etat n’a pas à donner des moyens ; les moyens de l’Etat, c’est tout le monde. L’Etat n’existe pas en dehors de chacun.

Il n’y a pas l’Etat, assis quelque part en train de distribuer les fameux moyens. C’est donc le travail qui doit créer les richesses pour le Burkina Faso ; ce ne sont pas les institutions internationales. Si les Africains travaillaient deux fois plus que ce qu’ils font, on n’en serait pas là où nous sommes. C’est pour cette raison que je trouve toujours lamentable qu’on rejette tous nos problèmes sur la France, la Banque mondiale ou le FMI (Fonds monétaire international). Non ! Travaillons, produisons notre richesse et nous verrons que ça ira mieux. Plus vous travaillez, plus vous êtes en mesure de discuter avec vos partenaires. Moins vous travaillez, plus ils vous imposent leurs options.

Voyez le débat actuel sur le franc CFA. Je ne suis pas économiste, ce n’est pas mon domaine, mais pour le peu que je connais, la question n’est pas fondamentalement le fait que les Etats déposent 50% de leurs réserves au Trésor français… Ce n’est pas cela qui fait notre pauvreté. Même si on rapatriait toutes nos réserves ici, cela ne transformerait pas radicalement la situation du Burkina. C’est notre travail qui détermine tout et qui peut nous sortir de la pauvreté. De toute façon, il ne faut pas s’attendre à un miracle. Donc, ce n’est pas la peine de vociférer tout le temps sur les autres.

Vous savez, en 1973, dans la fougue de la jeunesse, j’avais fait un écrit contre le CFA et cette affaire de nos réserves à Paris dans un journal scout appelé le Lien. J’ai eu alors quelques problèmes : un missionnaire m’a traité de faire montre d’un nationalisme exacerbé. Le président Eyadema … fut le premier chef d’Etat à souhaiter en 1971, lors de la visite officielle du président Pompidou à Ouagadougou et à Lomé, qu’on brise le lien du CFA avec le Trésor français. Mal lui en a pris ! Foccart en parle dans ses mémoires.

Oui, il faudrait que nos chefs d’Etat aient le courage de rompre un jour avec le Trésor français et ne lier le CFA qu’à l’Euro ou à un panier de monnaies. On peut, on doit même, changer le nom et abandonner l’acronyme CFA. Mais, il faut que ce soit raisonné, avec une approche appropriée. Pour ce qui est de la position du Burkina, des personnalités comme Kadré Désiré Ouédraogo, Damo Justin Barro, Ouédraogo Ousmane et autres anciens de la BCEAO, devraient pouvoir aider à adopter une position cohérente.

De toute façon, si on aboutit à une monnaie unique dans l’espace CEDEAO comme c’est actuellement envisagé, les liens avec la France ne tiendront plus. Mais, cessons de rêver ; tout cela ne changera rien fondamentalement, si nous ne faisons pas du travail notre devise commune ; travailler, travailler, et encore travailler. Il y aura au bout, le développement et la prospérité. Cessons de hurler et de pleurnicher sans cesse contre d’autres, en les accusant d’être la cause de notre situation. Personne ne peut être plus responsable de nous que nous-mêmes. Et puis, pourquoi voulons-nous que les Occidentaux nous aiment jusqu’à souhaiter notre développement ou notre sécurité ? Ça devient de l’immaturité pour tout un continent, pourtant si fier de lui.

Dans le contexte actuel du Burkina, qu’est-ce qui manque pour décoller ?

On ne travaille pas et on ne produit pas suffisamment. Regardez même les jeunes. C’est trop facile de toujours parler. Ceux qui ont l’âge de bien travailler, qui devraient s’investir dans les secteurs productifs, ne le font pas ; ils s’investissent tous dans l’import-export, les services, etc. Bien-sûr, si vous êtes artiste, commerçant, opérateur économique, vous produisez des richesses, mais on doit aller au-delà. Aller sérieusement vers l’agriculture et de manière scientifique, vers l’industrie, vers les métiers techniques ou pratiques, même petits ; il faut se jeter à l’eau et à mon avis, c’est ce qui manque le plus.

D’aucuns diront que l’Etat ne crée pas les conditions d’un tel dynamisme !

Qu’est-ce que chacun attend de l’Etat pour aller commencer, par exemple dans son propre village, à transformer le champ de son papa ? Oui, l’Etat doit créer les conditions parce que l’environnement juridique et politique doit être propice à l’activité économique et sociale, mais ce n’est pas la raison principale qui explique que les gens ne travaillent pas. L’Etat doit donc créer les conditions, mais il ne peut pas remplacer les Burkinabè dans la création des richesses. L’atmosphère, l’ambiance d’ensemble, doivent venir de l’Etat et des citoyens que nous sommes.

Mais ce n’est pas parce que l’Etat ne donne pas les moyens que l’on brûle les feux tricolores. Ce n’est pas pour cela qu’à Ouagadougou, face à un point de police ou à un rond-point, au lieu que tout le monde le contourne par la droite, la moitié fonce à gauche carrément, au risque de rencontrer ceux qui viennent en sens inverse, une minorité passe par la droite comme cela doit se faire, et une bonne partie, qui ne sait pas où aller, fonce sur le policier ou le rond-point et finalement, les uns et les autres vont tantôt à gauche, tantôt à droite, etc. Ce n’est pas l’Etat qui fait que le moindre dossier qui entre dans une administration y traîne sans raison.

Donnez discrètement 25 000 F CFA à un agent et le lendemain votre dossier est traité. Ça ne vient pas du ministre, mais des agents. Mais si vous ne donnez pas d’argent, votre dossier, y compris les marchés de l’Etat, peut faire des mois. Je sais de quoi je parle, avec les marchés que nous avons ici au Centre parlementaire panafricain. C’est moi qui refuse de payer quoi que ce soit à des gens déjà payés par l’Etat. Je ne veux pas dire que l’Etat est parfait ; il y a des choses qu’il devrait effectivement améliorer. Et sur ce plan, je prends l’exemple de l’inflation institutionnelle que nos autorités affectionnent tant, alors que chaque institution, d’une façon ou une autre, est budgétivore.

Dans cette inflation, curieusement, certaines institutions sortent de leur rôle, pour se retrouver en train de s’occuper de dossiers qui n’entrent pas dans leurs attributions. Ça va dans tous les sens. Que faisons-nous avec, en même temps, le Conseil économique et social, le HCRUN, le Conseil du dialogue social ?

Parlons d’ambiance nationale…, vous avez été, en tant qu’ancien président de l’Assemblée nationale, invité pour assister à la Déclaration de politique générale du nouveau Premier ministre, Christophe Dabiré. D’abord, comment appréciez-vous l’idée même d’associer les anciens aux activités de grande envergure, et quelle appréciation faites-vous du contenu de la déclaration ?

Je pense d’abord que Sakandé (Bala Alassane Sakandé, président de l’Assemblée nationale, ndlr) fait les choses très bien. Le fait de considérer ceux qui sont passés à ce poste avant lui et de les associer à ce type d’événements est une bonne démarche. Nous sommes cinq anciens présidents, dont l’un est devenu le chef de l’Etat, et l’autre, ministre d’Etat : je ne parle donc pas d’eux (Roch Kaboré et Chériff Sy, ndlr). Les deux autres, Soungalo Ouattara et Arsène Bongnessan Yé, ne sont pas souvent présents aux ouvertures, certainement par manque d’information. En tout cas, c’est cela le dialogue républicain et la courtoisie institutionnelle.

Pour Christophe Dabiré, d’abord j’ai beaucoup apprécié sa nomination. Je le connais bien, nous sommes de vieux amis, et un couple de coquins au CDP depuis de longues années. Il est maintenant Premier ministre d’un gouvernement qui n’est pas le nôtre, mais ce n’est pas cela qui change nos rapports et le fait qu’il a toutes les qualités requises pour occuper le poste : très calme, très posé et surtout méthodique. Et on l’a senti dans la présentation de son discours de politique générale ; un discours qui a été fait avec méthode et où les différents axes étaient numérotés. Même à l’intérieur des axes, il numérotait les points essentiels. Cela exprime la rigueur.

J’ai aussi apprécié la modération du ton. Avec Paul Kaba Thiéba, qui est un ami et un de mes anciens scouts dans les années 70, les discours, notamment sur l’état de la nation, étaient trop longs, parce qu’il faisait trop de digressions. De plus, ce n’était pas nécessaire de lancer tout le temps des piques à l’opposition. A ce poste-là, il faut être rassembleur, et ça, je crois que Dabiré est capable de le faire. Du fait de son caractère et de son tempérament, il le peut. N’oubliez pas que c’est un produit du CDP.

Cela dit, le contenu était tellement riche qu’on peut s’interroger quant à savoir s’il peut vraiment faire tout ça en un an et demi. Si Roch Kaboré est réélu et qu’il reconduit Dabiré, peut-être qu’à ce moment-là, il pourrait vraiment tout mettre en œuvre. Sinon, il faudra trier et axer son activité sur quelques points qu’il aura sélectionnés. Ce qu’il a exposé, c’est ce que n’importe quel Premier ministre aurait exposé. Vous savez, dans un pays où il n’y a pas de routes, un programme politique ne peut être que de construire des routes, là où il n’y a pas d’eau, on ne peut que programmer des forages et des barrages. Et c’est à cela que sont confrontés tous nos gouvernants ; quel que soit leur bord politique, leur programme sera le même. La différence est peut-être qu’il sera décliné autrement. Je suis donc plutôt optimiste en ce qui concerne Christophe Dabiré.

Il y a beaucoup à faire, en peu de temps qui reste. A votre avis, sur quels volets doit-il s’appuyer le plus ?

Il peut sélectionner des volets comme la question sécuritaire qui, aujourd’hui, est devenue prégnante. S’il agit également pour améliorer la gouvernance, lutter contre la corruption, qui est devenue, à mon avis, l’une des causes mêmes de notre pauvreté, ce serait une bonne chose. J’ai entendu une chose ahurissante à la fin de l’année, en décembre. Des investisseurs italiens, qui étaient arrivés ici (on m’a dit), auraient été dans un ministère. On leur aurait réclamé deux millions pour qu’ils puissent voir le ministre. Et on leur aurait laissé entendre que quand ils demanderaient à voir le président du Faso, il leur faudrait déposer cinq millions de francs CFA. Ils ont préféré repartir le lendemain sans demander leur reste.

A leur place également, j’aurais fait la même chose, parce que si on commence à te demander de telles sommes à cette étape, alors que le projet n’a même pas encore vu le jour, quel montant de commission devras-tu verser si le projet démarre ? Donc, si Dabiré arrive à lancer une lutte sérieuse contre la corruption et à mettre de l’ordre, ce serait une grande avancée.

Il existe beaucoup de textes pour cette lutte, mais ils ne sont pas vraiment appliqués. Des textes, on en a tellement pris… Tout le monde crie contre la fraude, contre l’invasion des produits étrangers qu’on peut trouver ici chez nos propres commerçants. Mais ils sont concurrencés par les produits étrangers. Or, nos produits peuvent difficilement concurrencer ces produits. Un pays comme la Thaïlande ou le Viêtnam produisent du riz à ne savoir qu’en faire.

Même s’ils vendaient leur riz, moitié prix de ce que nos agriculteurs produisent, ils rentreraient dans leurs frais. Ce riz sera toujours moins cher sur notre marché ici, car il est produit en énorme quantité. Le riz importé que nous mangeons, est récolté et conservé pendant trois ou quatre années. Il y a sur cette question beaucoup à faire et où les résultats peuvent être rapides avec de la volonté politique.

On ne parlera pas de la santé du pays sans parler de la vie des partis politiques, dont l’action anime la vie nationale. Vous êtes le coordonnateur du Haut-conseil de l’ex-parti au pouvoir, et dès votre arrivée à ce poste, des observateurs ont tout de suite dit que votre mission sera très difficile avec ce CDP fait de deux clans depuis son dernier congrès.

C’est vrai que ce n’est pas une mission facile. Mais, les gens ne le savent pas, j’étais déjà président du Haut-conseil ; j’ai donc été reconduit. Mais attendez, il n’y a pas deux clans au CDP ! Il y a une aile fractionniste, qui est ultra-minoritaire, et puis il y a le parti. Cela dit, au niveau du Haut-conseil, nous avons préparé un document sur ces questions pour la direction du parti, pour faire un certain nombre d’observations, afin qu’il y ait plus de cohésion. Certes, il faut que la direction du parti soit une direction qui rassemble les militants. Mais quand on va à un congrès, chacun peut choisir. Mais une fois qu’on a choisi le président, il faut quitter la logique de la compétition.

En revanche, celui qui est élu doit être rassembleur. Il faut que ceux qui ont été vaincus, acceptent de rentrer dans le rang ; parce qu’il n’y a qu’un seul chef du parti, il n’y a jamais deux chefs. Vous savez, le sommet du pouvoir est comparable à la pointe d’une aiguille : il est effilé ; deux personnes ne peuvent y tenir. Cela est vrai pour le pays, mais également pour les partis. De toute façon, le CDP n’aura pas le succès que nous espérons tous, s’il n’est pas uni autour de son chef, quel que soit notre candidat.

Ensuite, il y a la question de la candidature aux présidentielles. Je regrette que Kadré Désiré Ouédraogo, avec lequel j’ai de très bons rapports, ait choisi une démarche indépendante, hors du parti, puisqu’il a déclaré que sa candidature n’est pas partisane. Il l’a clairement affirmé, il y a quelques jours sur Internet. Il n’y a pas de contradiction entre les ambitions individuelles, car elles sont légitimes, et les règles de fonctionnement du CDP. Kadré Désiré est l’une des principales personnalités à carrure du Burkina, mais il n’est pas le seul. C’est la conjonction des carrures qui fait la force du CDP, non la fragmentation.

A mon avis, ça aurait pu se passer autrement, et je regrette ce qui arrive. Cela va d’ailleurs obliger le CDP à choisir plus tôt que prévu son candidat. Et des cinq noms qui sont cités : Jean de Dieu Somda, Juliette Bonkoungou, Kadré Ouédraogo, Eddie Komboïgo et moi-même, tous, à mon avis, sont valables pour être désignés candidats. Mais, nous avons une procédure qui, depuis l’ODP/MT (Organisation pour la démocratie populaire/Mouvement du travail, ancêtre du CDP, nldr) passe par le Bureau exécutif national où on présente les candidatures ! Y compris à l’époque de Blaise Compaoré.

Le Bureau exécutif va donc vers le Bureau politique national avec le nom qu’il aura retenu. Si le Bureau politique accepte le candidat, on va au congrès : on ira donc certainement vers un congrès extraordinaire pour définitivement décider qui nous représentera à l’élection présidentielle de 2020. Et plus tôt on le fera, mieux ça vaudra. Cette personne, une fois qu’elle sera choisie, nous irons la présenter au fondateur du parti, Blaise Compaoré. Là où je ne suis pas d’accord du tout, c’est que certains estiment que les militants n’ont rien à dire sur la candidature et que Blaise Compaoré doit, d’autorité, désigner le candidat.

Même si c’est moi, je ne serai pas d’accord. Je sais que c’est ce qu’espèrent certains qui supportent Kadré Désiré Ouédraogo. Mais, Je n’imagine pas Blaise Compaoré imposer un candidat au parti ; cela ferait exploser sûrement le CDP. Pour ce que je connais de Blaise Compaoré, il ne le fera même pas, car je ne l’ai jamais vu imposer un responsable à une structure. J’ai été ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la recherche scientifique pendant cinq ans ; je ne me souviens pas que Blaise Compaoré m’ait un seul jour dit de prendre telle ou telle personne à tel poste.

Il ne m’a même jamais donné le nom d’un professeur pour être le proviseur du lycée de Ziniaré chez lui, ou pour les postes de directeur général du CNRST (Centre national de la recherche scientifique et technologique) ou de recteur de l’Université, ou a fortiori un directeur de service. Ce n’est pas son genre. Certains se trompent en disant que ce que j’avance, ce sont des menaces. Tout le monde sait que je ne suis pas du genre à menacer. Je ne ferai que dire la vérité.

Indépendamment de toute explication, ce qui se passe affaiblit le CDP !

Tout à fait ! Mais, pas de façon déterminante. Cela étant dit, même quand cinq ou dix personnes quittent le parti, ce n’est pas bon, surtout lorsqu’il s’agit de militants d’un certain poids. Je parle bien des deux ou trois poids lourds, ceux qui ont une assise électorale parmi ceux qui étaient à Bobo, et non des nénuphars sans assise électorale qui confondent les débats ou les réseaux sociaux à Ouagadougou et le poids politique.

Vous parlez d’ « aile fractionniste ». Aujourd’hui, avec le Rubicon qui vient d’être franchi (Kadré Désiré Ouédraogo ayant fait le pas vers sa candidature), les positions sont-elles désormais conciliables ?

Tout est possible en politique, et il ne faut pas insulter l’avenir. On peut bien, si les circonstances le veulent, se retrouver avec Kadré. Mais, disons-le, les choses ne seront pas faciles. Prenons le cas de la stratégie électorale. A moins que les camarades ne reviennent à de meilleurs sentiments, qu’ils jouent le jeu du parti et qu’ils respectent aussi le président du parti. C’est en effet une des dimensions que je n’accepte pas non plus dans cette affaire. On ne peut pas traiter le président du parti comme si c’était n’importe qui, ce n’est pas sérieux.

Je n’aurais jamais accepté chez les scouts de Haute-Volta, puis du Burkina Faso, que j’ai dirigé pendant quinze ans en tant que commissaire général, qu’un chef scout me traite comme n’importe qui, ou que, comme président de l’Assemblée nationale, un député me traite avec irrévérence. Il faut de la considération réciproque dans le parti. Car, je le dis toujours, ce n’est pas parce qu’on s’assoit ensemble qu’on est tous la même chose. Il ne faut pas confondre la mort et le sommeil, malgré leur ressemblance.

Finalement, qui fait le jeu du parti au pouvoir ? Les partisans de chaque tendance croient savoir que l’autre aile joue un faux jeu en faveur du MPP !

Non, d’abord il n’y a pas deux tendances au CDP. Il y a des militants qui posent des actes anti-parti d’un côté, le parti de l’autre. Kadré Désiré Ouédraogo a rencontré tous les poids lourds du parti ici à Ouaga, sauf Eddie Komboïgo, le président du CDP. J’ignore pourquoi, mais ce n’est sûrement pas la bonne démarche pour la cohésion du parti. Vous savez, il y a beaucoup d’actes qu’on pose par simple courtoisie et par respect réciproque. Cela ne veut pas dire que c’est de l’hypocrisie.

Rendre visite à un camarade ne signifie pas qu’on est d’accord sur tout avec lui. Cela étant, sincèrement, je ne crois pas que Kadré ait, dans cette affaire, quoique ce soit à voir avec le MPP (Mouvement du peuple pour le progrès, parti au pouvoir, ndlr). C’est la même chose pour Eddie. De toute façon, s’il allait dans ce sens, vous croyez vraiment que nous le suivrions ? Evidemment pas. Si Eddie roulait pour le MPP et pour le président du Faso, pourquoi il agirait tant dans les provinces pour débaucher les militants de ce parti ? Ce qui est incontestable, c’est que tout ce qui affaiblit le CDP, fait le jeu des autres partis, surtout le MPP. Si j’étais au MPP, je me réjouirais de ce qui arrive au CDP, et ce serait de bonne guerre.

A quoi faites-vous référence pour soutenir cela ?

Le président du parti ne chercherait pas à s’affirmer comme il le fait actuellement, s’il roulait pour le MPP. Car, il sait que, plus il s’affirme, plus cela porte des coups au MPP et aux autres partis. Pensez-vous vraiment que si Eddie travaillait pour le MPP, les choses se passeraient ainsi ? Non, nous sommes là simplement dans les conjectures et les suppositions. En plus, il ne faut pas penser que tout le monde nous aime ! Moi, je ne m’attends pas à ce que tout le monde m’aime. C’est normal et il faut l’accepter. Seulement, je souhaiterais que, quelle que soit la position que l’on a, on agisse de manière civilisée et par courtoisie républicaine.

Aujourd’hui, comment voyez-vous la suite pour le parti ?

J’aurais voulu vraiment que Kadré Désiré Ouédraogo se mette dans la dynamique du parti, car c’est une valeur. J’ai été d’ailleurs surpris par sa démarche. La rencontre de Bobo-Dioulasso a été convoquée avec le nom du CDP. On a utilisé également le sigle du CDP, on a expliqué que c’était pour choisir le candidat de Blaise Compaoré et du CDP. Renseignez-vous, les documents sont là pour le prouver. Il y a même un camarade qui se présente comme le représentant de Blaise Compaoré à Bobo ! Tout cela n’est pas nécessaire.

Et puis, il n’y a pas quelqu’un au sein du CDP qui ne soit pas l’homme de Blaise Compaoré, ce n’est pas vrai. Nous sommes, tous, les hommes de Blaise Compaoré. Simplement, certains sont beaucoup plus rationnels que d’autres. Ils ont du recul, c’est même une question de maturité. En tout cas, Blaise ne nous a pas encore indiqué qu’il a par excellence, parmi nous, son disciple préféré.

C’est donc dire que ceux qui ont organisé l’activité de Bobo-Dioulasso s’exposent à l’exclusion du parti ?

D’abord, ils ont organisé la rencontre de Bobo sans que la direction du parti ait été informée. Il n’y a pas eu de référence au CDP dans les discours, sauf qu’on a utilisé le nom du CDP et son sigle. On a dit que c’était pour choisir le candidat du CDP. Alors, qu’est-ce qui peut arriver maintenant ? J’ignore ce qui va se passer, étant donné que je ne fais pas partie de la direction du parti, même si je préside le Haut-conseil. Mais j’imagine que la direction va réfléchir et prendre des initiatives. Ce qui est certain, c’est que ce sera difficile pour nous. Je vois mal comment ceux qui ont la démarche fractionniste viendront discuter avec nous en réunion pour la présidentielle, car je suppose que dès que nous aurons fini, ils iront de l’autre côté pour discuter avec Kadré Désiré Ouédraogo.

Non, ce ne sera pas gérable. Non seulement pour le parti, mais également pour eux-mêmes. Je ne vois pas comment le parti peut accepter cette situation pendant longtemps. Je veux clarifier les choses. Kadré a fait le choix d’une candidature hors du CDP. C’est son droit. Nul ne peut lui contester ce droit, d’autant moins que selon l’article 38 de notre Constitution, ce ne sont pas les partis qui présentent les candidatures. Ce sont des citoyens qui font acte de candidature. Je vous ai déjà dit combien nos rapports sont bons. Nous avons, l’un pour l’autre, beaucoup de considération. Ce que je défends, ce sont des principes et la légalité du parti.

Le quinquennat de Roch Kaboré tire vers sa fin, les gens n’ont pas le même regard de la gestion ; certains colorient le tableau, d’autres le peignent en noir. Quelle est votre mesure de la gouvernance Roch Kaboré ?

Je ne crois pas qu’on puisse peindre le tableau en noir, pour la simple raison qu’à travers mes nombreux déplacements en Afrique, et connaissant également la plupart des chefs d’Etat des pays africains, je vous assure que, quelle que soit la personne qui aurait été à la place de Roch Kaboré, elle aurait les mêmes difficultés. Peut-être qu’elle aborderait les questions différemment que ce que font les dirigeants actuels. Objectivement, je ne suis pas sûr que ceux qui critiquent le plus Roch Kaboré feraient mieux que lui, s’ils étaient à sa place. Il faut être honnête parce que la situation est difficile partout.

Elle est d’autant plus difficile que, par exemple, nous n’étions pas préparés à faire face au phénomène du terrorisme. Certainement, le fait qu’on ait dissout le RSP (Régiment de sécurité présidentielle) a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître. Pour moi, quel que soit le chef de l’Etat, même si le RSP était resté, il aurait été obligé de lui obéir ; parce que la formation militaire, c’est cela ; les éléments n’auraient pu qu’obéir à celui qui est là, le chef de l’Etat. Si le RSP était là, il obéirait à Roch Kaboré et c’est pourquoi je ne craignais rien de ce côté. Cela dit, pendant la tentative de coup d’Etat, je n’étais pas là, je donnais des conférences à Cotonou et à Lomé.

Il n’y a pas aujourd’hui un pays qui soit confronté au terrorisme sans des unités spécialement formées et équipées pour cela, avec de bons services de renseignement. Il y a un an, j’étais avec un chef d’Etat d’Afrique centrale qui me disait qu’il y a maintenant des terroristes en attente dans toutes les capitales. Ils sont incrustés dans la population et attendent le bon moment pour frapper. Cela est vrai pour la plupart des Etats. Les terroristes, c’est une hydre. C’est pourquoi, je dis que quelle que soit la personne qui aurait été à la place de Roch Kaboré et du MPP, nous aurions les mêmes difficultés. Mais, probablement, l’approche de la gestion serait différente. C’est dans la gestion qu’il y aurait la différence. Pour revenir au RSP, s’il était aussi nul qu’on le dit, pourquoi en avoir peur ?

Le drame de Yirgou, dont la gestion suscite des commentaires controversés, vient comme une tâche noire dans le pouvoir Roch Kaboré. Quelle analyse faites-vous de cette situation ?

Je pense que si on avait eu un service de renseignements beaucoup plus étoffé et performant, la situation aurait été plus facile à gérer. Il faut aussi noter que dans quasiment tous les pays, dès qu’il y a un problème de terrorisme, en Afrique de l’Ouest jusqu’en Centrafrique, on a tendance à accuser les Peulhs. C’est une tendance généralisée, il ne faut pas penser que c’est à Yirgou seulement. Cette tendance est dangereuse. Yirgou a été un drame. Ce genre d’évènements est plus aisé à prendre en charge avec un service de renseignement pointu. Mais avouons-le, rien n’est facile dans la lutte contre les terroristes.

Sur la gestion du drame de Yirgou, je pense que le gouvernement aurait pu la faire autrement. D’abord, ce qu’on a reproché au président du Faso, est que ce n’est qu’après cinq jours qu’il a été sur les lieux. Ensuite, quand il est arrivé, tout le monde a vu les Koglwéogos qui étaient à l’accueil. On nous dit aussi que la gendarmerie était obligée de négocier pour qu’ils déposent les armes. Quand c’est ainsi, l’Etat est où ?

Soyons clairs, il y a un an, dans un journal, j’avais dit que pour moi, les Koglwéogos, en tant qu’association, il n’y a rien à dire ; ils peuvent exister. Mais il faut que ce soit clair aussi, qu’ils ne doivent pas être autorisés à entrer dans des domaines régaliens et donc du ressort exclusif de l’Etat, tels l’ordre et la sécurité. Je sais bien qu’ils empêchent les vols dans certains villages, mais ce que le pays perd avec eux est beaucoup plus important que ce qu’il gagne en termes de sécurité. Celle-ci doit être du seul ressort de la gendarmerie et de la police. Je pense que le gouvernement fait ce qu’il peut contre le terrorisme, dans des conditions difficiles, mais il aurait pu mieux gérer la situation de Yirgou.

Moi, dans ma vie publique, je n’ai jamais participé à une seule marche, sauf pour Yirgou. Pour la première fois j’ai marché, car c’était nécessaire. Ce jour-là, j’étais l’un des premiers à arriver à la Place de la nation. Maintenant, j’entends parfois dire qu’à Yirgou, il y a eu un génocide. On ne peut pas aller jusque-là. Si l’on se base sur la définition telle que donnée par la Convention de 1948 sur le génocide, certes on peut discuter, car tout est dans les mots. Si c’était un génocide, ceux qui l’on fait n’auraient pas choisi les seuls Peulhs autour de Yirgou, en sélectionnant certains villages peulhs et pas d’autres. Il faut garder la mesure des choses. Il n’y a pas eu à ma connaissance un plan qui ait été conçu pour éliminer tous les Peulhs.

Généralement, pour le génocide, il y a un plan élaboré par des autorités étatiques généralement, pour exterminer un groupe ethnique ou confessionnel. Il y a génocide quand une autorité élabore et exécute une politique déterminée, intentionnellement destinée au meurtre des membres d’une communauté ou d’un groupe, à porter une atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de ses membres, à soumettre intentionnellement le groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle, à prendre des mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe, à procéder au transfert forcé des enfants du groupe à un autre groupe.

On ne peut pas vraiment prouver qu’il y avait un plan préparé à Yirgou pour aller exterminer l’ethnie peuhle. Ce sont des questions dont nous discutons à l’ONU. Non, il y a eu une réaction violente et criminelle de populations par rapport à une situation dans les conditions que nous savons. Autrement, on risque de qualifier beaucoup de conflits inter-communautaires ou identitaires de génocides. En plus, je ne pense pas que ce soit en exagérant les choses avec ce type de qualificatif, que nous résoudrons les problèmes. Cela dit, la Justice doit être claire, rapide et ferme, et je le dis : je regrette que jusque-là, il n’y ait eu aucune arrestation. Ne serait-ce que pour donner un signal. Si on peut aller abattre ou égorger autant de personnes et depuis plus d’un mois, sans qu’il n’y ait eu un seul jour de deuil, ce n’est pas acceptable.

Yirgou pose à nouveau le problème des Koglwéogos !

Effectivement ! J’ai lu l’autre jour dans la presse qu’une organisation de la société civile veut créer une fédération des Dozos, Koglwéogos et un groupe de défense des éleveurs. La famille Traoré de mon village Bougoula (nous venons à l’origine du village de Bougoula près de Sikasso au Mali) est l’une des familles Dozos les plus vieilles et les plus connues en Afrique de l’Ouest. Les Dozos sont une confrérie de chasseurs, pas un groupe d’auto-défense.

Qu’il y ait actuellement des dérapages au centre du Mali, du fait des exactions inexcusables des Dogons contre les Peulhs, je n’en disconviens pas. Mais les Dozos, je le répète, ne sont pas une organisation d’auto-défense. Vous ne rencontrerez jamais des Dozos arrêter quelqu’un, ou imposer une taxe. Je suis contre cette fédération, et de toute façon beaucoup de confréries dozos de l’Ouest n’y entreront pas. Les Dozos ne viennent pas à Ouagadougou sans passer me saluer, parce qu’ils savent que je suis descendant d’une des plus grandes familles de Dozos de la sous-région. Donc, il ne faut pas confondre tout.

Une question à traiter donc avec prudence !

Oui, avec beaucoup de prudence. Mais la prudence ne veut pas dire le manque de détermination. On doit être déterminé à frapper fort, partout où il y a des dérapages meurtriers. C’est le cas de ce qui s’est passé à Yirgou.

Justement, au sein de l’opinion, surtout la frange intellectuelle, on a l’impression qu’il y a une tendance à opposer Koglwéogos et Dozos !

En tout cas, il n’y a rien de comparable ou de commun entre les uns et les autres. Les Dozos, ce sont des confréries de chasseurs avec une culture millénaire. Ils existaient bien avant Soundiata Kéïta. Tous les Dozos se soumettent à un serment depuis l’adolescence. Les Dozos, c’est une culture qui est propre au monde mandingue ; parce que même à l’Ouest du Burkina, ils n’existent pas partout. C’est vraiment propre au monde mandingue de la Boucle du Niger.

Cela dit, n’importe qui peut être Dozo : nous avons plein de Dozos mossi et peulhs aux Cascades, aux Hauts-Bassins et dans la Boucle du Mouhoun : l’essentiel est qu’ils soient initiés selon les rites de la confrérie. Mais comme le phénomène n’existe pas sur le Plateau mossi, et qu’on a des Koglwéogos ici, forcément, on compare les deux organisations. Cela explique que les Dozos n’acceptent pas les Koglwéogos à l’Ouest du Burkina. L’inverse serait probablement vrai si des Dozos voulaient s’implanter ici sur le Plateau moaga.

Avec ces questions, on observe la poussée des concepts de « Grand ouest », de « Plateau central ». N’est-ce pas là un danger ?

Je ne crois pas. Il ne faut pas voir le danger partout. Car ces notions existaient avant. En 1975, le MAO (Mouvement autonomiste de l’ouest) avait été lancé à l’époque avec l’intention de scinder le pays en deux et de créer la République du Kénédougou. Ceux qui étaient à l’origine avaient raisonné en termes de Grand ouest. Et puis, il y avait le FRODEMI (Front des minorités). Mais, il ne faut pas trop insister sur ces questions, parce qu’effectivement, elles divisent le pays. Les notions peuvent être utilisées, si c’est culturellement.

Dans notre pays, à l’Ouest, sont des communautés généralement segmentaires, chez lesquelles la chefferie est très relative ; alors qu’ici, nous avons affaire à des royaumes extrêmement centralisés. Dans ce sens, oui. Sinon, aujourd’hui, personne ne gagnerait à pousser au développement de sentiments fractionnistes. Le Burkina est déjà petit ; je ne vois pas ce qu’on gagnerait à le désarticuler encore plus.

Pensez-vous qu’il y a un problème ethnique au Burkina ?

Nous aurions pu avoir un problème ethnique dans ce pays. Pourtant, il n’y en a pas ou, en tout cas, très faiblement. Voici un pays où une ethnie fait la moitié de la population. Les Mossé auraient pu vouloir s’imposer et cela aurait été facile pour eux, sauf que le Burkina aurait éclaté. La deuxième ethnie du pays, ce sont les Peulhs, qui font 11%. On n’en est pas conscient à cause de leur dispersion spatiale. De tous les autres groupes, aucun n’atteint 7%. Pourtant, nous n’avons pas de problème ethnique.

On n’a pas de problème parce que, à mon avis, et essentiellement, les premiers hommes politiques avant nous, la première élite du pays, ont vite compris, dès les années 40, qu’il ne fallait pas pousser vers l’ethnocentrisme. Et c’est ce qui explique que les partis politiques burkinabè ne s’identifient ni aux ethnies, ni aux régions. C’est le formidable héritage de nos aînés et de nos prédécesseurs, dont nous jouissons aujourd’hui. Il vaut mieux sauvegarder cet héritage. Moi, je vais partout en Afrique. Je connais des pays où tout ministre a toujours un directeur de cabinet issu de son ethnie, son chef de cabinet est de son ethnie, son protocole, son chauffeur, sa garde…sont tous de son ethnie. Au Burkina, il faut vraiment louer la classe politique d’être sur ce plan, exemplaire.

Je ne prétends pas qu’il n’y a pas de difficultés à la base. Je vois bien comment certains raisonnent, mais c’est quand même un phénomène périphérique. Ce sont donc des tendances tout à fait marginales au Burkina Faso. Depuis l’indépendance, nous n’avons jamais connu ce problème, exception faite des années 70 avec le MAO et le FRODEMI. Par exemple, toute mon activité scoute s’est épanouie à partir de Ouagadougou en pays mossi ; ce n’était pas à Bobo ; et jusqu’aujourd’hui, je connais plus Ouaga que Bobo et même Banfora.

Clément Sawadogo, ancien ministre de la Sécurité, était à l’époque l’un des principaux responsables de la JEC (Jeunesse étudiante catholique) au Burkina Faso avec le même avantage. Pierre Marie Yaméogo, qui a été le mythique directeur de la Croix-Rouge au Burkina dans les années 60 et 70, était adoubé aussi bien à l’Ouest qu’au Centre, à l’Est, au Nord et au Sud du pays. Je ne suis pas en train d’idéaliser la situation, mais il ne faut pas inventer des problèmes là où il n’y en a pas. Cela dit, les autorités, du sommet à la base, doivent donner l’exemple.

Je trouve lamentable que des autorités soient parfois opposées ou réticentes à avoir, dans leur département, un préfet de telle ou telle région du pays, différente de la leur. Gardons et consolidons le Burkina tel qu’il l’est, ça vaudrait mieux pour tous, pour nous et pour nos enfants.

Interview réalisée par Oumar L. Ouédraogo
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 4 mars à 15:29, par HUG En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    J’aime ce monsieur pour son humilité.Oui , l’humilité est un trésor énorme. En plus,il a des analyse très objectives et très claires. Longue vie à vous monsieur et ayez une santé de fer pour aider mon pays à aller de l’avant.

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  • Le 4 mars à 15:45, par le meme En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    Pour revenir au RSP, s’il était aussi nul qu’on le dit, pourquoi en avoir peur ?
    tout le debat est là.

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  • Le 4 mars à 15:54, par Omer En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    S’agit-il du même RSP qui a refusé de quitter Kossyam et qui est allé jus ’à faire un coup d’état pour cause d’affectation de certains de ses éléments ? Le même RSP qui a chassé Blaise de chez lui et brûler la maison de leur parrain et père spirituel Dienderé ? Que vaut une armée sans discipline ? Je ne doute pas un instant que le RSP était constitué des gens comptants, mais c’était des gens au service d’une mauvaise mission. Ils étaient au service d’une famille et ne croyaient qu’a l’argent et le bien matériel que leur maître leur miroiter pour les manipuler et utiliser lors de leurs missions obscures et illégales. Le maintien du RSP sans leur créateur aurait rendu ce pays encore plus ingouvernables et s’il faut regretter le RSP pourquoi ne pas regretter le départ tout court de leur maître ? On est sûr qu’au moins avec eux, les attentats étaient quasi inexistants. Le RSP n’était peut-être pas un tigre sur papier comme le dit Rock, mais c’était certainement un tigre attiré par l’argent et les avantages indus qui les faisait s’accrocher au palais de Kossyam et effrayer les honnêtes citoyens en ville que d’être attiré par le combat dans le sable de Nassoumbou.

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  • Le 4 mars à 16:00, par sidwaya Gomis En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    C’est très triste cette fixation sur le RSP de la part de personnalité du rang de président de l’AN.

    Le RSP n’est pas le 1er exemple d’un démembrement de l’armée à être dissout.

    Avant le RSP il y a eu par exemple l’ETIR (Escadron de Transport et d’Intervention Rapide) à Kamboinsin ou le BIA (Bataillon d’Intervention Aéroportée) à Koudougou qui ont été supprimés. C’est sûr qu’il y a en eu d’autres avant. Personne n’en a fait un problème. Pourquoi tant de polémique sur la suppression du RSP ? Surtout quant on sait que ce régiment a porté atteinte à la sureté de l’Etat ?

    De toutes les façons on peut toujours créer un régiment qui aurait les mêmes "prétendues aptitudes" que le RSP sans être rattaché à la présidence. Si ceux qui pensent qu’il ne fallait pas dissoudre le RSP étaient sincères, ils devaient plutôt faire une telle proposition au lieu de passer le temps à regretter le RSP.

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  • Le 4 mars à 16:08, par ckabore En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    Bravo Papi. Je n’ai jamais pri le soin de lire un long article comme celui. Je trouve que vous etes vraiment un sage si le president avait votre sagesse il ne traiterait pas son ami de long date comme ce qu’il a dit recement en Allemangne. Roch devrait avoir des conseiller comme vous pas des mange mille

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  • Le 4 mars à 16:21, par Pleures oh pays bien aimé En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    Voila quelqu’un de très intelligent. Quand il fait une analyse il n’y rien à dire surtout quand il enlève sa casquette politique. Quand tu l’écoute ou le lis ta tête ne se chauffe pas.Sachons profiter des hommes comme lui pendant que c’est toujours possible. Par contre je ne suis pas d’accord avec lui en ce qui concerne le RSP par ce que là il oublie un élément très déterminent. Le RSP n’était pas une armée d’élite mais une vrai milice au service d’un homme.

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  • Le 4 mars à 16:22, par Dosso En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    Bien dit grand frère, le journaliste aurait pu vous poser la question concernant la position de Ablassé OUEDRAOGO : Mossi du plateau central et musulman. Il sera candidat en 2020, qu’il ne vienne pas faire campagne dans le grand Ouest. Tout ce qu’il peuvent faire en 2020, c’est de rassembler les quelques moissis de chez nous pour sa campagne.

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  • Le 4 mars à 16:26, par Irbatour SOME En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    Grandement merci Excellence MELEGUE. On reconnait le vrai intellectuel par ses analyses, ses pensées etc. Nous savons que vous refusez les critiques faciles, contrairement aux analphabètes déguisés en intellectuel qui passent leur temps à peindre en noir les actions du gouvernement. Même si tout n’est pas rose il faut reconnaître certaines actions salutaires. Encore merci beaucoup excellence.

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  • Le 4 mars à 16:38, par Sage En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    J’aime lire ce Monsieur par ce qu’on apprend vraiment avec lui à chacune de ses interventions.
    On peut ne pas être d’accord avec lui sur des sujets, ce qui est d’ailleurs normal, mais on ne peut lui faire le reproche de n’avoir pas tenté d’être objectif dans ces propos.
    C’est pas le genre de politicard qui par principe, dit que tout est bon parce qu’il est proche du Pouvoir ou que tout est mauvais parce qu’il est de l’Opposition.

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  • Le 4 mars à 16:43, par KONE En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    Il convient dans une situation de trouble de non cohésion du peuple d’état d’insécurité au plus haut de son paroxysme de blocage de la situation économique de la fuite des investisseurs direct de la pauvreté et surtout de l’aggravation des tueries des civiles comme militaires , du manque d’union des fils et filles du pays de la division du pays entre frère et sœurs partis politique de l’exacerbation de la haine et du mépris
    Au regard de tous ces nouveaux phénomènes et événements malheureux qui s’abattent sur pays autres fois pauvre mais une havre de pays et de cohésion sociale de peser tout propos a tous les niveaux qui peuvent susciter la division la haine la violence sur des civiles des militaires et autres dhyadiste envers le peuple burkinabé de mesurer d’assouplir et de prononcer des réponses a une interview international visant la recherche de la paix et de la cohésion sociale avec tous même avec les anciens partenaire qui ne sont plus au pouvoir
    Il faut aussi dire au dhyadiste que nous ne traitons plus avec eux comme au temps de Blaise Compaoré mais nous allons avoir des terrains d’entente de concert avec le président Compaoré pour résoudre ce problème de matériel cela n’allait pas les mettre en colore contre le peuple Burkinabé
    Aujourd’hui l’arme et est divisé et des rumeurs cours que la plupart des terroristes qui s’en prennent au peuple burkinabé sont essentiellement des anciens du rsp , a cet effet dire que le RSP était un tigre en papier
    Aussi en confirmant que Blaise Compaoré traitait avec les terroristes officiellement cela peut amener les peuples voisins a affronter les burkinabés innocent et ignorants tous ces actes d’être agresser a l’extérieurs du pays c’est pourquoi il convient de faire attention aux propos et rechercher la paix et la cohésion avec tous sans laquelle nul n’atteindra le royaume des cieux. il faut toujours éviter d’attiser le feu de la violence et de l’insécurité mais en revanche avancer des propos tendant a l’éteindre et a l’éradiquer définitivement du Burkina Faso. Nous disons que blaise Compaoré quoiqu’il arrive est un Burkinabé et reste burkinabé notre frère et compatriote qui a été victime d’une colorer générale sur son leadership et sa gouvernance tendant a s’éterniser au pouvoir après 27 ans le peuple par soulèvement populaire l’a obliger de céder le pouvoir et il est parti en côte d’ivoire .Tout n’était pas mauvais sur sa gouvernance s’il peut apporter en tant que compatriote son expérience pour obtenir la paix au Burkina Faso sera la bienvenue et soulagera it énormément nos populations qui commencent a s’inquiéter trop pour ‘insécurité et vue les tueries qui se multiplient au jour le jour toute personne pouvant apporter une solution possibles sans compromettre la dignité et la souveraineté de l’état burkinabé sera la bienvenue
    Le Burkina Faso a besoin de paix de sécurité de solidarité entre tous ses fils et filles afin de réaliser les facteurs clés de succès pour aborder et obtenir des gains de productivités dans tous les secteurs de production surtout agricoles et promouvoir aux entrées de devises a travers l’attractivité des investisseurs directs a l’étranger la promotion de l’entrepreneuriat agricole orienté vers les marchés extérieurs . Pour ce faire nos défis actuels réside dans la recherche de la cohésion sociale de la justice sociale pour tous de l’égalité entre tous les burkinabés de la sanction et la réduction de la corruption de la punition des crimes économique de la décentralisation des pouvoirs et responsabilités budgétaire des collectivités territoriales de la répartition équitable du budget sur les 13 régions du pays du développements des régions a travers le développements agricoles de la promotion de l’éducation pour tous

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    • Le 5 mars à 10:06, par Nongma En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

      Mr. Kone, parlons un peu médécine : Si vous avez le palu, que faites-vous ? Vous avalez des médicaments pour tuer les germes de la maladie, n´est-ce pas ? Les terroristes et leurs complices sont semblables à des microbes qui attaquent le corps qu´est notre peuple. Vous voulez négocier avec ces gens là ? Si BC voulait s´éterniser au Pouvoir, croyez-vous vraiment qu´il avait l´intention de gouverner autrement que les 27 années passées ? BC a été mis au Pouvoir par ceux-là qui vous méprisent. Pour le reste de sa vie, il sera au service de ses amis et parents. Je ne vous connais pas, donc j´ignore si vous êtes riche ou pauvre. Mais une chose est sûre, vous allez mieux que le burkinabe moyen. Si non vous ne seriez pas dans ce forum. Mais sachez qu´il y a plein de gens au Burkina qui voudraient simplement se soigner, envoyer leurs enfants à l´école, mais dans le village, aucun bâtiment qui sert de salles de classe.
      Ces burkinabe ne peuvent pas participer à ce forum, car ils n´ont pas fait l´école. Et leurs enfants n´auront pas non plus le privilège qu´ont eu les internautes d´avoir été scolarisés.

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  • Le 4 mars à 16:43, par Le patriote "le vrai" En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    Merci Monsieur Melegué Traoré, vous êtes un grand homme visionnaire et panafricaniste avec une grande culture. Mes respects à vous. Pour la question du djihadisme peul, vous voyez que c’est toute l’Afrique qui pense que c’est seulement le peul qui est terroriste. Et ce n’est pas fortuit, Amadou Koufa a lancé solennellement le djihadisme peul en appelant tous les peuls d’où qu’ils viennent à créer des catibas djihadistes. Beaucoup de peuls de partout ont répondu présents. Le Docteur Diallo est un vrai mécréant qui cherche à provoquer un autre pogrome dans notre pays avec ses exigences d’arrêter et d’embastiller des kogwéogo qui ont proprement exécuté leur mission à Yirgou. Ils ont riposté à une attaque djihadiste peul et sans bavure. Je reste certain que même demain si le cas arrivait cela allait se répéter. L’armée a abattu 146 djihadistes au nord à Kain et autres, est-ce diffèrent de ce que les kogweogo ont fait ? Depuis lors cette partie du Burkina est tranquille.
    Monsieur Melegué Traoré, par rapport à votre analyse de la gouvernance Rock, vous avez été très juste. Je sais que vous ne vous réjouissez pas des malheurs de notre pays comme le font les Eddie et autres Achile Tapsoba qui est rentré dans les rangs grâce aux feuilles de Eddie. Monsieur Traoré, vous n’auriez pas dû accepter la présidence du CDP par des médiocres incapables d’une infime partie de votre vision du monde. Je soutiens votre candidature pour la présidentielle 2020 du CDP. Je reste certain que s’il y a un vote entre vous et Eddie, Eddie sera battu à plate couture.

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  • Le 4 mars à 17:04, par El_monstro En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    Voici un monsieur qui à l’analyse superficielle mérite du respect. Son CV semble assez étoffé. Personnellement si j’avais l’opportunité d’approcher ce monsieur la seule et unique question que j’aurais à lui poser : qu’est ce qui y a d’idéologie et de valeurs à défendre auprès d’un certain Blaise Compaoré et son CDP (ou MPP) et qui le maintient à cette famille 27ans durant et mieux jusqu’à nos jours ? Je peux facilement comprendre les Salia Sanou ; Baro Djenguinaba, l’idéologue des juges acquis (Badini et autres Juliette), le philosophe (pourquoi pas sofiste)Tapsoba, les affairiste Komboibo, etc. Mais de lui, je n’arrive toujours pas à répondre. Mais si, ce sont tous des intellectuels opportunistes sans envergure et qui nous brassent l’air tout temps.

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    • Le 5 mars à 18:35, par Le Vigilent En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

      Bien dit !!!
      Chacun s’aligne pour la ration alimentaire en méprisant le peuple dont le sort ne l’intéresse guere. On veut le retour de Blaise Compaore et/ou de son CDP au pouvoir pour pouvoir encore bénéficier des mal et tes ou cantines d’argent et continuer à narguer le peple.
      Nous on est fatigué avec ca !!!
      Et puis en quoi le RSP état utile à notre peuple. Quelle agression contre notre peuple a-il repoussée ? Si c’est parce que ses éléments étaient bien formés que Mêle gué regrette son dementellement, c’est vraiment triste pour lui car ce n’est pas un critère suffisant. En fait, que daient-ils de cette competence, sinon assassiner des burkinabe, jouer aux mercenaires de stabilisateurs des pays frères du Burkina. Qu’il rejoigne son concepteur pour continuer ses basses besognes pour son propre compte sans référence à l’état burkinabe comme il le faisait.

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  • Le 4 mars à 17:06, par Ka En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    Merci camarade M. Traoré : Nos intellectuels de bonne foi sont toujours assoiffé de vous entendre, surtout sur des sujets dont vous ne portez aucun masque avant de tirer votre part de la vérité qui rougit les yeux mais ne les casse pas. C’est pourquoi je dis toujours que vous êtes quelqu’un qui dégage beaucoup d’ondes positives et de bonnes vibrations. Respect et admiration même si nous n’avons pas le même point de vu ici sur le RSP ! Et honte a ceux dans votre parti qui patine, mais a besoin de vos conseils pour se relever, et qui vous négligent. Excellente critique fondée. Et je dis ici Bravo a Oumar L. Ouédraogo.

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  • Le 4 mars à 17:23, par Vision En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    Merci M. Le Président TRAORE pour tout ce franc parlé et cette belle définition de "GENOCIDE" J’espère que certains journalistes qui ont qualifié le drame de Yirgou de GENOCIDE apprendront , j’ai nommé ici M. Issaka LINGANI du journal "l’événement" !

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  • Le 4 mars à 17:27, par KABORE En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    Des propos vraiment riches et objectifs !! Voila ce dont le BURKINA a besoins dans ces moments difficiles !! Mais j’aimerais inviter le doyen MELEGUE a revoir son avis sur la fédérations des DOZO, KOGLEWEOGO,et autres en une entité !! L’idée n’est pas si mauvaise à mon avis, cela va réduire les risque d’affrontement entre ces groupes. Si l’appellation Fédération pose problème, il faut juste la changer...mais la nécessité d’une entente voire coordination entre ces groupes est plus que nécessaire à mon avis.

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  • Le 4 mars à 17:55, par Mechtilde Guirma En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    HUG !

    Son humilité, vous dites ? N’avez-vous pas vu qu’il vient de faire table rase du passé pour faire l’apologie du CDP et battre sa campagne ? Pourquoi pendant tout le règne de Blaise, il est resté tranquille dans son coin ? Ce qu’il dit de Kadré Désiré c’est vrai, mais ils se connaissent entre eux et c’est leur problème.

    Ensuite, après avoir caressé dans le sens du poil Rock Kaboré, on sent que derrière son dos il tient un poignard avec l’espoir de rallier son MPP à sa cause (si élection il y a) en 2020. Mais tout cela, parce qu’ils se connaissent eux les ODP/MTistes ou ODM/PTiste pour emprunter à l’Observateur Paalga, je voulais dire eux les CDPistes ! Tous les deux, lui et Kadré en leur temps, Sankara leur dieu les aurait traités de Caméléons équilibristes tout comme Salif Diallo au temps de Blaise mais qui a eu au moins la merveilleuse idée d’embarquer avec lui des inconditionnels patents après son expulsion. Alors que Touré Adama et Arba Diallo se sont assumés jusqu’aux holocaustes suprêmes !!!.

    Au fait, Excellence Traoré Mélégué, Quand rejoindrez-vous enfin le Statut des Chefs coutumiers et traditionnels ?

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  • Le 4 mars à 18:19, par sie ouattara En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    Vous n’aviez pas ete aussi un exemple lors de votre passage a l’Assemblee Nationale ou vos caisses etaient pratiquement vide avant les fins d’annees . je ne vais pas rentrer dans les details. Qu’aviez vous fait pour combattre la corruption don’t vous etes les peres fondadeurs. A travers votre gestion, la politique a pris le pas sur toutes les autres activites. Je ne crois pas que vous etes une personne de conviction pour critiquer de nos jours. Je ne vous ai jamais entendu ou donner un point de vue apres votre debarquement sous l’ancien regime. Je respecte vos points de vue mais vous n’etes pas la personne la mieux indiquer . Au moins le pays jouit d’une liberte d’expression qui vous permet donner vos reflexions et critiquer le systeme. J’ai une amere experience de votre passage aux Enseignments Superieures ou vous aviez foutu la merde et creer le clientelisme a l’Universite de Ouaga.

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  • Le 4 mars à 19:44, par Mafoi En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    Mes respects à Mr Traoré Mélégué qui est un vrai intellectuel.En tout cas sur les différents points abordés,que ça soit sur la notion du travail,sur le franc cfa,sur le terrorisme,sur le drame de yirgou etc....,je suis en phase avec lui sauf bien sûr son appréciation sur ces crapules du rsp.En effet Mr Traoré Mélégué a déjà oublié que l’homme qui avait enfanté ces monstres pour ses seuls intérêts et qu’il magnifie par ailleurs à savoir ce félon apatride bilaise kouassi né compaoré lorsqu’il aborde la cuisine interne de ce conglomérat de punaises (cdp),avait eu à fuir la capitale pour se réfugier dans son village en se cachant dans une ambulance lors de la mutinerie de 2011 de ces mêmes monstres.Donc à redemander,je serai encore à 1000% pour la dissolution de ces miliciens du rsp

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  • Le 4 mars à 19:52, par Negblanc En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    Evidemment çà ne manque pas d’air ce mr Traoré ! Vous trouvez les jeunes fainéants, le rsp c’était une erreur, vous êtes vous tellement bien que le cdp a mené ce pays là où il s’est retrouvé en 2015. Dites, dans votre bureau de consulting, combien d’emplois aviez-vous crées pour les jeunes ? Le cdp et le mpp c’est les deux faces d’une même médaille, donc aller nous raconter des histoires pour nous mener en bateau ne fera qu’enfoncer ce pays. Avant le cdp, la corruption au Burkina était minime avec le cdp, on a atteint des sommets. Vous faites partie des régimes qui ont coulé les entrepreneurs honnêtes au profit de corrompus. La preuve vous êtes retraité mais continuer à occuper des emplois que des jeunes pourraient faire , mais eux n’ont pas les entrées qu’il faut pour cela... bref ! Bien parler c’est bon, mais il faut que çà ait du sens et surtout il faut pas oublié d’où on vient et ce qu’on a été pour être une bonne référence pour les jeunes fainéants...

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  • Le 4 mars à 20:01, par Adjara En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    Le Burkinabe est paresseux, dites-vous ?
    Erreur mon grand de la Maison Rose !
    Combien d’emplois créez-vous par an, vous qui avez eu la chance de travailler avec les grands moyens de l’Etat, après que l’Etat ait payé vos études chèrement ?
    Vous avez transformé les bourses d’étudiants en prêts FONER mal distribués.
    A propos, l’état de désordre qui règne dans votre bureau me convainc que vous n’êtes pas un bosseur encore moins un créateur d’emploi.
    Au soir de votre vie, que vais-je retenir de votre contribution au succès de la jeune génération après vous ? La "malcause" et la "malbouffe" !

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  • Le 4 mars à 20:20, par Kleptocratos En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    "Voyez le débat actuel sur le franc CFA. Je ne suis pas économiste, ce n’est pas mon domaine, mais pour le peu que je connais, la question n’est pas fondamentalement le fait que les Etats déposent 50% de leurs réserves au Trésor français… Ce n’est pas cela qui fait notre pauvreté. Même si on rapatriait toutes nos réserves ici, cela ne transformerait pas radicalement la situation du Burkina. "
    C’est vrai. On connait des grands de ce pays qui ont vole des milliards aux institutions qu’ ils ont eu a diriger. Le cfa n’est pas notre seul probleme.

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  • Le 4 mars à 21:16, par RV En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    Diagnostic connu : le burkinabé n’est plus travailleur, le pays est corrompu, ....!
    À qui la faute ? À vous !
    Votre virus est la corruption.
    Votre slogan CDP et MPP est : Pourquoi travailler quand on peut dormir et se réveiller riche !
    Les chinois disent que la réussite d’une génération se mesure à l’aune de la réussite de la génération suivante.
    Votre génération politique a hérité d’un pays indépendant, unis, travailleur, intègre et en Paix !
    Vous nous léguer un pays dépendant, déchiré, paresseux, corrompu et en guerre !
    La solution : Reposez-vous tous !
    Merci de prendre votre retraite intellectuelle SVP !
    À un certain âge, la Parole est d’or !
    Pardon !

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  • Le 5 mars à 03:03, par Tilade sina En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    Ce Monsieur je l’ ai tjrs respecté. Vraiment franc dans ses dires. Mais je voudrais simplement demander aux gens d’utiliser Le nom de Blaise avec modération car n’etant Plus burkinabé est ce qu’il peut être toujours président du parti de façon implicite. À moins que ce qu’on dit sur les médias sociaux ne soit pas vrai si Blaise est devenu ivoirien réellement les gens du CDP doivent avoir le courage de le laisser tomber. Bon c’est la politique donc si le CDP passe en 2020 Blaise exhibe la nationalité burkinabé et il revient te anquillement au Burkina. Si le CDP ne passe pas au revoir au Burkina pour le reste de sa vie. Sacre CDP donc c’ un ivoirien qui vous téléguide

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  • Le 5 mars à 06:28, par EBENEZER En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    On ne pouvait conserver une garde prètorienne dont les trophèes sont le sang de burkinabé innocents.
    Je partage cependant certains points de vue de Mèlèguè Traorè.

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  • Le 5 mars à 07:31, par Mechtilde Guirma En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    En tout cas, il n’y a rien de comparable ou de commun entre les uns et les autres. Les Dozos, ce sont des confréries de chasseurs avec une culture millénaire. Ils existaient bien avant Soundiata Kéïta. Tous les Dozos se soumettent à un serment depuis l’adolescence. Les Dozos, c’est une culture qui est propre au monde mandingue ; parce que même à l’Ouest du Burkina, ils n’existent pas partout. C’est vraiment propre au monde mandingue de la Boucle du Niger .

    Je voudrai me permettre de donner un avis sur ces déclarations de son Excellence Mélégué.

    Dans le système moagha, nous avons l’ordre des tansobindamba qui est, il est vrai, une royauté de chefs guériers. Mais en cas de guerre, ce sont les bras forts de la société (parfois y compris les rois eux-mêmes qui se mobilisent autour du Tansoba. Cependant ces cas sont des situations d’exception. D’autant plus qu’il n’y a pas à proprement parlé d’armées régulières dans les sociétés traditionnelles. La formation à l’usage des armes se faisait dans les camps d’initiation (kiogo chez les Mossé). Y compris l’art de la lutte. Cela permettait aux jeunes, chaque année à la fête des ancêtres des rois d’y inclure tous ces arts martiaux dans les programmes de la fête. Mieux en temps ordinaire, ces guerriers deviennent des chasseurs pour subvenir à leur besoin et à celui de leur famille. Ils avaient des règles strictes bien précises pour la chasse. Comme par exemple ne jamais abattre une femelle ou tuer des bébés animaux. Ne pas non plus prélever plus que le strict nécessaire pour les besoins (car dans les confréries la seule crainte des ancêtres suffisait). S’il y avait des délinquants étrangers, hors zones qui se risquaient dans les terroirs d’autrui pour massacrer la faune ou abattaient des arbres sans permission du roi, alors ces chasseurs guerriers protégeaient leur zones, et savaient aussi solliciter la collaboration avec les voisins frontaliers : d’où leur organisation en confréries du nom de kogelwéogho. Donc ce nom kogelwéogho n’est rien d’autre qu’un générique de chasseur ou de guerriers chez les Mossé.

    Nous ne devons pas oublier que la plupart des peuples de l’Afrique de l’Ouest (et qui sait du Niger-Congo), notamment Mossé, sont des descendants du roi Tohazié de l’Antique Ghana ou Rhana. Tohazié dirigeait une armée de guerriers. Son nom en moré (selon Albert Salfo Balima) signifiait « Taonsa Zinga ». Ce qui veut dire : « le chasseur rouge ».

    Taonsa et tansoba ont même racine dont les radicaux sont : ta(o)n et tan. En effet tous les deux mots évoquent celui qui porte l’arc et le carquois des flèches ou tanmpo. Ce mot kogelwéogho, qui désigne le chasseur ou l’archer en temps de paix et qui avait été depuis l’indépendance rangé dans les oubliettes, a été remis à l’ordre et au goût du jour par le Docteur Joseph Youssouf Conombo, lorsqu’il a lancé pour la première fois, la lutte contre la désertification causée par la divagation des animaux et la coupe anarchique des arbres. Je me rappelle encore de son discours à l’époque lorsqu’il a déclaré que le véritable ennemi de la Haute-Volta était ces deux maux. N’oublions pas qu’en 1973, les pays du Sahel avaient alors connu une famine jamais égalée depuis celle de 1948.

    Alors ne soyez pas étonné, Excellence, si vous avez vu des Dozos Mossé ou peulhs, c’est parce qu’ils s’y sont identifiés dans leur culture de Tansobondo. Cela s’appelle aussi de l’inculturation qui est une philosophie de dialogue interculturel en instaurant un ciment politique très fort par la pratique de la parenté à plaisanterie.

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  • Le 5 mars à 07:57, par wendlassida En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    TOUJOURS UN GRAND PLAISIR DE LIRE CE GRAND HOMME.
    UN GRAND INTELLECTUEL

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  • Le 5 mars à 08:01, par Ninipoukre En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    Le rsp une référence ? Blaise, un référent ? Dans le domaine de l’accaparement des biens pubics, de l’embrigadement, des politiques autoritaires jusqu’aux éliminations physiques, oui. Si ce monsieur Traoré Melegué remplit aujourd’hui les conditions pour se présenter à la magistrature suprême du Burkina, alors c’est pas demain le redressement moral, politique et économique du Faso.

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  • Le 5 mars à 08:19, par QUELQUEKANKOUNKA En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    VOILA UN MONSIEUR QUI VEUT NOUS RAMENER AU TEMPS DE LA PREHISTOIRE.REPOSEZ VOUS ET LAISSER NOUS TRANQUILLE.

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  • Le 5 mars à 08:33, par QUELQUEKANKOUNKA En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    VOUS AVEZ VOTER DES LOIS SUR LE DÉPART A LA RETRAITE. VOS COLLÈGUES SONT PARTIS ET VOUS VOUS ENTÊTEZ A RESTER POUR BIEN BOUFFER LA NAAM.
    CONTINUEZ A CROIRE QUE LA POLITIQUE C’EST LA LONAB OU LUDIC LYDIA

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  • Le 5 mars à 08:47, par bassou En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    Un RSP armée dans une armée ;
    hors de contrôle du CEMGA ;
    une armee où la psychose hante les burkinabe
    et un regroupement de militaires (RSP), bien formés, mais qui fait quoi exactement.
    J’étais petit et fier d’entendre parler des commando de Po et des militaires du BIA et de bien d’autres.
    Quitter dans ça Maurice. vous avez ete un bon député peut-être, mais pour les questions militaires, vous n’avez pas la compétence, sauf a être nostalgique d’un groupe de militaires qui a sécurisé ton mentor.

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  • Le 5 mars à 09:45, par ragnague En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    @ RV très belle analyse de votre part. J’ai pitié pour cet intellectuel qui s’est mis pendant près de trois décennies au service d’une famille mafieuse (Blaise COMPAORE). @El_monstro, il n’ y a pas d’idéologie à défendre, Mélégué n’avait pas le choix, on a fait miroiter le pouvoir devant ses yeux (Président de l’Assemblée nationale, c’est à deux doigts de la présidence, en cas de vacation du poste) pour mieux l’embrigader. Mais je le comprends, il n’avait plus le choix à un moment donné, car c’était suivre ou périr. Blaise et son CDP avaient mis en place une stratégie qui consistait à utiliser les intellectuels comme ils voulaient. Ils vous invitent d’abord à la soupe avec des avantages énormes, les honneurs qu’il vous faut. Au début vous êtes réligieusement écouté, vos conseils et vos idées très suivis. Mais attention, dès que vous ètes nommé à un poste, vous ètes non seulement filé (justement par le RSP), mais on s’arrange pour vous impliquer dans un dossier de crime économique ou de sang afin de vous maintenir dans leur cercle. Le jour que vous voulez vous opposer à une de leurs idées même anti-démocratique, on vous sort un petit dossier vous concernant et vous restez tranquille. A un moment donné vous n’êtes plus libre de vos opinions et vous être obligé de suivre comme un mouton. Revenant à la dissolution du RSP, et c’est le cheveu qui est tombé net dans ce interview pour tout gâter, que le Dr Mélégué TRAORE aille parler des prouesses du RSP, de l’adjudant Yacinth KAFANDO avec son ami Cédépiste Frédéric KORSAGA. Certes il y avait des soldats et des officiers bien formés et responsables au RSP, mais n’empêche que le RSP soit une milice indisciplinée au service d’une famille. Dr Mélégué, pouvez-vous non dire combien de familles Blaise COMPAORE et son CDP/RSP a endeuillé au Burkina Faso en 27 ans de règne ? Si c’est à refaire, nous allons dissoudre mille fois le RSP, point barre ! Nous allons vaincre le terrorisme sans le RSP !

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  • Le 5 mars à 09:48, par Un Burkinabê En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    Mélégué n’est point une référence pour moi. Au contraire il a contribué à ce que le Burkina actuel est. Je me rappelle que ma bourse a été coupée sous son règne pendant que j’étais déjà en 2-3 année. Lorsqu’il a décidé des 5 années bourse beaucoup d’entre nous avions pensé que cette décision ne serait pas retro-actif et s’appliquerait aux nouveaux étudiants mais erreur. Avec le recul je pense que cette décision n’est pas bénéfique pour notre système éducatif. La bourse au supérieur est l’équivalent de la cantine scolaire au primaire. Je lance un appel au Ministre de l’Enseignement Supérieur pour qu’on rétablisse la bourse estudiantine comme elle était avant l’ère Mélégué c’est à dire 37.500fcfa par mois pour tout nouveau étudiant. On peut utiliser le FC qui vient d’être supprimé pour financer ces bourses.

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  • Le 5 mars à 09:57, par BANGOSS En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    C’est une erreur la dissolution du RSP ;Mr TRAORE ,quelle honte.Avant RSP vous avez dissout l’ETIR (Escadron de Transport et d’Intervention Rapide) à Kamboinsin ou le BIA (Bataillon d’Intervention Aéroportée) à Koudougou le Centre d’entrainement commando à Po qui ont été supprimés. Personne n’a bronché parce que c’était vous et ça vous arrangeait car vous avez tous les droits(vous c’est LE FP,ODP/MT,CDP). C’est sûr qu’il y a en eu d’autres avant. Personne n’en a fait un problème. Pourquoi tant de polémique sur la suppression du RSP ? Votre RSP s’est illustré par des assassinats tout azimut (Norbert ZONGO,David OUEDRAOGO,Oumarou Clémént OUEDRAOGO,Guillome SESSOUMA,DABO Boukary etc etc)
    Ensuite en 2011,la fuite du président à Ziniaré chez lui,Un corps qui se croit tout permis .Les populations avaient marre de leurs actes.Pire le coup d’état du 16 septembre 2015 ;Dites moi Mr TRAORE quels actes ce RSP a t il posé pour sauver le pays ?Moi je ne vois pas.A par le différentes tueries que vous avez cautionnées avec votre mentor Blaise.
    Quelque part vous dites que Blaise est bon comment quelqu’un qui assassine son meilleur ami,plus que frère,refuse de l’enterrer,envoie sa famille en exil ,comment ce type peut être bon ?Pour d’autres aspects vous avez bien développé mais sur ça vous avez passez à coté.

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  • Le 5 mars à 10:20, par Un Burkinabê En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    Je ne suis pas d’accord avec les ronds points anarchiques de la Police. Dans le code de la route (qui est international) on ne met ni ne verra jamais un rond point à un feux tricolore. C’est déjà de l’indiscipline et de l’insécurité que de placer un rond point à un feux tricolore. Il faut d’ailleurs évacuer tous ces ronds-points pour rendre la circulation aux normes internationales.

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  • Le 5 mars à 10:51, par @@gog En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    S’agissant du RSP ,je ne suis pas d’accord avec l’ex ministre de l’Enseignement supérieur .C’est peut-être parce que un de ses fils ou parents n’a pas été trucidé par le RSP qu’il qualifie sa dissolution d’erreur.Avec le RSP, chaque président serait sous son dictat et connaitrait des difficultés pour être lui-même et pouvoir gouverner.Actuellement l’armée est républicaine et nous nous en réjouissons . Je suis d’ailleurs étonné qu’il soit toujours au CDP avec tout ce qu’il a connu comme traitement aux cotés de son mentor Blaise. Quelqu’un qui s’est renié en changeant de nationalité pour échapper à la justice de pays ,comment lui il peut toujours le prendre en exemple ou comme référence ?

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  • Le 5 mars à 11:06, par Alexio En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    Pas un secrte de polichinelle que l ancien president de l Assemblee Nationale etait un maillon de la chaine des systemes politiques elabores depuis la premiere republique, jusqu a nos jours.

    Mais dire a un peuple dont les ancetres ont connu les travaux forces eriges systematiquement pour son asservissement par l ancien colonialiste francais ne dpoit pas etre oublier. Le voltaique a ete bosseur le plus exporte chez ses voisins pour l agenda econmique de l escroc de tous les temps la France.

    La Cote d Ivoire est un exemple patent. Si aujourdhui les jeunes paralyses dont l avenir est dans l impasse votre generation en est responsable.

    - La crise du sysmtem educatif, la sante, proffessionnelle( la valorisation des metiers a l ecole, la maintrise du planning familliale. Etc.

    C est le deroulement des mefaits histoirisques qu on est antrain de subir de generation en generation. La France la graine de sable dans nos bottes, depuis la nuit des temps.

    Le RSP n avait pas d aval du peuple apres qu il s etait retourner contre lui en garde pretorienne par ses crimes de sang pour sauvergarder le pouvoir d un seul individu, sa famille et ses amis.

    Dont vous etiez un beneficiaire sous le drapeau CDP. Il etait une armee dans une armee.

    Montrez moi un pays francophone emerge. C est un reve irrealistique. Tant que toute l economie est dominee par lancien colon que payons un ipmot coilonial jus qu a present. Soit par l arimage du CFA, ou soit par nos matieres premieres confisquees par des metodes maffieuses animees par ces valets locaux.

    En fait des traitres de l Afrique. Comme ADO de la Cote D Ivoire,

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  • Le 5 mars à 11:52, par Juste En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    Monsieur Mélégué, je ne suis pas d’accord que c’est maintenant que vous découvrez subitement que le Burkinabê n’est pas travailleur. Vous avez été aux affaires pendant plus de 30 ans ; quelle valeur avez vous inculquée à la jeunesse pendant vos temps de gloire ? Les jeunes qui sont nés sous votre règne sont ceux qui occupent aujourd’hui la majorité des postes à la fonction publique ou ailleurs et malheureusement c’est en ce moment précis que la corruption, la gabegie, la courte échelle, le clientélisme... ont atteint des sommets. Conclusion, vous avez failli ; votre lucidité est temporelle alors qu’elle devait être permanente pour ce que vous prétendez être. Vous êtes tous des caïmans d’une même marre (vous et ceux qui nous dirigent aujourd’hui), vous avez plongé le pays dans la situation où il se trouve donc, pour nous autres qui avons connu la révolution, vous n’ êtes pas un modèle ; vous êtes juste un opportuniste et on vous voit venir puisqu’en bon stratège vous êtes convaincu que le navire CDP coulera bientôt donc il faut s’accrocher à autre chose.

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  • Le 5 mars à 11:54, par ciceron IIeme du nom sur cette toile En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    Mes respects Excellence. Je salue votre avis sur les différentes qusetions abordees. Mais je ne partage pas votre vue sur :
    1) que les Burkinabè ne travaillent pas ou peu. Vous vivez sans doute dans un autre Burkina.
    Je trouve que vous insulter les Burkinabè notamment la jeunesse que d’ailleurs vous avez contribue a desorientee et desoeuvre par vos options politiques hasardeuses commanditees de l’exterieur et les mauvais comportements qui, malheureusement resrent les seuls reperes pour celle-ci.
    Vous oubliez que vos discours demagogiques de ploticiens ont instruit les populations y compris la jeunesse a tout attendre de l’Etat.!
    Vous oubliez que vous avez opte de doter notre peuple d’un systeme educatif aux antipodes de ses aspirations reelles.! Est-il concevable qu’un pays Agricole a pres de 80% n’ai pas une ecole dans ce domaine autres que celles qui ne sont la que pour recruter des FONCTIONNAIRES ? Bref...
    Vous auriez du mettre le curseur sur le POURQUOI les Burkinabè ne travaillent pas, ne peuvent pas travailler ou le font peu, au lieu de les taxer de feneants et simples profiteurs de l’Etat.
    Excellence, vous serez plus utiles en vous retirant de la scene publique car vous ignorez que la jeunesse a dans ses rangs des gens valeureux et suffisamment courageux pour insufler un sang nouveau dans les veines de notre nation pour son decollage politique, economique et pour le Progrès social.
    2) la dissolution du RSP est une erreur, dites-vous ? Je ne suis pas d’avis qu’on le laissa e place. Excellence oublie que son redoute RSP s’est fait hara-kiri -ironisons un peu- après s’etre avise du tort qu’il a inflige a "son enemi 1er" (la veuve et l’orphelin burkinabe). Dieu ait nos ames. ...
    Je vais m’arreter la tout retenant que tant que la vieille classe ne va pas faire confiance en la jeunesse, le combat va etre apre mais pas vain. Je ne suis plus jeune mais j’ai profondement confiance en la jeunesse burkinabe et par dela celle de l’Afrique et du monde qui se battent pour l’avenement d’un monde nouveau avec l’HOMME comme centre d’interet.
    Je me tais sur votre analyse concernant le CDP et consors.
    Aimablement ciceron IIEME

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  • Le 5 mars à 12:07, par BANGOSS En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    J’ai oublié un aspect Mr TRAORE.Sous votre règne (CDP) qu’est ce que vous n’avez pas commis comme merde ?Vous avez transformé les bourses d’étudiants en prêts FONER mal distribués.Les bourses étrangères distribuées à des non méritants et laisser les meilleurs.Pour finir vous avez décidé d’invalider l’année universitaire 1999/2000 et créer ce qu’est l’UO aujourd’hui puisque les années se chevauchent .La corruption a galopé à telle enseigne que rien ne se fait.Vous avez gangréné l’administration et tous les corps de métier ce qui fait aujourd’hui qu’on ne peut pas s’en sortir facilement
    A propos, Al fin de votre régime la mal cause est devenu le pain quotidien de certains de vos camarades.Rappelez vous ce que vous avez dit lors des élections législatives 2007,je cite : "tant qu’il y aura des pauvres au Burkina le CDP va toujours gagner les élections". Et vous avez si bien entretenu la pauvreté pour continuer de gagner.L’insurrection est venu vous surprendre et vous ne supportez pas être du coté des dirigés et vous clamez à tout vent comme si votre gouvernance était vertueuse.Vous avez tellement fait d’orphelins et de veuves qu’aucun régime n’en a fait.Cela est bien triste

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  • Le 5 mars à 12:29, par BOUKOLOU En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    Moi j’ai honte la Nationale N°13 Sabou frontière du Ghana toujours sans bitume y à quoi ? ou bien cette population ne fait parti du Burkina
    nous attendons toujours . Elle est impraticable

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  • Le 5 mars à 13:06, par wilibali En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    Que Mr TRAORE Mélégué nous dise une et une seule bonne chose à l’actif du tristement célèbre RSP et qui puisse nous pousser à regretter leur dissolution !

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  • Le 5 mars à 14:31, par Un Burkinabê En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    Des 5 prétendants du CDP à la candidature aux Présidentielles je ne vois auqu’un capable de faire le changement. Vous êtes tous dépassés (trop vieux pour nous diriger. Vous voyez comment la jeunesse Algérienne manifeste ces 2 jours ?) ou pas suffisamment honnêtes (à l’image des businessmen). J’oubliais de vous informer que le CDP sera dissout au verdict du push neutralisé du CND car un parti pushiste. Aussi je ne vois pas ce que le CDP pourra faire de mieux que ce que le nouveau ivoirien n’a pu faire en 27 ans. Aussi comment pouvons nous accepter que notre pays soit dirigé à partir de la Côte d’Ivoire ?

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  • Le 5 mars à 15:43, par Bigbalè En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    Avec tout le respect que l’on doit aux aînés comme Mélégué Traoré, je voudrais lui dire que s’il pense que le RSP a été très utile pour le Burkina, il n’est pas certain que cette idée soit partagée par les victimes et les parents des victimes de ce corps d’armée ! Oui, les faits sont là têtus : ils ont ténorisé et tué des citoyens Burkinabè, se sont mêlés outrageusement de la politique tant et si bien que leur ancien patron Diendéré affirme aujourd’hui que ce sont les hommes du RSP qui ont pris l’initiative du coup d’Etat et pas lui. Des unités de l’armée ont été supprimées dans ce pays sans qu’elles n’aient commis autant d’actes répréhensibles. De toute façon, si le CDP revenait au pouvoir par des élections, personne ne leur interdira de remettre le RSP en place puisqu’ils ont été élus ! Mr Mélégué est une notabilité politique et coutumière et je pense ne doit pas perdre le capital d’estime que certains Burkinabè ont pour lui ! Je considère que le passage relatif au RSP dans son interview est le plus catastrophique de toute sa carrière politique ! Mais ceci n’est que l’opinion d’un simple citoyen !! Bon courage au Papy Mélégué !

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  • Le 5 mars à 15:54, par bely de germany. En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    Vous avez l’age de mon pere.
    Mais comme tu aimais dancer le balafon, il suffisait qu’un militaire du RSP indiscipliné vienne tirer une balle dans le pied et tu ne pourras plus dancer. Simplement parce que sa copine à l’UO n’a pas eu la bourse. Et comme au temps de votre système, on fera les enquêtes en vain.
    Et tu comprendras !!
    J’étais de passage !!!

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  • Le 5 mars à 16:12, par TOU Ouadjanga En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    Que ce vieillard M. Traoré nous laisse tranquille. Qui’il nous dise ce qu’il a pu apporter à notre pays, à notre jeunesse. Je vous assure que ce que je retiens de ce M. c’est quand il venait avec l’éliscoptère de l’armée et qu’on allait admirer. Je suis de sa région je ne retiens rien de bon de ce Monsieur. j’ai été étonné de le voir parler sur le réseau social. Es-ce qu’il s’est réellement posé la question à savoir ce qu’il a pu faire dans son passé. Ça commence à m’enervé, c’est bon .....« »

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  • Le 5 mars à 17:25, par Lepro En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    Cher interanutes,
    "BANGOSS" et "Le juste" dépeignent le vrai portrait de celui qui est désormais décrit par la majorité des intervenants comme "sage".
    Ce "Chef Maurice" (chef scout) mériterait de passer à la barre d’un TPJ ( Tribunal Populaire pour la Jeunesse)
    Il n’est jamais tard pour se dédire, se corriger, contribuer honnêtement (enfin) au devenir de la jeunesse.
    Croyons le sur parole, s’il a changé qu’il prêche auprès de ses complices d’hier, pour rattraper leurs "crimes".

    La patrie ou la mort nous vaincrons !
    Lepro(toujours vigilant)

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  • Le 5 mars à 17:52, par Sidpassata-Veritas En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    Monsieur Maurice Mélégué TRAORE peut avoir de bonnes idées peut-être, mais il est de la génération de ceux qui doivent prendre leur retraite politique et rester réellement et efficacement en retrait comme sait le faire l’ancien président Ghanéen Rawlinks.
    Mr Mélégué ne peut que regretter la suppression du RSP, précisément parce que le contexte de sa carrière politique ne lui laisse pas la lucidité de se rendre compte par lui-même que le RSP lui-même était une erreur. Ce régiment a refusé d’être déménagé loin de la présidence du Faso ; il avait pris, plusieurs fois, le conseil de ministre en otage ; il n’obéissait pas au CEMGA et il a poussé le bouchon jusqu’à sa grande forfaiture du coup d’état le plus idiot. Par contre, on a jamais entendu dire, même sous le règne de Blaise, que le RSP a déjoué un attentat ou a combattu des terroriste.

    Ne pas supprimer un tel régiment aurait été une grave erreur, même si les parrains du défunt RSP refusent de le reconnaitre !

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  • Le 5 mars à 17:55, par Danton En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    Mais le vieux, vous -mêmes vous n’avez pas été correct quand vous étiez à la tête de l’association des scouts de Haute-Volta avec les Donatien Sanou et Tanga Marc Ouédraogo (paix à leurs âmes), vous n’avez fait que détourner l’argent qui venait de l’extérieur pour la réalisation de projets au nom des scouts. La voie que les Jean-Baptiste Somé et autres avaient tracé pour la jeunesse de ce pays, vous êtes venus tout mélanger et foutre le bordel avec votre égo sur-dimensionné. Vous vous posez aujourd’hui en donneur de lecons mais vous n’êtes pas un exemple. Danton.

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  • Le 5 mars à 22:27, par Sidsomde En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    M. Melegue votre seule note que je trouve mal dite est celui sur le RSP. D’accord il faut une unité d’élite mais pas ce RSP la
    .Vous étés un grand Homme pour le Burkina mais hélas le système Blaise a gaspillé vos qualités. Que Rock nous fasse profiter de ce qui reste en vous !

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    • Le 6 mars à 11:52, par ciceron IIeme du nom sur cette toile En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

      Mon frere Sidsomde. Ne te laisses pas duper. Melegue et Cie, c’est de l’archaique, du perime. Je ne saurai gre (même ) a la jeunesse burkinabe de se laisser embrouiller par cette espece (fort heureusement en extinction ) d’intellectuels achetes avec la même devise qu’on acquiert son poisson. Ils ont fait la preuve de leurs incompetences a faire avancer le BF. J’aurait admis qu’il reste sur la question du CDP et reconnaitre utilement devant le journaliste que LUI MELEGUE est disqualifie pour opiner (aujourd’hui ) sur le travail des Burkinabe et singulierement celui de la jeunesse. De son temps et ses connaissances, qu’est-ce qu’il a fait pour l’epanouissement de la jeunesse sinon la plomber et ce faisant mis le pays a genoux ?
      Merci, Melegue, de ne pas en rajouter a notre douleur.
      A defaut, il va nous obliger a nous rappeler ses mefaits dans le mauvais sens. Or je suis de ceux qui veulent avancer avec la jeunesse sur la base de notre histoire commune comme source d’enseignements et non pas pour quelque morbide appetence.
      Aimablement ciceron IIEME .

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  • Le 6 mars à 09:09, par Nomwendé En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    M. Mélégué, candidat en 2020 ! Catastrophe. Il n’a pas été un exemple durant son passage à l’Assemblée comme Président de l’AN. Et parlant de la jeunesse, je ne suis pas d’avis avec lui par ce que la majorités des jeunes se battent pour leur survis. Seulement il manque à certains l’accompagnement financier.

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  • Le 6 mars à 10:36, par Le Visionnaire En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    "L’inverse serait probablement vrai si des Dozos voulaient s’implanter ici sur le Plateau moaga".

    Très cher ainé ou Papa Mélégué, ce ceci est juste pour vous rappeler que le territoire moaga dont vous faites allusion, est en réalié un territoire Samo. Merci de ne pas oublié l’histoire.

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  • Le 6 mars à 15:47, par Alpha En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    Belle interview. Beaucoup de sagesse et de lucidité. J’ai toujours apprécié Mélégué pour sa sagesse, sa maturité , sa capacité de donner sa position sans partie pris, sans passion avec beaucoup de clairvoyance.Grand intellectuel, grand politique, il fait parti de ceux que j apprécie le plus sur notre scène politique. Salu vieux sage, continu de nous enseigner ta tempérance, ton savoir, ta sagesse ! Beaucoup de santé ; longue vie !

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  • Le 6 mars à 17:43, par LE REVEUR PATIENT En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    Mon cher Président, tout mon respect. c’est avec une patience et une fierté immense que j’ai lu vos propos et je les ai même lus deux fois pour bien m’assurer que j’ai bien compris. C’est fort de de cela que je viens ici donner mon appréciation sur deux points que vous avez abordés qui me semblent très important et vitaux :
    1- La question de la dissolution du RSP. De mon point de vue, le RSP est à la base même de sa dissolution car ; même si politiquement le RSP semblait être une structure régalienne de par sa création, fort est de reconnaitre qu’elle n’en était pas une de par son comportement et sa mise hors du commandement du chef d’état major des armées de notre Pays. cela n’était un secret pour personne. Déjà le RSP constituait un vrai danger pour nos populations dès lors que son chef suprême a déserté le bateau qui tanguait. Cela a continué avec le refus de quitter KOSSYAM ; Une armée n’habite pas une présidence mais dans les camps militaires. Peur du RSP, non. Craindr eoui car tout avait été fait de telle sorte que toutes les armes étaient entre leur main et le reste confisqué à YIMDI. Ça aussi nous le savions pertinemment. Donc à ce sujet, mon point de vue diverge d’avec le vôtre et c’est aussi ça la beauté de notre Pays : le débat des idées
    2-Concernant le Franc CFA (le Franc de Colonies Françaises d’Afrique). mon cher président, je suis parfaitement d’accord avec vous sur le plan du travail à renforcer pour renforcer NOTRE ÉCONOMIE NATIONALE ET AFRICAINE. Je suis d’accord avec vous que une économie forte passera par le travail et par notre capacité à lutter contre les tares que sont l’incivisme, la paresse et l’esprit geignard et pleurnichard. Je suis aussi d’accord avec vous qu’il faut absolument lutter et sévir contre la corruption notamment très forte au BURKINA FASO, ce qui plombe absolument notre économie. Tout cela constitue ce que j’appelle le PREMIER FRONT DE LUTTE ; Le deuxième front de lutte reste pour moi la lutte pour la suppression pure et simple du Franc des Colonies Françaises d’Afrique (Franc CFA) créé et maintenu par le sang par la France coloniale et néocoloniale. Monsieur le Président, dites moi comment un Pays, une région ou un continent peut avoir une économie solide et prospère si c’est un autre pays qui gère sa monnaie, décide de la valeur de la monnaie, garde la valeur qui soutient cette monnaie par devers lui, fabrique les billets qui lui conviennent etc.. Si cela n’est pas aussi important que cela pourquoi la France menace tous les Pays qui osent parler de la suppression de cette monnaie ? je suis sûr que vous en savez plus que moi. vous savez mieux que moi touts les présidents qui ont été assassinés par la France par le fait simple de la tendance à l’autonomisation de cette monnaie et à son internationalisation ; doivent continuer en vous citant les faits de la France en Afrique y compris dans votre propre Pays ? Je termine en disant, NOUS BATTRE POUR RENDRE NOTRE ÉCONOMIE PLUS FORTE PAR LE TRAVAIL ET LA RIGUEUR DANS LA GESTION, MAIS AUSSI LA LUTTE POUR LA SUPPRESSION PURE ET SIMPLE DU FRANC CFA SOUS SA FORME ACTUELLE DE DOMINATION FRANÇAISE. ET COMME VOUS L’AVEZ SI BIEN EXPLIQUE, POUR QUOI LA FRANCE ACCEPTERA DE SE SÉPARER DES PERSONNES QU’ELLE EXPLOITE POUR SA SURVIE, ? POURQUOI LA FRANCE DEVRA-T-ELLE NOUS AIMER. LE COMBAT DANS LES DEUX FRONTS SONT UTILES MONSIEUR LE PRESIDENT ;

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  • Le 6 mars à 20:49, par Zampou Christophe En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    Les gens parlent de la gestion de melegue si comme meme il avait vole des milliards. Laisser le ebn paix. Ce gars la a vole et puis l est dechard en train de courir de consultaion en consultation ? Apa ! Vous zaussi.

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  • Le 7 mars à 21:05, par Sogossira K. En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    j’apprécie la qualité intellectuelle de Mélégué mais fallait-il conserver ie RSP en dehors de l’armée tel qu’il était ? Est-ce les accords tacites entre le régime Compaoré et le MNLA ou bien le RSP qui nous avaient mis à l’abri des attaques ? M.Mélégué la vie n’est-elle pas faite d’erreurs et de réussites ? La fixation sur le RSP nous empêche d’évoluer. C’est une erreur et après ?

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  • Le 10 mars à 10:28, par XIANG PU En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    Bonjour a tous.Mr Melegué peut il nous dire en quoi la dissolution du RSP est une erreur.? Quand on ne connait pas les questions militaires, quand on ne les maitrise pas , quand on n’est pas spécialiste des questions militaires il faut se taire. Le RSP était une milice spécialisée dans les assassinats. Les hauts faits de guerre sont entre autre : L’assassinat de Norbert ZONGO et de ses quatre camarades, Clement OUEDRAOGO, le juge NEBIE+ HENRY ZONGO, BOUKARY LINGANI ; GASPARD SOME( un redoutable tueur) les implications dans les conflits régionaux, la protection des terroristes dont AG IYALI et BELMOCTAR les intimidations la politisation a outrance.Des petits Capitaines comme DAO et ZOUMBRI étaient impliqués dans le referendum et géraient les bulletins de vote ""OUI AU REFERENDUM "". Melegue doit savoir qu’il y’ avait une forte proportion d’indisciplinés et d’insubordonnés au RSP ou les sous officiers et les militaires du rang n’obéissaient pas a leur hiérarchie. Avant de terminer je demande à MELEGUE de me donner des éléments concrets républicains qui pouvaient militer au maintien de cet hydre qui n’avait d’autre ambition que le pouvoir rien que le pouvoir et encore le pouvoir. Le RSP était un cancer, le remède a été le peuple. Plus jamais de RSP. Bannissons a jamais au BURKINA FASO cette malédiction cancéreuse appelée RSP

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  • Le 10 mars à 19:20, par Zom zom En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    Ce qui manque à l’Afrique ce n’est pas des intellectuels. Elle en a à revendre. Mais des intellectuels patriotes qui pensent au développement véritable de leur pays et de ce continent, on en cherche. Papa Mélégué est un grand intellectuel qui a mis son intelligence au service d’un homme qui pendant 27 ans a mis son pays en hibernation et régnait par le sang. Et vous pensez encore revenir. C’est déplorable. Blaise a tellement emprisonné vos âmes dans une bouteille d’ascier que vous êtes incapable de vous en défaire. Quel pacte sanguin avez-vous signé ? C’est déplorable

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  • Le 14 mars à 23:19, par ladji En réponse à : Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale : « Le fait qu’on ait dissous le RSP a été une erreur, même si on refuse de le reconnaître »

    Un peu de gêne quand Doyen Mélégué !!! Regardez les cassettes, CDs ou autres cartes mémoires du coup d’état et ayez pitié des gens !!! Du n’importe quoi, ce monsieur parle trop ; RSP est dissout, c’est fini ; RSP a montré qu’il n’était pas là pour le peuple (répressions, assassinats, viols, vols, etc).

    Sûrement que vous n’avez pas eu un parent assassiné lors du coup d’état du RSp ou avant !!!
    Soyons sérieux, svp, et arrêtez de vanter le RSP
    Merci

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