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Climat des affaires : Le Burkina veut figurer dans le Top 10 des pays africains les plus réformateurs

Accueil > Actualités > Economie • LEFASO.NET | Moussa DIALLO • mercredi 14 février 2018 à 07h03min
Climat des affaires : Le Burkina veut figurer dans le Top 10 des pays africains les plus réformateurs

Jadis classé parmi les pays les plus réformateurs de la sous-région Ouest-africain, le Burkina est en perte de vitesse. Depuis deux ans, il ne cesse de dégringoler dans le classement « Doing business ». Le pays des Hommes intègres veut changer la donne. Mieux, il veut se hisser dans le top 10 des pays les plus réformateurs du continent africain dans le prochain rapport Doing business. Pour rechercher des mesures vigoureuses en vue de « redresser la barre », le gouvernement a créé un cadre permanent pour le suivi du climat des affaires. Le comité de pilotage de cet organe présidé par le Premier ministre a tenu sa première réunion de l’année, le 13 février 2018, à Ouagadougou.

Selon le rapport Doing business 2018 publié en Octobre dernier, le Burkina est classé 148e sur 190 pays, soit un recul de deux places par rapport au classement précédent. Au niveau de l’espace CEDEAO (Communauté économiques des Etats de l’Afrique de l’Ouest), notre pays est classé 9e le plus réformateurs et 5e au niveau de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine). Une année plus auparavant, le Burkina était respectivement classé 6e et 3e. Il convient donc de trouver des mesures vigoureuses pour « redresser la barre ». La tenue de la première session du comité de pilotage s’inscrit dans ce cadre. « Cette rencontre est d’une importance capitale car le Burkina qui était parmi les plus réformateurs de notre zone, enregistre depuis ces deux dernières années un recul dans le classement Doing business en dépit de la progression de son score. Cela revient à dire que d’autres pays arrivent à être plus performants que nous dans la mise en œuvre des réformes », a précisé le Premier ministre Paul Kaba Thiéba.

C’est en sa séance du 30 décembre 2017 que le Conseil des ministres a institué un cadre permanent pour le suivi du climat des affaires. Ce cadre comprend trois organes que sont :

- le comité de pilotage, l’organe d’orientation des réformes qui se réunit une fois par trimestre ; il est présidé par le Premier ministre ;

- le secrétariat technique présidé par le ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat qui doit coordonner et superviser la mise en œuvre des réformes. Il se réunit tous les deux mois et produit un rapport pour le comité de pilotage ;

- des sous-comités techniques au sein de chaque ministère concerné présidé par le ministre. Le sous-comité de chaque département ministériel se réunit une fois par mois pour suivre la mise en œuvre des réformes dont il a la charge.

Depuis l’avènement du régime Roch Kaboré, le Burkina s’était assigné pour objectif d’intégrer le Top 10 des pays les plus réformateurs du continent africain. « L’objectif de faire figurer le Burkina dans le Top 10 n’a pas été atteint pour de nombreuses raisons dont la non effectivité des réformes envisagées dans la matrice Doing business du Burkina Faso. En effet, si en 2016, nous avons pu organiser plus d’une dizaine de réunions dans cette même salle avec la présence de la plupart des acteurs concernés, en 2017, seules deux réunions ont pu se tenir avec une absence remarquée de beaucoup d’acteurs majeurs. Ainsi, il était difficile de faire le point de la mise en œuvre des réformes », a expliqué le chef du gouvernement burkinabè. Toutefois, il dit espérer qu’avec ce nouveau dispositif de pilotage, « l’objectif d’améliorer substantiellement notre climat des affaires sera une réalité ». En tous les cas, il n’a pas manqué d’inviter « tous les acteurs impliqués à tenir régulièrement les rencontres afin que le Burkina puisse se hisser aux meilleures places des pays les plus réformateurs ».

Moussa Diallo
Lefaso.net

Messages

  • Pendant que les autres reformes dans des laboratoire de recherches pour le développement et dans les chantiers d’essais pratiques innovantes, vous , vous êtes là assis avec des micros et des blocs note a penser papier chaque jours. les reformes ces sous le soleil d’aplomb mes chers anciens !

  • Mais réformateur dans quel sens ? Il faut nous le préciser davantage, car la réforme n’est pas une discipline.On ne doit pas avoir rien que pour souci, notre rang dans ce tableau au détriment de nos propres objectifs nationaux ! Pourquoi privilégier un one-man show de ce genre, au détriment de nos propres options économiques et sociales, plus préoccupants ?

    • Merci mon ami. Pendant que les assureurs augmentent les primes d’assurance sur les crédits commerciaux, pendant que dans certains institutions financières le taux de revient total d’un crédit commercial frôle 20%, vous c’est un fichu classement qui vous préoccupe. Pendant qu’un français, un américain ou un libanais peut prendre crédit à 2% chez lui et venir concurrencer nos braves hommes d’affaires sur leur propre terrain , vous c’est doing business qui vous préoccupe. Si vous voulez reformer, commencer par vous en prendre aux institutions financières du Burkina qui sont un véritable frein au développement de ce pays.

  • Ah bon !Donc jadis le Burkina était classé parmi les premiers ?Si oui,bravo à Blaise et à toute son équipe.Faites mieux.

  • Bonjour,

    Je pense qu’une des matières à encourager les affaires dans notre pays, c’est commencer d’abord à assainir au niveau de la justice faire savoir au reste du monde qu’au Burkina il y a une justice pour tous. Quel particulier étranger est fou pour investir dans un pays où son argent peut être détourné sans qu’il sache où donner de la tête pour avoir justice. Commencer par purger les dossier de litiges commerciaux qui dorment dans des tiroirs depuis des années. Certaines victimes ont même renoncé à suivre leur dossier tellement ils ont beaucoup marché en vain. Même les locaux avec leur petit moyen burkinabé, beaucoup ont tenté leur chance dans le domaine des affaires et il n’y a pas à aller chercher loin, regarder juste les plaintes déposées à la justice qui n’ont jamais eu de suite.
    A mon humble avis sans être exhaustif ces quelques pistes peuvent aider à encourager les affaires dans notre pays :

    - Une vraie justice pour tous
    - L’eau
    - Les routes praticables
    - Lutte contre la corruption
    - Lutte contre les lenteurs et négligences administratives
    - Reforme de notre système d’enseignement orienté vers des domaines qui répondent à nos réalités locales.
    Etc.

    • Bien dit car un pays où la justice est inexistante voire trop corrompue,à part les investisseurs voyous,aucun investisseur sérieux ne s’hasarderait à prendre des risques.Le pays peut se transformer en zone franche,ils ne viendront pas.Prenez par exemple la Corée du Sud,le pays le plus contraignant pour investir mais cela n’empêche pas les hommes d’affaires de faire leur business.Aussi même si le climat des affaires était très favorable,investir quoi,pour qui et c’est là que se pose le problème du pouvoir d’achat de la population.Si quelqu’un investit dans quelque chose dans un pays,c’est qu’il y a un marché potentiel ou un savoir faire dans ce pays.L’un ou l’autre nous disqualifie d’office.Donc notre médiocre rang ne me surprend pas

    • Justice corrompue et incapable de régler le lourd passif du pays, climat délétère dans le monde des affaires, administration continuellement en grève, installation du Wahhabisme dans de nombreuses parties du pays, attentats djihadistes au nord et dans la capitale, incapacité gouvernementale à gérer les conflits générés par les milices kolgwéoguesques, qu’ils ont eux mêmes créées,....
      Souhaitons bonne chance au PNDES et continuons à nous réunir dans le luxe et à bouffer nos perdiems.

  • Ce type de classement ne signifie pas grand chose et il ne faut pas le prendre comme une boussole. D’abord que signifie "améliorer le climat des affaires". Des gens s’asseyent et choisissent ’des critères’ a eux pour qualifier ce qu’ils appellent le climat des affaires chez vous, ils vous donnent un rang dans un classement qu’ils decident et vous amenent a changer votre politique. Chers gouvernants, faites comme le Rwanda. Faites votre travail serieusement en ne pensant qu’a votre peuple et ne vous soucier pas toujours de ces classements faits par des gens qui ne pensent qu’a leurs interets a eux, en d’autres termes, comment ils pourront venir faire des affaires chez vous.

  • PKT gagnerait à demander conseil à son koro Tertus ZONGO qui a eu à mettre en place les meilleures réformes du doing business au Faso. Dommage que ce monsieur ait été éjecté de si tôt, il avait même commencé à appliquer les appels à candidatures pour les postes de DG des sociétés d’état, règle qui n’a pas perduré après son départ.

  • Burkina : les chauffeurs routiers du Burkina dénoncent “la poursuite des rackets de la part de la police, de la gendarmerie et des maires" dans "Netafrica"

    Avec ça allez demander à quelqu’un d’investir dans le transport au BURKINA.

    • Assez
      Rendez compte de vos difficultés á vos patrons qui sont vos employeurs qui á leur tour devrait rencontrer les autorités competantes pour poser les problèmes.
      Que chaque organisation connaisse sa valeur juridique et légale.
      Tout ce qui se cache dèrrière va se retourner contre vous.
      Les policiers ;les gendarmes,les militaires et tous les corps para-millitaires du Burkina méritent mieux que ça.
      Ecoutez certains de vos collegues dont au moins la raison ne vole pas aussi bas.
      Rendez compte de vos difficultés á vos patrons en prémier lieu.
      Chers transporteurs où êtes vous pour que chaque fois ce sont les chauffeurs qui parlent á votre place. Defendez leur causes ,donnez leur de meilleures conditions de travail. Presentez vous Messieurs les ministres ,directeurs, fonctionnaires business men.
      No good business can be done in this country under these circumstances.

  • Ils font semblant de travailler pour divertir les gens . Doing business c’est transformer les produits locaux et les matières premières importées ,c’est créer des emplois c’est créer de la valeur ajoutée .Alors que le gouvernement fait l’inverse en ouvrant frauduleusement les frontières aux marchandises de toutes sortes.

  • Arrêtez seulement l’injuste subie par certains évoluant dans le secteur privé de la part des hommes d’affaires fabriqués par les agents de l’état et certains hommes politiques à travers des systèmes de monopole empechant l’initiative et la compétitivité pouvant reduire la cherété de la vie pour les citoyens.
    Ça s’appelle simplement de la concurrence déloyale ;pire avec au finish un service de piètre qualité offert aux burkinabè par des ministres,DG ;fonctionnaires business men et bonjour la corruption cancer détruisant le pays.
    C’est la bonne gouvernance qu’il nous faut. Et celle ci ne se trouve pas dans des papiers
    C’est une volonté commune qui doit être insoufflé par les leaders.

  • héy, on n’a qu’à se respecter dans ce pays-là ! Doing Business est une affaire d’entrepreneurs, pas de fonctionnaires. Si ces fonctionnaires qu’on a réuni savaient comment on fait des affaires, ils ne seraient pas fonctionnaires. Confiez le travail à ceux qui entreprennent et laissez-les faire des propositions.

  • Pour ameliorer le climat des affaires au Burkina et etre parmi les 10 premiers d doing business sur 190 pays en compétition il faudra un travail de fond pour encourager sensibiliser former informer les population a la culture entrepreneuriale l esprit d’entreprise facilité les conditions de creation d’entreprise developper l’accompagnement des nouveaux entrepreneurs dans les secteurs d’activité en technique de leadership d’un groupe en analyse du marché de leur produit service la clientele potentielle et analyse des forces et faiblesses de la concurrence mais aussi des opportunités et menaces que regorge le marché estimer sa part de marché en terme de chiffre d’affaire prévisionnel analyser ses besoins financiers de financement des investissements de production et du fond de roulement nécessaire mettre en place un système de marketing operationnel apres le le marketing stratégique qu’est l’analyse du marché et et des besoins de la clientele comment produire lieu emplacement la qualité du produit voulue par la clientele potentielle en se demarquant des forces du jeu concurrentiel a travers l acquisition des avantages concurrentiels sur les concurrents afin de seduire mieux les clients et detruire les sources de profitabilité des concurrents sur son marché enfin juger la fixation des prix soit de penetration du marché soit d’écrémage ou d’alignement par rapport a la concurrence la politique de distribution du produit la promotion et la publicité du produit analyser les risques du business s’inserer dans le commerce mondial la mondialisation de l economie c’est a dire produire plus de produit concurrent sur son sol et exporter plus et reduire les importations au tant que faire ce peu
    cela passe nécessaire par la formation le suivi l accompagnement a la creation d’entreprise innovantes viables possédants des avantages concurrentiels assez durables et défendables sur les concurrents mondiaux car nous vivons dans un monde qui est un village planétaire où nos concurrents ne plus au Burkina faso seulement mais en Europe en sie en Amérique donc il convient d’être compétitif au monde et non au Burkina Faso seulement L’etat devra mettre en œuvre un environnement des affaires propices a la création rapide de nouvelles entreprise a la saisie de nouvelles opportunités au monde a l émergence de nouvelles organisations créatrices de valeurs supplémentaires et nouvelles nombreuse et a l innovation qui est un vecteur de croissance et de perenisation des nouvelles entreprise . des guichets uniques des centres d’information en creation et gestion des entreprises analyse des marchés

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