« Ce n’est pas parce qu’on a 50, 60 ans…, qu’on ne doit plus apprendre », Pr Serge Bayala, directeur de l’Institut universitaire de Formation initiale et continue

lundi 19 septembre 2016 à 11h00min

Il fait indéniablement partie des enseignants aux multiples casquettes au Burkina. Parler du Pr Balibié Serge Auguste Bayala, puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’est donc pas un exercice facile. Jovial, affable et beaucoup à l’aise également sur les questions d’entreprenariat, surtout en rapport avec la jeunesse, le Professeur tirecertainement une de ses forces de la confluence des systèmes éducatifs, notamment anglophone et francophone, dans lesquels il a été ‘’formaté’’. Projecteurs sur ce fonctionnaire international, inspirateur de l’Institut universitaire de Formation initiale et continue (IUFIC).

 « Ce n’est pas parce qu’on a 50, 60 ans…, qu’on ne doit plus apprendre », Pr Serge Bayala, directeur de l’Institut universitaire de Formation initiale et continue

Son Agrégation était un impératif pour son pays. Son engagement, un devoir de reconnaissance vis-à-vis de sa Patrie. « C’était un impératif national, parce que l’on n’avait pas d’agrégé en Sciences de gestion pour le Burkina Faso. Cela s’est réalisé en 2013 à Brazzaville après des efforts de travail soutenus, aussi bien par l’Université Ouaga II que par des efforts personnels de travail. C’est pour cela vous constaterez que je suis engagé également dans le développement institutionnel, afin d’apporter en retour une contribution à l’édifice national », s’incline Pr Balibié Serge Auguste Bayala.

Après la maîtrise en économie, option gestion des entreprises à l’Université de Ouagadougou, il fit un DEA en sciences de gestion à l’Université Paris 12 en France et un Ph.D en finance au Pays-Bas en 2002, sur la bourse régionale des valeurs immobilières. « Je me suis intéressé à la thématique de l’introduction en bourse avec en toile de fond, un questionnement sur la perception, les motivations et les réticences à l’introduction en bourse des entreprises cotées et non cotées à la BRVM. Ce questionnement trouve une légitimité dans le fait que les entreprises burkinabè ne s’intéressent pas à la bourse comme un moyen de financement malgré les difficultés d’accès aux autres sources de financement d’une part et en l’absence d’une analyse théorique qui combine à la fois les entreprises cotées et non cotées dans l’étude de l’introduction en bourse, d’autre part », a-t-il expliqué. C’était la toute première thèse sur le marché boursière régional.

Après les études au Pays-Bas, il va servir à Nairobi au Kenya dans un organisme interafricain créé par la Banque mondiale,l’Université virtuelle africaine (UVA) dirigé par le navigateur interplanétaire, Dr Cheick Modibo Diarra. Il vaoccuper le poste de directeur du développement des programmes francophones dans cette organisation, avant de rejoindre la Fondation Pathfinderpour l’Education et la Fondation pour l’Innovation Politique, où il sera d’abord Chargé de mission pour la mise en place de l’Université Numérique Francophone Mondiale (UNFM) avant d’en assurer la direction Afrique. Les nombreux contacts, aussi bien avec le système éducatif anglophone etfrancophone, lui permettent d’avoir plus d’hauteur ; le fortifiant à la création-innovation. Commence ainsi à germer l’idée de la formation continue ou formation tout au long de la vie, de l’apprentissageet du réapprentissage … « C’est ce qui m’a ramené en 2007 pour mettre cette expérience au service du pays », dévoile Pr Bayala, par ailleurs directeur général du Centre national des œuvres universitaires (CENOU).

Entré donc au pays, il est proposé, cette même année, responsable de la maîtrise en Sciences de gestion (lieu de formation de l’élite en matière de gestion depuis 1994) ; une formation initiale dans les offres professionnalisantes de l’UFR/SEG, Université Ouaga II. « Je me suis dit que s’agissant d’une formation initiale, il y a sans doute le personnel des entreprises, des administrations, qui ne peut pas abandonner le travail pour suivre ses cours et qui pourtant serait intéressé par des formations spécifiques et pointues comme celle de la maîtrise en Sciences de gestion (MSG). D’où le développement de la formation en cours du soir. Et cette expérience a permis de montrer qu’il y a non seulement une demande mais mieux, une demande disposée à investir dans une formation de qualité. L’expérience a été concluante et a fait effet boule de neige avec d’autres formations initiales qui s’y sont développées en continue. Toutefois, avec cette évolution positive des formations continues, l’on s’est dit qu’il fallait maintenant aller à l’institutionnalisation, afin de ne plus en faire des offres de personnes. A travers cela, c’est toute l‘institution universitaire qui se trouve grandie », retrace-t-il.

De l’idée à la création de l’Institut !

L’IUFIC est désormais l’un des cinq établissements de l’Université Ouaga II en charge de la formation. Sa création s’inscrit, confie son directeur, dans l’action d’ouverture de l’Université Ouaga II à son environnement et intervient dans le cadre de la mise en œuvre de son plan stratégique sur l’horizon 2020, plus spécifiquement dans le contexte de la mise en œuvre de la réforme Licence-Master-Doctorat (LMD).Selon Pr BalibiéSerge Auguste Bayala, l’idée de la création de l’Institut est née de la conversion de plusieurs facteurs. Elle va être incarnée et formalisée en 2013. Le tout premier facteur est un constat institutionnel, qui est qu’au niveau des Universités publiques de façon générale, l’on assiste à des initiatives individuelles, isolées, issues des porteurs de parcours de formations. « Par exemple, je développe une filière de formation et j’en suis le porteur ; sans que l’institution (université, ndlr) soit véritablement impliquée.

Si bien que, le jour où vous êtes amené à partir, l’initiative disparaît ; aussi se pose le problème d’une bonne gouvernance universitaire. En faire fi, c’est détruire l’université. Quand vous développez une initiative de ce genre, vous l’avez développé c’est vrai, mais la paternité doit revenir à l’institution. Donc, il fallait trouver un mécanisme d’institutionnalisation des formations, un cadre comme l’IUFIC pour la formation continue ou l’Institut de Formation Ouverte et à Distance pour les formations à distance… », analyse Pr. Bayala. Le deuxième facteur est lié aux expériences acquises auprès des institutions internationales avec en sus, plusieurs approches continues à même d’aiguiser en lui, la nécessité de capitaliser tout cela au service de son pays. « Voici des éléments qui m’ont conduit à dire qu’il faut que nous ramenions tout cela dans cet institut appelé UIFIC. Et cela grâce, naturellement, au soutien des premiers responsables (le président KarifaBayo à l’époque et ensuite le président Stanislas Ouaro, président de l’Université, ndlr) qui m’ont soutenu à développer l’idée et à lancer l’institut après autorisation du ministère de tutelle.

L’institut, tel que conçu, dégage des ressources pour l’autofinancement des formations, le fonctionnement de l’institut et de l’Université Ouaga II. Ainsi, on amène l’apprenant à prendre la responsabilité d’assumer sa formation (modèle de conception) et d’être solidaire des plus jeunes en formations initiales qui profitent des meilleures conditions créés par les frais de formation des aînés. Voici comment l’IUFIC est parti et c’est un portail sur le monde, les entreprises ; parce que l’Université aujourd’hui ne peut rester en vase clos et elle ne peut pas non plus s’autofinancée. Quand vous prenez les grandes universités du monde, elles reçoivent effectivement les financements de structures du monde économique qui se donnent des missions d’aller vers les entreprises et c’est également des voies d’entrer dans ces entreprises », développe le directeur de l’IUFIC.

Susciter une société orientée vers la qualité et la performance …

« La qualité impacte sur la performance … », fait observer le directeur de l’IUFIC, qui précise que le contexte actuel est fait d’une forte demande sociale en termes de qualité. « Les mouvements autour des offres…et même les consommateurs qui se plaignent de la qualité des prestations et des produits », pointe-t-il en exemple. D’où l’impératif pour les acteurs économiques, les entreprises, l’administration, d’intégrer la culture de la qualité dans les mœurs. « La performance est indispensable pour que l’entreprise, l’organisation puisse survivre à son environnement et se hisser à un niveau de compétition extrêmement élevé. Sans qualité, pas de performance et le monde actuel est inscrit dans cette logique », prône Pr Bayala. Le succès que rencontre par exemple l’offre du « Certificat en Qualité et Performance » auprès du public burkinabè oblige l’Institut à mettre en place un autre parchemin plus pointu dans le domaine de la santé (responsables des hôpitaux, des cliniques, etc.) et des institutions du supérieur (Universités).

Bref, des secteurs qui intéressent la vie au quotidien des populations. L’objectif à moyen terme étant de trouver les moyens d’aller vers les femmes qui mènent les AGR (Activités génératrices de revenus), traduire les curricula dans des langues accessibles (langues nationales). « Vous voyez dans le contexte burkinabè, quand ça marche pour quelqu’un dans un secteur donné, il commence à baisser les bras et ses affaires dégringolent. Quand vous mettez la qualité, vous verrez que vos clients deviennent plus nombreux et les gens diront que c’est le ‘’wack’’, alors que non, c’est de la qualité », recommande-t-il. « Si vous mettez par exemples nos PME aux normes et standards de qualité, c’est leur permettre de faire des affaires avec le monde entier puisqu’elles véhiculeront un langage communs à leurs partenaires, africains, asiatiques, américains ou européens », conclut-il.

L’IUFIC …, demain ?

Pour Pr. Bayala, le principal défi, c’est de faire en sorte que dans les années à venir, l’IUFIC construise son siège, que ses formations soient plus accessibles à tous et travailler également à substituer l’institut à ses géniteurs. « Il faut dépersonnaliser les instituts... C’est dans cet esprit aussi qu’on peut bâtir des institutions fortes, comme le disait le Président Obama. C’est comme cela que nous devons concevoir l’esprit d’entreprise ; toujours regarder loin », projette Pr BalibiéSerge Auguste Bayala. Et l’IUFIC dispose d’ores et déjà d’un réseau de formations ouvert sur le monde (partenariat avec l’Université Senghor d’Alexandrie par exemple) et les Masters sont animés par des professeurs de grandes expériences venant d’horizons divers. « Pour nous, c’est le partenariat qui fait grandir », certifie-t-il. Comme le disait un grand penseur en sciences del’éducation : « On apprend, on désapprend et on réapprend », exhorte le directeur de l’institut à l’apprentissage continu.

« Ce n’est pas parce qu’on a 50, 60 ans…qu’on ne doit plus apprendre. Il faut oser non seulement mais aussi contribuer au coût de sa formation », appelle-t-il. « C’est dans la nature humaine que personne n’aime le changement ; il y en a qui sont plus prompts à aller au changement que d’autres, beaucoup plus tardivement parce qu’ils ont besoin d’être convaincus et l’IUFIC montre par sa dimension conceptuelle que ça peut se faire », explique le directeur de l’IUFIC.
D’où les encouragements de Pr BalibiéSerge Auguste Bayala à l’audace, à se projeter vers les connaissances et vers les rêves. Rêver et rêver utile !

Oumar L. OUEDRAOGO
Lefaso.net

Messages

  • Ce sont les professeurs de votre trempe qui apporteront le developpement en Afrique. Des professeurs d’université ;on en trouve ,mais des professeurs prêts à accompagner les professionnels et les étudiants à develloper leur talent ,on en cherche. Bon vent à vous je suis convaincu que le meilleur pour vous reste à venir

  • Toutes mes félicitations au Pr BAYALA, votre parcours inspire toute une jeunesse. Bonne carrière à vous !

  • Je suis très fière d’avoir de telles intelligences dans mon pays. Fasonet je vous encourage dans votre professonnalisme et surtout votre patriotisme qui consistent également à promouvoir ces valeurs sûres, ces ressources humaines de notre. C’est un travail qui encourage et suscite des émules surtout au niveau de la Jeunesse burkinabé en manque cruel de repères. Félicitations à vous car s’il faut attendre la reconnaissance publique, ce sont des beaux discours à titre posthume.

  • Vraiment instructif cet article. Courage au Professeur et que Allah l’accompagne dans ses missions.

  • Avec une vingtaine de camarades, nous faisons partie des premiers diplômés en Sciences Politiques de cet institut. se former à l’IUFIC, ce n’est pas conquérir seulement un diplôme en plus mais renforcer efficacement ses capacités à réfléchir et agir autrement dans son milieu professionnel et dans la vie... On a souffert de la rigueur des professeurs mais le succès nous a vite guéri et rendu fiers.

    Bravo à Docteur Bayala, à l’administration de l’institut et à tous les enseignants rencontrés au cours de ce parcours. Enfin, voilà une école qui concilie harmonieusement les besoins et statuts des apprenants à la rigueur pédagogique. Je vous conseille l’IUFIC !

  • Fini désormais" Je suis le seul burkinabé dans mon domaine", un professeur ou un enseignant tout court se défini par le cortège d’hommes formés par lui pour le pays. Courage prof !

  • Raisonnablement il fait partir de la crème des crèmes sur le continent africain. Il est très rare de voir un enseignant allier la théorie à la pratique, lui il réunit cette qualité et très ouvert aux critiques venant des apprenants.
    Pour avoir eu la chance de faire partir de sa première promotion d’étudiants lorsque je faisais la licence en Gestion quand et lui Doctorant à Paris (année académique 96-97) , je suis bien à l’aise pour réitérer cette présentation, sinon même dire que beaucoup d’autres œuvres émanent de lui.
    Aujourd’hui, j’ai la chance de l’avoir comme Directeur de thèse et découvre au quotidien son abnégation au travail et pour l’émergence du Burkina en Sciences de gestion.
    Je sais que beaucoup comme moi te sont reconnaissants pour tout ce que tu abats au quotidien pour faire rayonner la Gestion au pays des hommes intègres, Professeur.
    Courage et bon vent, le meilleur est à venir.
    Ton Etudiant, Ton Ami, Ton Frère Tams.

  • « Ce n’est pas parce qu’on a 50, 60 ans…, qu’on ne doit plus apprendre ». Bien vu professeur, dommage qu’au Burkina, les gens pensent autrement. Pour cause, les recrutements et les promotions se font sans tenir compte du savoir-faire, de la connaisse (compétence-diplôme). Tant que les recrutements ne se feront pas sur appel à candidature, la notion de compétence, donc de diplôme sera un vain mot. Au Burkina, depuis le système CDP et pire avec le nouveau pouvoir MPP, la politique a pris le pas sur le savoir-faire. Les nominations dans les hauts postes et le financement des projets privés se font sur la base de l’appartenance à tel ou tel clan. Les « antis » sont brimés à tort. Je donne volontiers raison à Ismaël Isaac qui dit si bien que « relation vaut mieux que diplôme ». C’est une triste réalité au Burkina, et ça n’encourage pas à la formation à un certain âge sans promesse de nomination. Il faut travailler au Burina à la valorisation des CV et à éviter aux « parvenus et aux parachutés » de se foutre des bosseurs et des honnêtes citoyens. Seules conditions de donner envi d’apprendre. Comment comprendre que dans un pays comme le nôtre, l’on refuse une formation parce qu’il n’y a pas de perdiem alors qu’ailleurs on paie pour la même formation ? Ceux qui de leur poche vont à l’école pour un renforcement de capacité sont au contraire méprisés par des aigris dépassés et jaloux. Ce qui explique la faible présence des burkinabé dans les institutions internationales. Il y a du travail à mener pour un changement des mentalités et de tendance. Ce qui est sûr demain n’est pas la veille.

  • Là, je retrouve encore mon journaliste préféré Omar l. ouedraogo. Merci également pour la promotion des valeurs de notre pays, après le député Leonce ZAGRE que j’ai bcp aimé. J’apprécie vraiment la façon de voir les choses du PR Serges BAYALA, le Burkinabé est là seulement pour imiter ou pour gâter et c’est très dommage. C’est pourquoi je pense que de telles visions sont à partager à la Jeunesse qui est aujourd’hui perdue sur tous les plans. Merci Omar, félicitations PR BAYALA.

  • Merci au Pr BAYALA. Toute innovation apporte du sang neuf. Seulement par l’innovation et les idées nouvelles qu’on pourra sortir du tunnel. J’ai aimé cette partie " Le principal défi, c’est de faire en sorte que dans les années à venir, l’IUFIC construise son siège, que ses formations soient plus accessibles à tous et travailler également à substituer l’institut à ses géniteurs. « Il faut dépersonnaliser les instituts... C’est dans cet esprit aussi qu’on peut bâtir des institutions fortes, comme le disait le Président Obama".

    Il n y a pas de salut pour un pays qui ne met pas l’accent sur la qualité et les idées.

  • « Il faut dépersonnaliser les instituts... C’est dans cet esprit aussi qu’on peut bâtir des institutions fortes, comme le disait le Président Obama. C’est comme cela que nous devons concevoir l’esprit d’entreprise ; toujours regarder loin », projette Pr Balibié Serge Auguste Bayala.
    Pr Serge Bayala, veille à ce que un des professeurs qui te supportent dans le projet donne l’exemple en encadrant des doctorants de sa discipline. J’en connait un qui MESURE seul, qui veut être le seul de son domaine. Je suis d’ailleurs étonné qu’il épouse ton idée. J’ai été un de ses étudiants et lors de mon passage à l’UO , il m a donné l’impression de travailler à décourager les brillants étudiants qui voulaient s’aventurer dans son domaine,

  • Pr nous sommes sensibles à tous les efforts que vous faites pour nous permettre d’emboîter le pas du développement car sans une ressource humaine de qualité point de développement,qu’en est il pour les étudiants de l’UNFM de Ouagadougou qui n’ont obtenus que le DIU en capacité de soins et d’alerte et qui n’ont jusque la pas pu s’inscrire à l’université d’ALEXANDRIE pour la suite, Nous souhaiterions en savoir plus et si possible continuer car vous le dites si bien ce n’est pas parce qu’on a 50,60 ans qu’on ne doit pas apprendre,Merci pour tout ce que vous faites,

  • Merci pour cet article d’une pertinence de haut vol, Monsieur OUEDRAOGO L. Omar ! Le Professeur Bayala a des arguments solides et il sait convaincre !
    « Si vous mettez par exemple nos PME aux normes et standards de qualité, c’est leur permettre de faire des affaires avec le monde entier puisqu’elles véhiculeront un langage communs à leurs partenaires, africains, asiatiques, américains ou européens » ! Professeur Bayala c’est bien dit ! La question : qui va mettre ces PME aux normes standards ? Elles-mêmes ! Mais pas si sûr car rares sont les PME au Faso qui veulent investir sur l’homme, sur l’équipement afin de percer ! Elles sont plutôt les vecteurs de la décadence de l’économie burkinabè en ce sens qu’elles excellent dans la corruption et les bas prix pour s’arroger les marchés qu’elles exécutent du reste mal !
    Aujourd’hui, à la lecture de cet article on éprouve une certaine fierté pour le Faso d’avoir un homme de la trempe du professeur Bayala, pragmatique, limpide, audacieux et clairvoyant.
    C’est certain, vos étudiants feront tache d’huile dans les efforts de développement du Burkina Faso. Merci Professeur !

  • IUFIC c’est où ?! Adresse ?!

  • Mr le Pr Serge Bayala ,vous aimez votre patrie et vous vous battez pour son émergence à l horizon 2020.Je vous en félicite,vous etes un exemple à suivre que Dieu vous permette d accomplir votre mission selon votre vision.Merci

  • Très bon article ! Professeur Serges Bayala fait a fierté de notre pays. Voici ce qui a manqué à nos soi-disants intellectuels. Vraiment, chapeau à lui, vous irez loin. ce sont de telles têtes qu’il faut à la tête de notre ministère de la jeunesse pour inspirer et tirer la jeunesse. Toutes mes félicitations une fois encore professeur Bayala.

  • Merci Pr pour ce engagement qui fait tache d’huile dans le processus de dynamisation des offres de formation.

  • Toutes mes sincères félicitations au Pr Bayala pour son leadership élevé et son dévouement pour le développement du Burkina. Puisse Dieu tout Puissant te comble de beaucoup de Graces au delà de ses attentes pour que tu poursuives ta belle lancée.

  • Beaucoup de courage PR L’œuvre n’est pas aisée mais la puissance de dieu vous accompagne.

  • Je suis quelque peu surpris que les internautes ne se posent pas la question de savoir qui peut réellement se former à l’IUFIC et quels sont les coûts réels de la formation dans cet institut. Si la dépersonnalisation des formation payantes à l’université publique est un impératif, l’institutionnalisation de sa privatisation, à travers l’IUFIC est un fait qu’il faut dénoncer avec énergie. Comment pouvez comprendre et accepter que dans une université publique les coûts de la formation soit aussi élevés (de l’ordre du million sinon son double ). Est-ce un institut de vente de diplôme ou un institut de formation de qualité ? Que vont faire les enfants de pauvres, qui après un diplôme de maitrise débordent d’énergie et ne peuvent poursuivre leur formation en raison du coût élevé ? Le FONER ne finance pas à la hauteur des coûts de l’IUFIC. Ne pervertissez pas (pardon, privatisez pas ) l’université publique.

    Je félicite par contre le Pr Bayala pour ses actions dans le sens de l’augmentation de l’offre de la formation. C’est mon enseignant que j’admire car il a beaucoup fait pour moi et j’ai vraiment rien contre lui. Je parle parce que je sais qu’il est ouvert au débat. Cordialement

  • Fredo (internaute 20), c’est la particularité avec l’IUFIC, les coûts de formation ne frôlent pas justement le million, c’est bien en-deça et c’est ce qui est intéressant. Moi même qui vous écris, j’ai bénéficié de la formation en science politique et c’est bien en-deçà de ce que vous pensez. Donc, il serait intéressant que toute personne intéressée puisse se rendre aux détails en effectuant le déplacement à l’Université Ouaga II ou côté Ouest du mur du SIAO où est situé l’IUFIC. Cordialement !

  • Je souhaite bon vent au premier Professeur de gestion au Burkina faso,que par son intermédiaire le pays ait plusieurs autres professeurs de gestion par son coaching. et moi de passage je tiens à remercier vivement ce Monsieur car il a été mon président de jury pour l’obtention de ma Maîtrise en Sciences de Gestion (MSG). vive le Profeseur BAYALA succès et prospérité !!!!

  • Content de savoir que les gens ont beaucoup d’estime pour lui.Il se bat pour la gestion au BURKINA.Il mérite nos encouragements.L’Internaute 20 a posé un problème de fond en ce qui concerne la formation à l’IUFIC le cout.L’idée du prof c’est surtout de mettre en place une solidarité qui permet à ceux qui sont en formation continue (travailleurs de payer ) et faire en sorte que cette contribution permettent à des étudiants en formation initiale de bénéficier gratuitement de la même formation (tarif université publique). Pour l’instant les choses se mettent en place difficilement mais il faut qu’on arrive a ce modèle qui est surtout enrichissant pour les formations et crée un réseau professionnel pour l’accès à l’emploi des étudiants enfin de cycle ( professionnels ,sans expérience ). C’est le sens de son propos "Ainsi, on amène l’apprenant à prendre la responsabilité d’assumer sa formation (modèle de conception) et d’être solidaire des plus jeunes en formations initiales qui profitent des meilleures conditions créés par les frais de formation des aînés"

    Fraternellement

  • Qu’ils aient le courage intellectuel de citer le nom des vrais géniteur de ce projet tels que les Pr BARRO Geneviève et SO.

    • KM,
      Je crois que vous faites une confusion .Pr Barro n’est nullement mêlée a ce projet.Elle est l’initiative des formations a distance de l’université ouaga2 qui sont aujourd’hui localisées à l’IFOAD.Juste apporter une précision.Cordialement

  • Internaute 21, Pouvez-vous me donner le coût réel de la formation pour un mater en Finance quantitative par exemple, sur les 2 ans ? Je dis bien le coût réel. Du reste, les frais de labo que le FONER peut accorder jusque là n’excèdent pas 500 000 F, en tout cas pour ce que nous les étudiants nous savons. Et cette solidarité dont on parle qui a du mal à se mettre en place, elle se concrétisera au moment où le marché sera saturé et quand les plus nantis et par moment médiocres auront acquis (achetés) ces diplômes de l’université publique et occupés le marché ? Repensons ensemble l’accès à ces formations. C’est cela le problème. C’est notre contribution à l’amélioration de ces offres de formation et leur accès. L’École doit être démocratique et populaire.

  • franchement avec tout les mérites.........vous êtes vraiment un bon exemple pour les étudiant qui aspireront a réussir demain que le bon Dieu puisse vous hissez encore plus haut dans l’avenir ! bonne chance a vous !

  • Pendant que la plupart des pays europeens sont entrains de reviser leur code la retraite a 67-70 compte tenu la sante du travailleur et le metier auquel il exerce. Un bureaucrate qui prend sa retraite en meme temps avec un macon, un mecanicien de l Etat est inequitable dans sa forme que dans son fond. Toutes les ressources exploitables du premier sont pas taris intellectuellement que physiquement.

    L apprentissage n a pas d age. Surtout dans notre du numerique ou les techniques de maitrise de ce nouvel outil de travail se renouvelle a fur et a mesure son cursus de developpement.

    Les africains doivent travailler et instaurer cette culture d apprendre independamment de l age. On ne peut tout connaitre, mais chaque jours donne des lecons a apprendre dans notre vie.

    En Europe les bibliotheques sont bourres de toutes les kategories d age. Car le savoir est une puissance. Par contre l analphabetisme est l hombre de notre intellect. Kolon balya ye dibiye. En dioula.

  • Bien dit
    « Ce n’est pas parce qu’on a 50, 60 ans…, qu’on ne doit plus apprendre », Pr Serge Bayala, directeur de l’Institut universitaire de Formation initiale et continue

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