Patricia Yao/Zoundi : Elle crée une société de transfert d’argent avec seulement 60 000F

lundi 1er août 2016 à 10h30min

Bercée dans le commerce depuis son jeune âge, Patricia Yao/Zoundi est aujourd’hui un symbole de l’entreprenariat pour les jeunes. Diplômée de la Faculté de droit de l’Université de Ouagadougou et de Stanford University, elle crée en 2010 QuickCash, une société de transfert d’argent basée en Côte d’Ivoire. Cette entreprise est présente aussi bien en milieu rural qu’urbain, grâce à sa plateforme web et mobile. Quickcash est présente dans quatre autres pays dont le Burkina Faso, le Mali, le Togo et le Niger. L’administratrice générale de Quick Cash, dans l’entretien ci-après, présente sa société et parle de son expérience d’entrepreneure.

Patricia Yao/Zoundi : Elle crée une société de transfert d’argent avec seulement 60 000F

Lefaso.net : comment est née cette idée de créer votre propre entreprise et de mettre en place une société de transfert d’argent « Quickcash » ?

L’entreprenariat, je l’ai appris très tôt en aidant ma mère. Ma mère était commerçante. Elle vendait dans les villages, les jours de marché, elle faisait ce qu’on appelle « logodougou ». Ma mère se rendait de marché en marché pour vendre. J’aimais tellement ma mère que je l’aidais à vendre pendant les vacances. Je n’ai pas trop connu ce qu’on appelle la « galère » ; sur chaque vente de 500 francs CFA, elle me donnait 50 francs CFA. Déjà, j’avais commencé à faire mon petit commerce depuis l’école.

Pendant les vacances, j’avais toujours quelque chose à faire. Quand j’étais en faculté de droit, à chaque fois que je revenais de la Côte d’Ivoire, j’achetais durant le trajet des bananes, de l’attiékié, de la cola, des ananas etc… et quand j’arrivais à la gare de train, je les revendais au double. De même, quand je repartais en Côte d’Ivoire, j’achetais des tissus et des légumes que je revendais à la gare avant de rentrer à la maison. Sur le campus également, à la cité universitaire de la Patte-d’oie, je faisais un peu de tout.

Après mes études de droit, j’ai juste fait deux tentatives de demande de stage qui n’ont pas marché et je ne suis pas allée plus loin. Comme ma mère avait sa boutique en Côte d’Ivoire, j’ai récupéré cette boutique, j’ai essayé de moderniser et de donner un autre aspect. Finalement, je voyageais, j’allais au Togo et au Bénin pour prendre des marchandises.

Entre temps, un oncle a eu une opportunité pour ouvrir un point de transfert d’argent avec une multinationale de la place. Il m’a demandé de l’aider à gérer son point de vente. C’est comme ça qu’on a ouvert le premier bureau à Méagui. Des années après, il est rentré et ça m’a permis de créer ma propre entreprise avec l’expérience acquise.

J’ai commencé très tôt. A 24 ans, j’avais déjà créé ma propre entreprise, je gérais déjà une dizaine de personnes. Mais, ce que j’avais constaté, c’est qu’il y avait un besoin de soulager mes clients qui étaient des gens du monde rural. Ils mettaient pratiquement trois jours pour effectuer une opération. On connait un peu les réalités du village, c’est souvent un seul véhicule qui passe le matin. Quand vous ratez ce véhicule, il faut encore attendre le lendemain. Il fallait une journée pour venir en ville, une pour la transaction et une autre pour retourner au village. Il fallait donc trois jours pour faire une transaction.
Suite au besoin de ces personnes qui font trois jours pour une transaction, je me suis dit, pourquoi ne pas créer un produit qui va permettre à ces personnes de rester dans leur village pour faire la transaction. Mais, à l’époque, les points de transfert d’argent comme Western union et Moneygram ne marchaient pas en milieu rural. La plateforme a des limites. Il faut une connexion internet, c’est tout un luxe.

Donc, avec une équipe, je me suis dit, est ce qu’il n’est pas possible de mettre en place une plateforme qui peut marcher en milieu rural sans qu’on ait besoin d’une connexion internet. C’est ainsi qu’on a travaillé pendant 18 mois et nous avons sorti notre première plateforme. On avait le choix, on pouvait acheter parce qu’il y avait une plateforme pareille qui coûtait au moins 100 millions. Nous, on avait que 60 000 francs CFA pour démarrer. Je me suis dit, si je ne peux pas en acheter, est ce que je ne peux pas trouver des gens qui vont accepter de développer une plateforme pareille et de travailler sans argent en attendant. C’est ainsi qu’on a pu lancer notre première application qui pouvait fonctionner sans internet. Et voilà comment est parti Quickcash ! Quickcash est née dans ma maison, sous un apatame, avec deux collaborateurs.

Lefaso.net : Alors, peut-on dire que vous avez créé votre entreprise sans financements ?

J’ai commencé avec 60 000 francs CFA. J’ai donc fait avec ce que j’avais. J’ai acheté un ordinateur portable de seconde main à 60 000 francs CFA, un téléphone portable de 10 000 francs CFA. C’est avec ça qu’on a travaillé. Comme je le dis, ce sont des personnes qui ont accepté de travailler sans salaire. Ce sont deux personnes qui ont accepté de partager la vision et qui ont fait l’effort de travailler sans financement, pratiquement huit mois sans que les gens n’aient un salaire et jusqu’à ce qu’on ait notre premier contrat pour démarrer. D’ailleurs, je ne conseille même pas quelqu’un qui veut commencer une activité, d’entreprendre avec un prêt.

Vous devriez faire des efforts. Autour de moi, je m’étais donné une certaine limite. Je m’étais coupé les cheveux, parce que pour moi, aller au salon de coiffure était une dépense. Et si je ne peux pas faire quelque chose, je ne vais pas le demander à quelqu’un. Même au menu, tout ce qu’on mangeait à la maison était saisonnier. Quand c’était la patate qui est moins chère, on en mangeait, si c’est la banane, on en mangeait aussi. Tout ce qui me permettait de garder de l’argent de côté, je le faisais. Il y a des amitiés dont je m’étais séparée. Tout ce qui était uniformes, baptêmes, cotisations, sorties, étaient pour moi, des choses qui me faisaient sortir de l’argent. Lorsque je faisais tous ces efforts sur moi, je trouvais toujours de l’argent pour injecter dans mon business.

On a démarré sans prêt et nous avons compté sur nous- mêmes. Jusqu’aujourd’hui, on n’a pas eu de banque qui nous accompagne en termes de prêt. L’effort vient de nous-mêmes. Ensuite, il y a ce qu’on appelle le « love money » qui est la famille proche. Ceux qui ont confiance en vous et vous donnent de l’argent pour avancer. J’ai mon mari qui n’est venu en aide, il y a aussi mes parents qui m’ont aidée avec de petits prêts. Voilà, comment c’est parti.

Lefaso.net : Vos débuts ont-ils été difficiles ?

J’ai envie de dire que tout début est difficile. Et qu’est ce qui est facile ? Difficile, ça dépend de comment on appréhende les choses. Dans mon vocabulaire, ce sont des termes qui n’existent pas. En fait, la plupart des difficultés sont plutôt mentales que physiques donc, ce sont des choses qui n’existent pas dans mon vocabulaire. Ce que d’autres appellent difficultés, moi j’appelle ça une opportunité.

Lefaso.net : Quels sont vos défis pour Quickcash ?

Défis ! Pas vraiment. J’ai plutôt envie de parler de vision, de challenge, de mes réalisations. Comme je le dis, ce sont des termes qui n’existent pas dans mon vocabulaire. Certains vous diront qu’ils sont confrontés à un défi de financement. Mais, je dirai que ce n’est pas à nous de courir après le financement, c’est le financement qui doit courir après nous. C’est la banque qui doit entendre parler de l’entreprise et nourrir l’envie de l’accompagner. Je dis à mes collaborateurs, que si on n’a toujours pas de financement, c’est qu’on n’a pas fait le travail qu’il faut. Donc, il faut qu’on bosse jusqu’à ce que l’investisseur vienne à nous. Tant qu’on est dans une situation de passivité, on reste toujours dépendant de l’autre, tant que l’autre n’a pas envoyé, on ne bouge pas. Pour moi, ce n’est pas l’investisseur qui cause problème, c’est plutôt la vision.

Lefaso.net : Quelles sont vos perspectives pour Quickcash ?

Mon rêve est de contribuer à l’émergence d’un monde rural, prospère et actif. Quand on arrive dans les villages, le visage qui ressort est celui de la pauvreté, de la misère. Mais, quand on regarde, tout ce qu’on consomme provient de ces zones. Il y a un paradoxe, cela consiste à savoir comment transformer de manière significative la vie des personnes en milieu rural, en leur permettant d’accroître leur pouvoir d’achat. Cliquez ici pour lire la suite sur Yenenga.net

Entretien réalisé par Nicole Ouédraogo
Lefaso.net

Messages

  • Bonsoir ma sœur, je suis très enthousiasmée par votre témoignage. J’admire votre courage et surtout votre optimisme, chose qui me manque beaucoup. Je suis très intéressée par le monde entrepreneurial, précisément le domaine pétrolier. Je suis à mes débuts et j’aimerais qu’on noue des contacts pour que je puisse bénéficier de vos idées, de vos encouragements et de vos expériences.
    Merci de répondre.

  • Toutes mes félicitations Madame, vous êtes une femme battante. par votre expérience vous êtes un modèle pour nous les hommes avant d’être une interpellation pour nos sœurs. que DIEU prospère d’avantage votre entreprise pour que le monde rural en profite. En vous lisant j’ai versé des larmes par ce que j’ai ressenti la souffrance que j’ai vécu avec ma mère dans ce monde rural. vraiment je souhaite de tout cœur que votre entreprise puisse pénétrer dans tous les village du BURKINA Profond.

  • Si toutes les femmes du monde et plus particulièrement celles de l’Afrique pouvaient avoir une telle vision de développement ; elles allaient souffrir moins,les hommes seraient moins endettés et familles chanteraient la joie.
    Tout mes respects.

  • Congratulations Mme ! Merci pour l’initiative et que Dieu vous bénisse richement.

  • Belle initiative à encourager puisque elle contribue à créer des emplois. Mais reconnaissons que Quickcash a besoin d’être amélioré. Il ne faut pas voir la souffrance de certains bénéficiaires d’envoi au niveau des postes de télécommunication ou des banques qui peinent à rentrer en possession de leur argent. Souvent, il te faut faire des jours et des jours soit disant problème de connexion.
    Bon vent à madame

  • Bonsoir, c’est sa une battante. Courage a elle.
    J aimerai partagé sa vision de l’entreprenariat.
    Voir les choses comme elle, créer aussi mon entreprise.
    Surtout échangé avec elle.
    Toute mes félicitations a elle

  • Je felicite votre perseverance et votre determination. Je me rapelle que je faisais la meme chose que vous a mon enfance. La vente des galettes et les gateaux. Cela me fournissait mon argent de poche pour les activites enfantiles.

    Quand je vois des intellectuels qui attendent l Etat pour etre integrer dans la fonction publique. Quel temps perdu, pour ne pas creer soi-meme sa chance.

    L Etat ne doit pas un reservoire plethorique de bureaucrates pauvresen idee. On lieu de se liberr son genie createur de la dependance.

    Pouquoi passer toute sa vie sur les bancs des etudes pour les etudes theoriques ?

  • mes sœurs et nos épouses c’est celle là qu’on appelle femme émancipée elle n’a pas attendu un décret présidentiel ou loi du genre quota genre pour prouver qu’une femme peut mieux faire que l’homme.elle montre que seule la femme elle même peut se libérer et s’émanciper .ce ne sont pas des lois ou des copinages qui peuvent émanciper << seule la lutte libère >> bravo Madame courage et longue vie à toi et ton entreprise tu es une modèle pour une société juste honnête et intègre . la jeunesse africaine te suivra.
    la patrie ou la mort nous vaincrons

  • En Afrique, il suffit de chercher(honnêtement bien sûr) et on trouve l’ ... car c’est un terrain vierge.
    Bon vent à madame Yao.

  • Félicitation Madame YAO. Excellent partage d’expériences. Puissiez vous inspirer plusieurs. Courage et bon chemin.

  • Félicitations chère Madame et bon courage à vous pour la suite. Ce qui est répugnant c’est que les internautes ne sont pas à 100 ou 200 pour encourager cette dame extraordinaire.
    En revanche lorsqu’il s’agit de critiquer ou de dénigrer, on voit que les messages sont nombreux sur le fasonet. Et lorsqu’il s’agit d’une bienfaisance, il n’y a que quelques dizaines de commentaires. Je suis convaincu que cette dame n’a pas attendu un quelconque compliment de quiconque pour bâtir son affaire. Pour ma contribution, je pourrai la mettre en relation avec M. Tom BAÏKI, un jeune camerounais qui a créé une société similaire "pay-làba" pour un partage d’expérience. J’ai rédigé les statuts de cette société et suis prêt à aider cette dame en vue de la vulgarisation de ce système qui permet concrètement de payer auprès du commerçant du village un sac de riz pour la mamie ou le papy depuis Paris ou Boston. Merci à Lefasonet d’ avoir publié une telle révélation de l’année. Cette dame doit être attributaire du prix burkinabè de l’innovation de l’année 2016. Bravo encore !

  • Félicitations ma sœur,votre courage doit inspirer d’autres femmes surtout celles qui ne peuvent faire mieux que dans les osc par manque d’imagination.
    Or, osc ne crée ni entreprise ni prospérité que des désordres.Une fois encore chapeau madame.
    Yako, Farouche partisan de "travailler plus et manifester moins"

  • @Yako, c’est votre régime de merde qui a tout gâté dans ce pays, je veux parler du CDP ! Vous avez mis le pays 1000 ans en arrière, c’est pas erreur de frappe, je veux dire mille ans en arrière ! Vous êtes mal placés pour donner des leçons de développement à nos braves maman, ça s’appelle de l’hypocrisie ! Amicalement !!!!!!!!

  • Bonjour Monsieur Percoma. Je vous remercie pour vos encouragements et le fait d’avoir attire notre attention sur la qualité de service. nous y travaillons afin de l’améliorer. A Cet effet une enquête de satisfaction est en cours auprès de nos clients de tout autre personne intéressée . Accepteriez vous de participer a cette enquête pour aider a mieux faire ? Si oui merci de me laisser une adresse Téléphonique ou mail a votre convenance. Dieu vous bénisse.

  • Bravo Madame ! C’est tout ce que l’on demande aux filles et aux femmes : "mettre en valeur leur intelligence et non leur charme diabolique qui crée beaucoup de désordre dans les sociétés" Merci à Lefaso.net d’avoir publié une telle expérience. Quand la plupart des filles n’ont rien d’autre à offrir à leur société que leurs seins et leurs fesses, je suis vraiment soulagé qu’une telle expérience soit partagée sur Lefaso.net. Notre Télévision Nationale et notre Radio Nationale ne pourront nous rendre service qu’en créant des émissions de ce genre et en critiquant sévèrement la débauche qui est d’ailleurs un puissant facteur d’appauvrissement de nos sociétés.

  • Félicitation à cette brave dame, c’est une grande soeur de l’ex FDSP qui a d’ailleurs fait ses preuves pour avoir été une étudiante brillante. Sa réussite ne m’etonne pas. J’en appelle ses anciens promotionnaires burkinabe à faire briller son idée au BF. Courage à toi

  • Vous êtes une brave femme ! Votre idée est vraiment inspiratrice. Personnellement je sais comment les villageois souffrent afin de rentrer en possession des sous que leurs proches leur envoient de la ville ou de l’exterieur en générale. Bravo à vos collaborateurs qui ont accepté de travailler avec vous dans un premier temps sans rénumération. Que Dieu vous accompagne :)

  • Bravo Mme YAO ; big respect à vous ! Au delà du mérite entreprenarial, c’est toute leçon de vie qu’elle nous (hommes et femmes ) donne. Notre (anciennes colonies de France ) conception du est complètement dépassée. Peut on faire la situation de nombreux financements ou initiatives emplois jeunes ; des décennies dechec et peut être des jeunes égarés à jamais. La première condition de réussite dans une initiative est d’accepter sa situation sociale, de savoir ce que l’on veut et de faire son chemin (généralement unique pour chaque individu ). Il faut compter sur ses forces (soi et alliés ), rechercher l’efficacité et lutilite dans toutes nos actions.

  • Félicitation madame. Je suis fière de vous.
    Je suis d accord avec les internautes 11Me Kere et 12 Yako. Safiatou Lopez viens voir une vraie femme. Toi qui brûle ton pays. Elle construit. Oui Me Kere l ’intérêt au BF aujourd ’ hui tourne autour de la politique. Les rubriques de ce genres n intéressent pas les jeunes surtout des OSC . Car Les mentors leur glissent des billets de 1000 de temps en temps.c est suffisant pour boire du thé .

  • Bravo Mme Yao/Zoundi, vous êtes une personne inspirante.

    Que Dieu continue de vous bénir et qu’IL vous ouvre grand les portes du succès. Un succès retentissant.

    je suis tellement enthousiasmé par votre témoignage que les mots ne suffisent pas à décrire la joie et la fierté que vous m’inspirez.

    j’admire particulièrement votre projet d’apporter au monde rural les moyens d’avoir une vie meilleur et votre engagement à partager vos grâces avec d’autres personnes comme les plus jeunes.

    continuez comme ça, ce n’est que le commencement d’une formidable aventure.

  • Est ce tout pour arriver ?

  • Un exemple du Burkina qui avance

  • - Moi je dis que les gens n’analysent pas avant de réagir ! Je vous le dis tout net ici. Si cette dame a pu ouvrir une société de transfert d’argent avec 60.000 FCFA, c’est que c’est son mari, Monsieur ZOUNDI qui a casqué l’essentiel. C’est lui qui endossait les charges liées à son alimentation, son hébergement, ses déplacements, son habillement, sa santé, etc. Sinon elle n’aurait jamais pu le faire et ouvrir sa société avec seulement 60.000 FCFA. Ne flâttez pas les jeunes qui cherchent du travail. Dites-leur la vérité !

    Par Kôrô Yamyélé

  • Bonjour mme Yao ! juste te féliciter et t’encourager à aller de l’avant !
    Tu suis les traces du vieux Mitibkèta ! oui je sais de quoi je parle. J’ai été inspiré par ton père en visitant ses réalisations à Soubré, puis Kouéré vers Banfora. J’ai aussi connu ta regretté mère. J’ai même assisté a ses funérailles à Samba, et aussi à l’inauguration de la cité universitaire à Koudougou qui porte son nom.
    Bref que le seigneur t’accompagne dans cette œuvre formidable, qu’il te bénisse.
    Bon vent à toi.

  • Félicitations madame Yao.Du courage pour la suite et beaucoup de reussite

  • La femme Burkinabé a toujours été le poumon du développement de notre pays depuis la nuit des temps. Elle est avant tout, la racine familiale soit à l’intérieur ou à l’extérieure du pays. J’ai rencontré des femmes Burkinabé de la diaspora a Paris, économisé sous par sous, et devenir des propriétaires des taxis parisiens : Des ouvrières devenus des chefs d’entreprises exect. Soyons fière de nos sœurs et de nos femmes. Et je dis bravo à notre courageuse sœur madame YAO qui a réussi par sa persévérance dans la bravoure. Je demande à toutes les jeunes filles de notre pays, de suivre l’exemple de cette femme courageuse et battante.

  • TOUTES MES FELICITATIONS MADAME ! VOTRE MANIERE DE VOIR LES CHOSES INSPIRE LES JEUNES DILPOMES QUE NOUS SOMMES. VIVEMENT QUE LES FEMMES AFRICAINES SE LEVENT COMME VOUS POUR UN MEILLEUR RAYONNEMENT DE L’AFRIQUE !

  • Toutes mes félicitations à Mme Yao/Zoundi, Pour les aigris, c’est l’occasion de prendre du recul et sortir de l’aigreur, puis de votre pauvreté en TOUT. Cette femme fait un témoignage très intéressant et éducatif, et on trouve le moyen pour le dénigrement. C’est cette négativité permanente qui vous maintient dans la pauvreté. Approchez Madame et vous verrez qu’en une année vous aurez grandi. Personnellement, je ne connais pas Mme Yao/Zoundi, mais je l’admire et l’encourage. Félicitations aussi à ses collaborateurs, pour la confiance. C’est ce qui manque le plus aujourd’hui.

  • Oui, je suis du même avis que le Koro yamlélé.
    Mme Zoundi dite la vérité à nos jeunes frère car vous n’avez pas crée votre affaire avec 60000Fcfa. Avant votre premier contrat vous et vos deux collaborateurs viviez de quoi ?
    Je suppose que vous et vos deux collaborateurs n’utilisaient pas un seul ordinateur ? Surtout que le travail consistait à mettre en place une plateforme assez complexe.
    Qui payait vos factures de téléphones, vos déplacements, vos différentes formalités administratives, votre campagne publicitaire et j’en passe ?
    Vous conseillez aux gens de travailler sans les crédits. Et en plus vous dites que ce sont les banques qui doivent courir derrière nous. J’hallucine. En fait je pense que vous faite parti de cette frange de riches qui pensent que si on est pauvre, on est forcement paresseux et sans initiative. Votre entreprise est une belle initiative mais vous voulez coute que coute créer une histoire à la Facebook, pour raconter votre parcourt. Dite simplement la vérité car ça n’enlèvement en rien de votre parcourt de femme entrepreneuse à succès.

  • J’aimerai allez a l’ecole de Mme Yao/Zoundi.
    J’espere que vous pouvez gere 1000 par jour pour la nassongo d’une famille de 4.

  • Pourquoi ne parle-t-elle pas de son papa Mr le Consul émérite qui certainement a essayé de l’appuyer à l’époque ne serait ce que moralement. Son papa mérite une certaine reconnaissance dans la réussite de sa fille malgré tout.

  • Courage à toi Mme un l’adage dit "Vouloir c’est pouvoir"
    Je vous tire mon chapeau
    Que Dieu nous guide !!!

  • Félicitation à vous madame Yao,
    Vous êtes le modèle de femme qu’il faut pour l’émergence de notre chère Afrique

  • Toutes mes félicitations a vous pour cette belle entreprise que je juge prometteur pour le développement des zones rurales comme vous l’avez dit sont classes au bas de la pyramide. Je prie vraiment que le bon Dieu vous accorde une santé de fer et de bons sponsors pour que vous continuez d’aider les familles vivant en zones rurales. Elles ont vraiment besoin de vous. Et je profite lancé un vibrant appel a toutes ces femmes désireuses d’entreprendre de s’y lancer. Certes les débuts ne seront pas faciles, mais avec un peu abnégation et de dévouement, je pense que ca pourrait aller. Vivre L’Afrique

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