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Gouvernement Thiéba I : Les trois orientations stratégiques sur fond de bonne gouvernance

Accueil > Actualités > Politique • • jeudi 14 janvier 2016 à 00h20min
Gouvernement Thiéba I : Les trois orientations stratégiques sur fond de bonne gouvernance

Aussitôt après la formation du premier gouvernement, le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba a animé une conférence de presse ce mercredi 13 janvier 2016 sur l’orientation stratégique de la nouvelle équipe qualifiée de « gouvernement de combat et d’engagement ». Il a par ailleurs évoqué les raisons ayant prévalu à la nomination de ses membres.

C’est fait ! Paul Kaba Thiéba dispose de ses premiers hommes et femmes, une semaine après sa nomination en tant que Premier ministre. 23 ministres, 2 ministres délégués et 4 secrétaires d’Etat. Voici la nouvelle « arme  » mise en place pour exécuter les grands axes de la politique de développement du président Roch Marc Christian Kaboré. Cependant, quelles sont les orientations stratégiques de ce gouvernement ? Quelles sont les raisons qui ont prévalu à la nomination des 29 membres de cette équipe qui ne « veut plus gouverner le Faso comme avant » ? Pourquoi les femmes sont-elles faiblement représentées ? « Pourquoi, comment, qu’est-ce qui… ? ». Paul Kaba Thiéba en a eu pour son lot de questions, « seul  » face à la presse, ce mercredi 13 janvier 2016 à la primature.

Orientations stratégiques

Tout d’abord, le gouvernement doit promouvoir la bonne gouvernance en mettant fin à « la méfiance entre la classe politique et le peuple ». Un nouveau contrat social doit être établi et l’équipe aura la lourde responsabilité de lutter contre la corruption et l’incivisme. Ensuite, l’autre chantier consistera à mettre en œuvre « des réformes économiques courageuses pour mettre le pays sur la trajectoire d’une croissance forte, inclusive et durable », d’après Paul Thiéba.Enfin, le troisième axe consistera à réduire la fracture sociale en faisant en sorte que « les fruits de la croissance soient au service de la lutte contre les inégalités », dixit le Premier ministre.

Critères de nomination

Comme tout chef de Gouvernement nommé dans un contexte historique assez particulier (insurrection populaire d’octobre 2014 et coup d’Etat de septembre 2015, NDLR), Paul Kaba Thiéba était à la recherche de « patriotes  » qui ont « un attachement viscéral pour la probité et pour l’éthique » tout comme le président du Faso, Roch Kaboré. Ces hommes et femmes que le citoyen lambda attendait impatiemment, devaient aussi être « compétents  » et s’engager dans le gouvernement pour lutter contre l’injustice, l’impunité et la pauvreté. Et, il a fallu une semaine à Thiéba pour choisir les « bienheureux » parmi lesquels se trouvent des rescapés de la transition. Il s’agit notamment de René Bagoro, ex-ministre de l’urbanisme et de l’habitat qui rejoint le ministère de la Justice et de Filiga Michel Sawadogo qui reste à son poste de ministre de l’Enseignement supérieur, département qui accueille désormais « la recherche scientifique et de l’innovation ».

Un code d’éthique

Pour mener à bien sa mission, le gouvernement Paul Kaba Thiéba compte se prémunir d’un garde-fou, en l’occurrence « un code d’éthique et de bonne conduite » qui devrait permettre d’éviter les conflits d’intérêt, selon le Premier ministre. Dans un souci de transparence et de redevabilité, Paul Thiéba a annoncé qu’une culture des résultats sera instituée. Pour ce faire, une lettre de mission à laquelle sera annexé un plan d’actions inspiré du programme économique du chef de l’Etat, sera transmise à chaque ministre, a-t-il annoncé.

Si la jeunesse reste un peu plus représentée dans ce gouvernement, on ne pourrait pas en dire autant des femmes. Sur cette question de leur représentativité, le Premier ministre reconnait avoir revu ses ambitions de 30% à la baisse, après avoir eu du mal à trouver « des vocations » chez l’autre moitié du ciel. « La politique est un sacerdoce », estime-t-il.

Herman Frédéric BASSOLE
Lefaso.net

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