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Déclaration de l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC) : Le 29 juin, sortons et marchons !

Accueil > Actualités > Politique • • mardi 25 juin 2013 à 21h23min
Déclaration de l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC) :  Le 29 juin, sortons et marchons !

Les partis de l’opposition politique au Burkina Faso, organisés dans le cadre du
Chef de file de l’Opposition, ont décidé d’organiser le 29 Juin 2013, une
Journée Nationale de Protestation Citoyenne, contre la mise en place du Sénat,
et contre la politique du gouvernement en général.

Membre à part entière de l’opposition politique, l’UPC soutient pleinement cette
action, dont l’opportunité et la pertinence ne sont plus à démontrer. Notre parti
estime qu’il est temps que la voix des burkinabè soit fortement entendue, dans la
dénonciation de la longue liste des maux qui minent notre société et le
fonctionnement de nos pouvoirs publics, et qui sont le résultat de la politique
économique et sociale menée par nos dirigeants :

- la pauvreté des populations ne recule pas, et toutes les études sérieuses le
confirment ; les ménages de notre pays sont durement confrontés à
l’augmentation constante des prix des produits de grande consommation (riz,
légumes, viande, huile, carburant, gaz, essence, etc…) alors que les salaires
stagnent ;

 ?
- la politique de l’éducation, dont on décline les mérites colloque après
colloque, a pour résultat sur le terrain des écoles sans enseignants et des enfants
qui lisent sous des paillotes ;

- à l’université, les étudiants, futurs cadres de la nation, se lèvent à 5h du matin
pour espérer trouver une place en amphithéâtre et suivre des cours dispensés par
des enseignants démotivés, sèchent les cours pour pouvoir trouver une place au
restaurant universitaire, vivent de la mendicité et parfois hélas de la prostitution,
pour sortir avec des diplômes dont la finalité est le chômage.

- les centres de santé du pays (Csps, cma, hôpitaux etc..) offrent le spectacle
désolant d’un dénuement total ; exemple typique, l’hôpital Yalgado, ne dispose
ni des équipements adéquats, ni du personnel suffisant pour traiter les malades ;

- l’insécurité gagne chaque jour du terrain, non seulement dans les villes et
villages, mais surtout sur nos routes, théâtre de nombreux et fréquents
braquages ;

- la corruption est devenue un sport national, qui se pratique dans toutes les
sphères administratives et économiques ; elle est surtout le fait de hauts
responsables peu intègres, qui sont encouragés par l’impunité qui règne et dont
l’illustration parfaite est le sort réservé aux nombreux rapports des organes
d’inspection qui dorment dans les tiroirs ;

- notre économie est devenue la propriété d’un clan au coeur du pouvoir,
composé de parents, d’amis, et d’obligés. Beaucoup des membres de ce clan
sont devenus des opérateurs économiques prospères, non pas par leur génie
entrepreneurial, mais par le simple fait qu’ils sont les attributaires des marchés
octroyés à chaque conseil de ministres. Ce sont les mêmes qui bénéficient de
passe droits auprès des services des douanes et des impôts ou ils ont placé des
hommes à leur dévotion, et qui, sous le couvert de prête noms, exploitent notre
or en complicité avec les multinationales étrangères etc….etc.

Visiblement, nos dirigeants ne veulent pas savoir que notre peuple souffre de
tous ces problèmes. Alors il convient de faire en sorte que la clameur populaire
leur parvienne.

Non content d’ignorer la misère du plus grand nombre, et de gérer notre pays
comme une boutique familiale, le pouvoir de la quatrième république se livre
maintenant à ce qu’il convient d’appeler des « provocations » contre notre
démocratie. C’est le cas avec la création de ce Sénat, dont personne, même au
sein du CDP et ses alliés, ne peut, de manière convaincante, expliquer le bien
fondé.

Ce Sénat n’a aucune valeur ajoutée législative, puisqu’il va voter les mêmes lois
que l’Assemblée Nationale actuelle. D’ailleurs, en cas de désaccord entre lui et
l’Assemblée Nationale, c’est l’opinion de cette dernière qui prime.

Il n’apportera rien en termes de diversification de la représentation nationale.
Les conseillers municipaux qui y seront élus proviendront des mêmes partis
politiques déjà présents à l’Assemblée, puisqu’il n’y aura pas de candidature
indépendante. Les Sénateurs qui seront désignés par le Président du Faso ne
seront redevables qu’à ce dernier.

L’argument selon lequel ce Sénat va consacrer la représentation des collectivités
territoriales parce que des conseillers municipaux deviendront sénateurs est
franchement risible. Un conseiller municipal est élu par les électeurs d’un
village ou d’un secteur. L’écrasante majorité des conseillers municipaux ne sont
même pas connus dans les villages voisins, dans les secteurs voisins, et encore
moins dans les autres communes de leur province ou les autres provinces de
leur région. En quoi un tel conseiller devenu Sénateur par la bonne volonté de
ses camarades conseillers est-il plus légitime pour parler au nom des territoires
qu’un député qui a été élu par l’ensemble de la population de sa province et qui
s’est sans doute fait connaitre en sillonnant les commues et les villages pour
battre campagne ?

Où se trouve la nouveauté ? Et où est ce fameux renforcement de la démocratie dont parle le CDP ?

Ce Sénat va couter très cher au Burkinabè : son fonctionnement va nécessiter au
moins 6 milliards par an, soit 36 milliards pour la première mandature ; à cela,
il va falloir ajouter les investissements (bâtiments, etc….). Ce chiffre, c’est le
gouvernement lui-même qui l’a annoncé ; en effet, en Décembre 2012, lors du
vote du budget 2013, le gouvernement a fait inscrire 3 milliards de francs pour
le fonctionnement du Sénat en expliquant que selon ses prévisions, le Sénat va
être fonctionnel à partir de Juin 2013, puisqu’il faut que la session des lois, qui
débute en Mars, vote d’abord sa mise en place. Messieurs du CDP, Trois
milliards en six mois font combien en 12 mois ? Et combien en 6 ans ?

Certes, l’UPC convient que la démocratie n’a pas de prix, et que l’état
d’exception coute infiniment plus cher. Mais nous disons que ce n’est pas un ?
Sénat qui peut sauver le Burkina de l’état d’exception ! Au contraire, la création
d’un Sénat inutile et couteux dans un océan de misère est le type même de
décisions qui donnent des arguments à tous les apprentis sorciers qui estiment
que la démocratie est inutile et ne résout pas les problèmes des gens. Dans le
Burkina Faso d’aujourd’hui, il y a beaucoup de choses qui n‘ont pas de prix : la
nourriture des familles, la santé, l’éducation, le logement, la sécurité des
personnes et de biens, l’emploi des jeunes, etc…Dans la conduite des affaires
d’un pays, lorsque les ressources sont rares, on opère une répartition judicieuse,
et on s’occupe prioritairement des questions non encore résolues. Pour voter nos
lois, nous avons déjà une Assemblée Nationale, comme l’exigent les standards
de la tradition démocratique. Mais pour la santé de nos populations, nous
n’avons pas encore un Csps dans chaque village du Burkina comme l’exige la
règle de l’Organisation Mondiale de la Santé.

Le gouvernement lui-même a évoqué avec brio l’argument du cout lorsque, en
2002, dans l’exposé des motifs de la loi qu’il a proposée à l’Assemblée
Nationale pour supprimer la deuxième chambre, il écrivait : « …Enfin,
l’expérience des parlements bicaméraux révèle une lourdeur administrative
source de lenteur, en sus des couts de fonctionnement très élevés pour les
fragiles économies de nos Etats. Dans notre pays, l’option prise de lutter contre
la pauvreté commande que nous tenions compte de la question des couts… »La
pauvreté a-t-elle disparu au Burkina Faso entre 2002 et 2013 ?

Le gouvernement a même conclu son exposé des motifs, en proposant de
remplacer la deuxième chambre couteuse par une structure non permanente
dénommée Conférence Générale de la Nation, et qui se réunirait une fois par an
pour traiter des problèmes du pays. Depuis lors, rien !

Pour l’UPC, la qualité d’une démocratie ne se mesure pas au nombre des
institutions. Elle se mesure à leur utilité et à leur mode de fonctionnement. Avec
un parti ultra majoritaire qui oblige ses membres à voter mécaniquement, et qui
ne tient nullement compte des propositions de l’opposition, on a beau multiplier
les institutions à l’infini, la démocratie n’avancera pas d’un iota.

A cet argument s’ajoute le fait que ce Sénat est un véritable complot contre la
jeunesse, puisqu’il ferme ses portes à tous ceux qui ont moins de quarante ans.
On ne voit aucune logique derrière un tel critère quand on sait que pour être
Président du Faso, charge suprême de notre pays, trente-cinq ans suffisent ; sauf à penser que les dirigeants du CDP ont trouvé là une manière subtile d’écarter tous les jeunes loups aux dents longues qui piaffent d’impatience en
leur sein, et de réserver les postes du Sénat à ceux de leurs aînés qu’on ne sait
plus ou caser !

La deuxième provocation à laquelle se livre le pouvoir, c’est la révision
annoncée de l’article 37 de notre constitution. Chaque jour que Dieu fait, des
associations proches du pouvoir, et des individus à sa solde, qui du reste ne
représentent qu’eux-mêmes, occupent les pages des journaux ou les antennes
des médias publics, pour lancer des appels à la modification de l’article 37.

Il est difficile de ne pas voir un lien entre la mise en place du Sénat et la montée
en puissance de la revendication de modification de l’article 37, lorsqu’on
examine les modalités possibles d’une telle modification. Celle-ci peut se faire
par voie parlementaire ou par voie référendaire. Le moment venu, le pouvoir va
sans doute choisir la voie qui lui parait la moins risquée. Mais il est évident,
que faire adopter un texte par une assemblée d’élus que l’on contrôle est moins
risqué que de le soumettre à tout un peuple dont on ne maitrise pas les réactions.

Or, vu la position de l’ADF/RDA sur la question, il est au moins établi, que dans
l’Assemblée Nationale toute seule, le CDP n’aura pas la majorité qualifiée pour
procéder à une telle révision. Mais dans ce qui sera le Congrès, c’est-à-dire
l’Assemblée Nationale plus le Sénat tel qu’il se dessine, cette majorité qualifiée
peut être trouvée. A contrario, un référendum soulèvera un débat national
pendant des mois, attirera l’attention de l’opinion internationale, entrainera
toutes sortes d’intervention pour en dissuader les auteurs, et pourrait accoucher
d’un résultat contraire aux attentes du pouvoir. On comprend donc
l’empressement du pouvoir à se doter d’une soupape de sureté, par la mise en
place de ce Sénat, que l’on pourra à tout moment, et très rapidement
instrumentaliser, dans une procédure de modification de l’article 37.Dire le
contraire, comme le font péremptoirement certains ténors du CDP, c’est prendre
les burkinabè pour des naïfs !

Parti républicain, notre parti s’est toujours montré respectueux des lois et
règlements du pays, et a résolument inscrit son action dans le cadre des
modalités et des institutions de la démocratie. Nos députés siègent à
l’Assemblée Nationale, et votent les lois ; nos conseillers municipaux et nos
maires participent à la vie des communes. Et aucun membre du Bureau Politique
National de notre parti n’a jamais servi au sein d’une rébellion, ni participé à
un coup d’état, ni même occupé de fonctions éminentes dans un état d’exception. Donc, notre attachement à la démocratie ne peut pas être pris à
défaut.

Dans le débat sur la mise en place du Sénat, nos députés ont vaillamment
défendu les positions de notre parti, qui rejoignaient du reste celles de toute
l’opposition. Ils ont voté contre cette loi, mais la force de la majorité a prévalu,
même si dans cette majorité certains ont voté malgré eux. C’est du reste ce qui
se passera toujours dans cette assemblée. La majorité mécanique qui y règne ne
connait pas le terme « concession politique ».Pour elle, tout ce qui vient de
l’opposition est suspect, donc mauvais et inacceptable. Elle n’écoute pas non
plus ses propres alliés, comme le montre la manière arrogante avec laquelle elle
a rejeté les amendements de l’ADF. Elle n’écoute même pas ses propres députés
dont beaucoup ont confié aux élus de l’opposition, qu’ils ne comprenaient pas
le bien-fondé de ce Sénat. On ne peut pas espérer la voir découvrir
soudainement la sagesse et l’humilité, et se mettre à l’écoute des autres.

Faut-il dans ces conditions se contenter chaque fois de participer aux débats
parlementaires, voir la majorité ignorer nos propositions, se faire battre par un
vote mécanique, et se taire ?

Le rôle d’une l’opposition, c’est d’abord et avant tout de s’opposer à toute
politique du pouvoir qu’elle juge contraire aux intérêts du peuple. Son rôle, c’est
aussi de faire des propositions alternatives, lorsque les conditions du débat
démocratique le permettent, ce qui n’est malheureusement pas encore le cas au
Burkina Faso. L’opposition est symbolisée par des députés au sein de
l’hémicycle, mais elle est aussi symbolisée par des citoyens hors du parlement,
dont beaucoup ne militent pas dans les partis, et ne votent même pas, mais qui
de façon légitime, veulent parfois faire entendre leur voix et peser sur le cours
des choses. La loi le permet, autorise l’expression des opinions hors des
parlements, et a édicté des règles pour les rassemblements publics.

A ceux de
nos détracteurs qui disent que la loi sur le Sénat étant déjà votée il faut
s’abstenir de manifester, l’UPC répond que si le citoyen est obligé de respecter
la loi votée, il n’est pas obligé de l’aimer. Et il est libre de le faire savoir en
clamant son refus, pourvu qu’il le fasse dans le respect de la loi. Comme l’ont
fait les Kenyans, après que les députés de leur pays aient voté une loi scélérate
pour augmenter leurs salaires. La protestation populaire a payé, puisque la loi a
été abrogée. La même remarque vaut pour le Brésil, pays démocratique s’il en
est, ou les citoyens ont choisi de descendre dans la rue, pour protester contre la
vie chère. Le succès de la mobilisation populaire a obligé la Présidente Dilma

 ?
Roussef à sortir de son mutisme. Elle a ordonné la baisse du prix des tickets de
bus, annoncé qu’elle allait désormais investir l’argent du pétrole dans
l’éducation, et pris l’engagement de lutter de manière plus efficace contre la
corruption. Ces résultats auraient-ils été obtenus si les Kenyans et les Brésiliens
étaient restés assis chez eux pour se contenter des votes des députés de
l’opposition au parlement ? Assurément non ! Ce que veulent les burkinabè,
c’est que enfin, leur gouvernement se mette à leur écoute. Et aujourd’hui, avec
ce pouvoir arrogant qui croit que sa majorité au parlement signifie majorité dans
la population, il faut que la clameur populaire se joigne aux cris des députés de
l’opposition, pour qu’il comprenne que les burkinabè ne sont pas un peuple
mouton !

C’est pour cela que l’UPC lance un appel pressant à tous les burkinabè de tous
les bords politiques, qui rejettent ce Sénat inutile et qui rejettent aussi toute la
politique du gouvernement, à se mobiliser nombreux le 29 juin, à l’endroit
désigné par les leaders locaux de l’opposition, pour exprimer leur
mécontentement face à l’attitude de ce gouvernement qui a oublié son peuple.

L’UPC lance un appel vibrant aux organisations syndicales et de la société
civile, pour que, ensemble, nous prenons à bras le corps les revendications qui
sont à la base du mouvement du 29 Juin. Par-delà nos différences et même nos
divergences, ce qui est en cause ici, c’est l’avenir de notre pays. Du reste, si
notre lutte permet d’arracher des concessions au gouvernement, ce sont les
travailleurs et les étudiants qui en bénéficieront. Et personne ne viendra leur
exiger de militer dans un parti d’opposition, ni leur imposer de voter pour lui.

Le Bureau Politique National invite les élus (députés, maires et conseillers) et
les responsables provinciaux et communaux du parti, à unir résolument leurs
efforts avec ceux des représentants des autres partis d’opposition, pour faire de
la journée nationale de protestation un succès.

Notre parti exhorte tous ceux qui veulent manifester, à le faire dans un esprit
républicain, en évitant les violences physiques et verbales, ainsi que les casses et
autres atteintes aux biens publics. Il les invite surtout à se départir d’une
quelconque peur, à ignorer les provocations, les tentatives d’intimidation et de
corruption qui sont déjà à l’oeuvre. Toute l’agitation que l’on observe chez les
supporters du pouvoir, y compris les tentatives de monter des marches
parallèles, est un signe que maintenant, la peur a vraiment changé de camp !

Plein succès à la Journée Nationale de Protestation

 ?
Démocratie – Travail – Solidarité

Pour le BPN

Zéphirin Diabré

Vos commentaires

  • Le 26 juin 2013 à 09:55, par zping En réponse à : Déclaration de l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC) : Le 29 juin, sortons et marchons !

    vive la journée nationale de protestation. Tout est clair. Ici, il ne s’agit pas de partis d’opposition ou d’opposants politiques, c’est toute la nation burkinabè qui doit se mobiliser. L’aveugle ne voit pas, mais quand il touche il sait. On est n’est plus le même peuple des années 1990 où Blaise était un mythe et c’est comme si l’on parlait de lui on allait mourir demain seulement. Heureusement qu’en ce moment nous étions toujours des bambins sinon on existerait pas aujourd’hui. Et aujourd’hui et plus que jamais on est résolument conscient et on ne laissera pas des hyènes aux peaux de mouton dévorer de manière subtile notre chaire qui est presque finie. Alors je refuse d’être mené en bateau tous les jours. Pourquoi des gens veulent toujours avoir raison, ce n’est pas possible. Le discours de Diabré est digne et salutaire et je voudrais le féliciter. Entre 2002 et 2013, la misère du peuple à augmenter de plusieurs crans. Personne ne peut dire le contraire sauf... Consulter les indicateurs de bien être et on voit réellement ce qu’est devenu le pouvoir d’achat des Burkinabè. Ce n’est pas le nombre d’institutions qui renforce le bras armé du développement, c’est l’efficacité de chaque acteur dans le processus qui déterminera le progrès. Je suis vraiment frustré quand on compare le coût du sénat au coût d’un Etat d’exception. Qui souhaite un Etat d’exception au Burkina ? La politique d’instrumentalisation n’est qu’en réalité un déshonneur. Quand on regarde c’est comme tout le Burkina est entre les mains de quelques individus qui achète par ici les consciences moins développées et par là les intelligences mal conçues de certains burkinabè. Je rie souvent des gens qui troquent leur intelligence contre de l’argent, cest s’insulter, mais ils comprendront.

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  • Le 26 juin 2013 à 20:54, par Max En réponse à : Déclaration de l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC) : Le 29 juin, sortons et marchons !

    INTERESSANTS, LES ARGUMENTS DU CDP EN 2002 :
    Le gouvernement lui-même a évoqué avec brio l’argument du cout lorsque, en 2002, dans l’exposé des motifs de la loi qu’il a proposée à l’Assemblée Nationale pour supprimer la deuxième chambre, il écrivait : « …Enfin, l’expérience des parlements bicaméraux révèle une lourdeur administrative source de lenteur, en sus des couts de fonctionnement très élevés pour les fragiles économies de nos Etats. Dans notre pays, l’option prise de lutter contre la pauvreté commande que nous tenions compte de la question des couts… »

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  • Le 27 juin 2013 à 10:15, par HAROO En réponse à : Déclaration de l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC) : Le 29 juin, sortons et marchons !

    Nous ne sommes ni contre le pouvoir ni contre l’opposition. En tant que burkinabé, nous voulons la paix et la paix dans la dignité. On est pauvre au Faso. On ne vit pas. On vivote. Avant, un fonctionnaire pouvait facilement se construire une maison. Aujourd’hui, à l’allure où vont les choses, nos salaires ne suffisent même pas à faire face à problèmes d’alimentation, de santé, à l’éducation de nos enfants, au paiement de nos loyers.... Comment payer une parcelle à 7 millions et construire avec au moins 10 000 000 quand toute notre carrière (25 ans) ne dépasse pas 35 000 000 (soit 125 000/mois) y compris toutes nos charges (eau, électricité, carburant, soins de santé, éducation, vivres, popotte....). Maintenant dites moi qu’un groupe va couter 6 milliards et vous comprendrez ma rancœur et ma hargne ainsi que mon désir de marcher.

    Répondre à ce message

  • Le 27 juin 2013 à 12:02, par Nanga En réponse à : Déclaration de l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC) : Le 29 juin, sortons et marchons !

    Merci PRÉSIDENT.
    Nous avons enfin un guide digne pour conduire le peuple. Nous serons nombreux avec nos amis, nos femmes et enfants pour préserver la paix à vos côtés. Tous le matin du 29 juin à la place de la nation.
    Merci

    Répondre à ce message

  • Le 27 juin 2013 à 13:44, par Ben IScham En réponse à : Déclaration de l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC) : Le 29 juin, sortons et marchons !

    Depuis un certain temps, l’argument de la démocratie n’a pas de prix comparativement à l’Etat d’exception qui coûterait plus cher me gène un peu. Le Ministre de l’Article 37 l’a avancé et il est repris par l’UPC. Je voudrais seulement qu’on compare les 4 années de CNR avec les 4 premières années de la démocratie au Burkina (1991-1995) ou même avec la durée actuelle de notre démocratie. Vous verrez, en toute objectivité, qu’un Etat d’exception conscient, est plus pragmatique et s’investit plus pour l’épanouissement de la population. L’Etat d’exception travaille plus à combler les frustrations qui l’ont le plus engendré.
    Alors que sous le couvert de la démocratie, surtout celle burkinabè, l’on connait toutes les récriminations faites qui ont été bien résumées par l’UPC. Et je n’ai pas besoin d’évoquer le coût de cette démocratie ici par rapport aux résultats atteints en termes d’amélioration du bien-être commun. Je préfère de loin un Etat d’exception civilisé à cette démocratie qu’on nous sert à longueur de journée au Burkina Faso.
    Comme la démocratie est aujourd’hui un acquis, travaillons à la rendre enviable, belle, surtout pour le bonheur du peuple. Et cela passe des actions conscientes comme la marche du 29 juin 2013. Elle ne doit pas être pris en otage pour un groupuscule de gens.

    Répondre à ce message

  • Le 28 juin 2013 à 18:08, par adiatiogue ambroise En réponse à : Déclaration de l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC) : Le 29 juin, sortons et marchons !

    Bravo mr ! Votre messssage est claire ;nous serons au rendrez vous pour barrer la route aux loups garous qui veulent nous priver.non a la gestion gabesique de l’argent de mon peuple !

    Répondre à ce message

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