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‘’Article 37’’ : Le plus connu de la Constitution burkinabè ?

Accueil > Actualités > Politique • • mercredi 10 avril 2013 à 22h33min
                                                      ‘’Article 37’’ :                                Le plus connu de la Constitution burkinabè ?

Le modifier pour la troisième fois ou le laisser en l’état, l’article 37 de notre Loi fondamentale fait l’objet depuis quelques années, de débats. Et ces débats semblent intéresser tout le monde, en fonction de l’intérêt en jeu ou du niveau d’appréhension des enjeux d’une éventuelle modification.

A son adoption le 2 juin 1991, la Constitution disposait en son article 37 que « Le Président du Faso est élu pour sept ans au suffrage universel direct, égal et secret. Il est rééligible une fois ». Cette disposition sera modifiée en 1997 engendrant la suppression de « une fois » ; ce qui donne au Président du Faso la latitude de se faire élire autant de fois qu’il voudra, avec encore sept ans comme durée du mandat.

Avec la loi modificative du 11 avril 2000, la durée du mandat a été ramenée à 5 ans et la limitation « une fois », réintroduite. Et c’est cette version qui fait l’objet de débat contradictoire entre ceux qui veulent qu’elle soit modifiée et ceux qui s’y opposent. Du coup, des 173 articles que compte notre Loi fondamentale, c’est l’article 37 qui semble être le plus connu.

L’appropriation populaire du débat sur l’article 37

Les constitutionnalistes, politologues, juristes, les politiciens ne sont plus les seuls à mener le débat sur l’article 37 de notre Constitution. La vendeuse de légumes, le mécanicien, le taximan, les élèves, les salariés, en ville ou en campagne, tout le monde émet son idée dans ce débat ; chacun avec son niveau de motivation, en fonction de son intérêt qui pourrait s’inscrire en droite ligne de la volonté générale et de son niveau d’appréhension des enjeux de la question.

De façon indirecte parfois, les gens débattent sur cette disposition constitutionnelle. En effet, on entend souvent des gens se demander ce qui se passera en 2015. Et cela n’est rien d’autre que l’objet de l’article 37, en ce sens que c’est la question du maintien ou de la succession de Blaise Compaoré au pouvoir se trouve en réalité posée. Or, pour que ce dernier se maintienne au pourvoir après 2015, il lui faudra au préalable modifier la disposition querellée. Donc, en parlant de l’exercice du pouvoir au sommet de l’Etat à l’issue de la prochaine consultation électorale pour l’élection du président du Faso, on tombe indirectement dans le débat sur l’article 37.

Cet intérêt populaire pour le débat sur l’article 37 est à saluer à plus d’un titre. Il est le signe que les gens ont connaissance de l’existence d’une disposition constitutionnelle régissant la fonction présidentielle dans notre pays. Cela est aussi la preuve que les Burkinabè ont pris conscience du fait que ce débat concerne leur avenir et qu’ils écartent de leur esprit d’autres formes de conquête du pouvoir d’Etat que celle des urnes.

En s’intéressant à ce débat, l’on a également le souci de faire prévaloir la tendance majoritaire, pour un climat apaisé à l’issue de l’élection présidentielle de 2015.

Après tout, c’est le débat démocratique, débat d’idées d’où sortira la force de l’argument objectivement convaincant, qui s’instaure avec les différentes positions affichées par rapport à la question de l’article.

Les différentes positions affichées

Il y a d’un côté, ceux qui veulent que l’article 37 soit modifié. Dans ce camp, il y a ceux qui veulent qu’il soit amputé de sa portion limitant le mandat présidentiel. Dans ce sens, le président du Faso serait rééligible à vie. Et il y a aussi ceux qui souhaitent voir cette modification s’opérer dans le sens d’un verrouillage solide de sorte à mettre la limitation du mandat à l’abri de modifications ultérieures.

Pour ces derniers, la modification consisterait à introduire dans la Constitution, une disposition interdisant toute velléité de modifications ultérieures de l’article 37. Ainsi, le mandat présidentiel rejoindrait les matières insusceptibles de modification prévues à l’article 165 de la Constitution qui dispose qu’ « Aucun projet ou proposition de révision de la Constitution n’est recevable lorsqu’il remet en cause la nature et la forme républicaine de l’Etat ; le système multipartiste ; l’intégrité du territoire national ».

Mais l’exemple du Niger sous l’ère Tandja a prouvé que le verrouillage de la disposition relative au mandat présidentiel, même doublé, n’est pas infranchissable. Tout dépend de la volonté sur fond de sagesse, du détenteur du pouvoir d’Etat.

Quel que soit le sens dans lequel elle serait opérée, il y a des gens qui ne veulent même pas entendre parler de modification de l’article 37. Pour eux, il est bon en l’état et il doit y rester.

Avec sa soumission au Conseil consultatif sur les réformes politiques (CCRP) en juillet 2011, on avait pensé que ce débat allait être tranché par un avis consensuel ; mais hélas ! Et aujourd’hui, le débat se mène avec beaucoup plus de passion de part et d’autre. Vivement, que la sagesse prenne le dessus sur les intérêts individuels et partisans !

Fulbert Paré

Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 11 avril 2013 à 04:05, par Africain En réponse à : ‘’Article 37’’ : Le plus connu de la Constitution burkinabè ?

    l article 37 ne sera même pas d actualité pour les élection de 2015 . Lisez soigneusement la révision de la loi fondamentale burkinabé : quitus du conseil constitutionnel 11 juin 2012. Le GOUROU à déjà fini son travail , après 2015 il sera paisible pendant 12 ans si dieu lieu donne longue . À chacun selon son niveau compréhension !!!

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  • Le 11 avril 2013 à 04:11, par Sidpasata - Veritas En réponse à : ‘’Article 37’’ : Le plus connu de la Constitution burkinabè ?

    à propos de l’Article 37, il n’y a plus rien de nouveau à dire : tout (ou presque) a déjà été dit. Il ne reste plus que l’affrontement entre les deux camps ; et il sera surprenant que cela se passe par les urnes. ............. Les positionnements stratégiques sont telles que l’opposition aura lieu dans la rue et non à l’AN ou dans l’isoloir. IL NE FAUT PAS RÊVER

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  • Le 11 avril 2013 à 06:59, par JBZ En réponse à : ‘’Article 37’’ : Le plus connu de la Constitution burkinabè ?

    L’humanité est pressé de voir les eouvres du seigneur. Lui seul est éternel. Qu"on le modifi ou pas le BF a tjrs des equations à resoudre

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  • Le 11 avril 2013 à 07:38, par Omed En réponse à : ‘’Article 37’’ : Le plus connu de la Constitution burkinabè ?

    salut à tous,Mr Paré ne vous fatiguez même plus sur l’article 37...même ceux qui veulent le changer se cherchent maintenant...le chef est "malade" .....2015 c’est dans 1an et demi...on est ensemble....A bon entendeur salut.

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  • Le 11 avril 2013 à 08:05, par el commandente En réponse à : ‘’Article 37’’ : Le plus connu de la Constitution burkinabè ?

    cette article 37 me tient a coeur que je veut meme pas parle de refd c’est notre dmcrst quont tue tout ce qui aime b.f doit dit nom nom et c’est tres dangereu

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  • Le 11 avril 2013 à 09:44, par le véto En réponse à : ‘’Article 37’’ : Le plus connu de la Constitution burkinabè ?

    moi je pense que l’alternance peut faire l’objet du développement dans ce pays c’est les mêmes personnes qui tourne dans les postes. par exemple de baskui a la mairie centrale, Ceux qui disent qu’on modifie il sont plus criminel que l’intéressé (P F).Tant que ya pas d’alternance cè des individus émergent et le Burkina immergent

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  • Le 11 avril 2013 à 11:03, par Zagas En réponse à : ‘’Article 37’’ : Le plus connu de la Constitution burkinabè ?

    Moi je pense plutôt qu’il faut modifier la constitution en son article 165 en insérant tout simplement"les dispositions contenues dans l’article 37 ne peuvent pas faire l’objet d’une modification" ou"Tout projet ou proposition de révision de la constitution est irrecevable lorsqu’il remet en cause le nombre de mandats présidentiel".Au moment de la révision constitutionnelle de 2000,les acteurs auraient dû le faire et à l’heure on en parlait plus,c’est de la mauvaise volonté.Sinon,même si l’article 37 n’est pas modifié et que Blaise part,celui qui va venir serait tenté de le faire(le cas de Wade au Sénégal).En outre,la majorité estime que Blaise a duré au pouvoir et qu’il n’a plus rien à proposer,ce qui veut dire qu’elle ne serait pas contre la modification si le remplaçant voudrait le faire après 10ans au lieu de 28ans.Le problème est objectif et non subjectif,la solution réside en l’article 165 et non 37.Pour ce dernier,j’espère que l’esprit patriotique ramènera certaines personnes de l’entourage de son excellence à plus de retenue ;et pour l’article 165,qu’on la modifie à l’hémicycle,si ça passe avec plus de 90 pour cent,on sera assuré de la pérennisation de la démocratie au BF,dans le cas contraire,on saura que ceux qui parlent d’alternance ne sont qu’égoïstes !!salut

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  • Le 11 avril 2013 à 11:14 En réponse à : ‘’Article 37’’ : Le plus connu de la Constitution burkinabè ?

    Toute idee de modifier de l article 37 de notre constitution entrenera des troubles
    quelque soit les raisons avancees.Blaise veut pas partir mais il faut qu il parte .28 ans au pouvoir y en avait jamais eu au Faso . il a su dicter mais comme toute chose a une fin .il est temps pour Blaise de ceder .si non il verra le peuple .ou l armee en face .( Blaise est sur le terrain mais en face c est pas maiis) .

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  • Le 11 avril 2013 à 11:16, par xoxo En réponse à : ‘’Article 37’’ : Le plus connu de la Constitution burkinabè ?

    certainement que la question de l’article 37 est mal posée ! est-ce que l’article 37 PEUT être modifié ? La réponse est : OUI. Cela relève de la politique, du droit constitutionnel. rien ne prohibe la modification de cet article. ce n’est pas une question de morale. Certainement que c’est devenu une question de société qui dérape car chacun qui met un point d’honneur à défendre son avis. Il reste que pour modifier la constitution, il y a une procédure et si c’est procédure est respectée, nul n’a le droit de se plaindre dans la rue sinon à se plaindre dans son intimité la plus totale. c’est une question d’institions républicaines. il y a l’assemblé nationale qui a le pouvoir le bouger les lignes constitutionnelles et il y a la nécessité d’y disposer d’une majorité. au risque de me faire insulter, c’est ceux qui veulent mettre le pays à feu ou à sang si l’article 37 étaient modifié qui sont hors la loi. Je leur propose donc de se constituer en opposition crédible pour combattre le CDP, d’avoir la majorité et ainsi gouverner le pays selon les règles de la démocratie. La modification de l’article 37 n’est qu’une conséquence démocratique. c’est la dictature de la démocratie qui, du reste, est juste et doit être acceptée. et c’est pareil depuis une éternité dans les grandes démocratie et notamment aux USA. Ce qui n’est pas interdit est permi même si la morale peut s’ériger en obstacle que l’on brise selon sa conscience. NB : Je ne dis pas que l’article 37 doit être modifié. je dis qu’il peut être modifié car rien ne l’interdit. je ne fais que faire un constat légitime. je suis par ailleurs pour le maintien de l’article 37 mais cela relève de ma conviction personnelle et pas de mon droit le plus absolu. laissons donc faire la démoratie qui doit s’exprimer chaque 5 ans selon que ce soit pour un président, un maire, un député. vouloir agir avant les 5 ans, c’est brûler un pays. d’aucuns parlerait de "pouvoir pour le peuple et par le peuple". "par le peuple", c’est à travers les urnes et non la rue, le sang. sinon "par le peuple" ne serait que pure chimère.

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    • Le 11 avril 2013 à 12:19, par filsdupays En réponse à : ‘’Article 37’’ : Le plus connu de la Constitution burkinabè ?

      J’aurais souhaité ne pas intervenir sur cet article mais hélas. De grâce, laissez modifier cet article pour qu’enfin nous puissions respirer. Même un président de la trempe de Mobutu a fini un jour par mourir.
      C’est l’homme qui fait son histoire et on ne recolte que ce que l’on a semé que ce soit maintenant ou plutard par ses progénitures.
      A bon entendeur, salut !

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      • Le 11 avril 2013 à 15:23, par katimi justice savadogo En réponse à : ‘’Article 37’’ : Le plus connu de la Constitution burkinabè ?

        Bonjour chers internautes
        La question de la modification de l’article 37 n’est pas seulement morale mais également politique ; sinon de bon sens ; un démocrate ne refuse pas l’alternance. C’est le refus de l’alternance pacifique qui engendre les graves crises qui mettront la paix et la cohésion sociale en péril par le faute de simples égoïstes qui ne pensent qu’à leurs intérêts débiles et ventriloques. C’est pourquoi les sages qui voient plus loin les conséquences que les thuriféraires de la non alternance ont demandé et obtenu le rétablissement de la limitation du mandat présidentiel.
        L’internaute XOXO pour des raisons inavouables qui lui sont propres, affirme et navigue à contre courant, sans coup férir et sans état d’âme que :
        1. La question de l’article 37 est mal placée :
        Nous disons que le débat de l’article 37 est une question vitale pour la démocratie, la paix, le bien être social et la cohésion sociale au BF ; donc son débat dénote de la vitalité et de la prise de conscience des burkinabés sur l’alternance et des questions politiques. Toute agression meurtrière contre l’article 37 est une agression contre le peuple souverain n’en déplaise aux thuriféraires patentés au regard larmoyant. Le même peuple selon un article de la constitution pourrait appliquer vigoureusement la méthode bien éprouvé de la désobéissance civile incluse dans la constitution en cas de viol.
        2. Nul n’a le droit de se plaindre dans la rue selon Xoxo :
        la constitution donne le droit et la légitimité au peuple souverain de désobéir et d’appliquer une réponse cinglante aux violeurs de l’article 37 dans la rue ;il serait plus facile aux prédateurs sans foi, ni loi de modifier l’article 37 que de ramener la paix et la cohésion si cher au BF.
        3. Créer une opposition forte pour battre le CDP :
        Mr XOXO, soit tu ne vis pas au BF, soit tu es naïf de croire comme la brave Juliette Bonkoungou nationale en disgrâce modérée qu’un simple bulletin de vote peut battre le CDP et ramener l’alternance au BF ; ceux qui avaient un doute légitime ont pu s’apercevoir de l’impossibilité de la mission lors des dernières élections législatives et municipales couplées. Un simple bulletin de vote ne pourra pas battre le CDP pour des raisons évidentes que bon nombre de citoyens honnêtes savent.
        4. Internaute XOXO tu sembles comparer la démocratie burkinabé à la démocratie américaine :
        Je te rappelle que la démocratie burkinabé a charrié et des cadavres et des pleurs et du sang.
        Le peuple est utilisé comme un épouvantail honteux ; son choix compte peu seule la force de la baïonnette compte et a encore de beaux jours devant elle. L’article 37 serait sans doute modifié sans état d’âme pour parler comme le barbu Dr Bognessan qui s’amuse avec des contorsions intellectuelles et détournées pour contenter son maitre qui accumule à lui tout seul 28 ans de gestion non stop du pouvoir ;ce Dr Bognessan a oublié depuis longtemps que le plus court chemin est toujours la perpendiculaire menée d’un point quelconque à une droite.
        Katimi justice savadogo

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        • Le 11 avril 2013 à 15:48, par Yargui En réponse à : ‘’Article 37’’ : Le plus connu de la Constitution burkinabè ?

          CCRP = Compaoré Compte Resté au Pouvoir. Mais faites très attention à l’article 37 car il y aura le M37 dans ce pays pour dire non à la dictature.

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        • Le 11 avril 2013 à 16:19, par xoxo En réponse à : ‘’Article 37’’ : Le plus connu de la Constitution burkinabè ?

          très bien, katimi justice savadogo. tout d’abord, je souligne que je suis contre la modification de l’article 37. aussi, Je n’ai jamais que la question de l’art 37 est mal placée mais mal posée. j’ai juste fait une analyse positiviste de la situation alors que vous êtes dans une analyse normative. vous être donc dans l’émotion, la morale et l’éthique qui n’existe pas en politique. je le redis : l’art 37 est une question politique et de droit constitutionnel. la question relève d’un état des faits : est-ce qu’on peut modifier l’art 37 ? la réponse est est OUI et encore OUI. c’est simple. si vous voulez qu’on discute de la moralité de la chose alors je suis tout à fait d’accord avec vous. Moralement, l’art 37 ne doit pas être touché ? la question a mille réponses ! de la morale de qui parlerions-nous ? de la vôtre ? de la mienne ? de celle du peuple, du CDP, du PF, ... ? Selon le public ou l’individu, la morale est différente car il y a une question d’intérêts. c’est pour cela que nous avons la constitution avec ses règles. rien ne dit que l’art 37 ne peut être modifié. c’est un fait écrit noir sur blanc. quiconque peut s’exciter derrière un clavier mais avant de combrattre une modification d l’art 37, il faut savoir que sa modification n’est pas anti-constitutionnelle. ayons d’abord l’honnetété intellectuelle de préciser cela avant de nous lancer dans de quelconques combats. certes le peuple peut se soulever contre toute modif de l’art 37. c’est son droit le plus absolu mais est-ce que cela relève de sa souveraineté ? Aussi, est-ce que tout le peuple veut que l’art 37 soit maintenu ? c’est pour cela que j’appelle à la vigilance du fait de la possibilité d’un affrontement populaire entre pour et contre la modif. je crois qu’au burkina les gens en ont marre du systèmes. certes ! mais l’art 37 serait un faut motif pour se soulever et inviter le chao dans nos foyers. je le redis, la modif de l’article 37 n’est ni illégale ni contre qui que ce soit. pour info, Katimi, je ne compare pas les démocraties burkinabè et USA. il n’y a pas à comparer. la démocratie, c’est la démocratie. l’assemblée nationale est un symbole de la démocratie. si vous et d’autres personnes (comme moi), nous trouvons que ce n’est pas le cas, fermons ses portes. sinon laissons la faire son travail comme modifier l’art 37 selon les règles constitutionnelles. si vous trouvez que la constitution ne fait pas l’affaire, changer là. peu importe le sujet, les internautes chialent partout qu’ils attendent 2015. 2015 sera bientôt là ! et je vous le dis, l’art 37 est un faux problème, un faux débat. si nous veillons à construire une démocratie comme il faut, on n’a pas besoin de menaces 2015. la situation au burkina est autant de votre faute que de la mienne, Katimi. vous êtes sur internet pour crier "non à la modif de l’art 37". avez-vous déjà fait un rassemblement, une conférence pour dire "non" ? En 2015, vous serez encore sur le net pour dire "non" à modif de l’art 37. pour que ce soit clair encore, je dis que je suis contre la modif de l’art 37 mais que je ne leverai pas le moindre doigt contre sa modif car je trouve que c’est pas anticonstitutionnel. prouvez-moi le contraire ! je considère qu’il faut des règles de vie dans une société. la constitution est un ensemble de règles de vie politique et non morale que nous avons tous accepté implicitement. les règles évoluent, elles changent. mais elles évoluent et changent parce qu’aucune règle ne prohibe cela. si vous voulez que l’art 37 ne fasse jamais l’objet d’une modif, il faut la verrouiller. là, je viendrai dire : est-ce qu’on peut modifier l’art 37 ? réponse : NON car il est interdit de la modifier ! Pr info, je vis à ouaga comme vous peut-être ! et vive les règles

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        • Le 11 avril 2013 à 18:42, par dj En réponse à : ‘’Article 37’’ : Le plus connu de la Constitution burkinabè ?

          je ne suis pas d’accord avec XOXO mais je reconnais la pertinence de son analyse ! vive cpdt l’art 37 et pas touch

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    • Le 11 avril 2013 à 14:11, par Sidpasata - Veritas En réponse à : ‘’Article 37’’ : Le plus connu de la Constitution burkinabè ?

      Vous pouvez défendre tout ce que vous voulez sur la base de la légalité ; comme vous dites : "Ce qui n’est pas interdit est permi même si la morale peut s’ériger en obstacle que l’on brise selon sa conscience". Eh bien le peuple souverain se charge, en certaines de ces composantes vigilantes, de vous opposer (y compris par la rue) le principe de la légitimité. .................... Si vous pensez que que la légalité seule suffit, on peut vous faire alors remarquer que s’il est légale de modifier une loi, il est tout aussi légale de respecter la loi qui existe déjà. Bien plus, quand il n’y a pas de consensus sur la modification d’une loi, même dans les instances (CCRP) fabriquées hors-institutions pour les besoin de la cause, il devient un devoir impérieux de garder le statu quo et de respecter la loi. A moins d’être un filou... sans foi ni loi !!!

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  • Le 11 avril 2013 à 13:37, par WEDER En réponse à : ‘’Article 37’’ : Le plus connu de la Constitution burkinabè ?

    Parlant de l’article 37,la modification ou non ,que la PAIX règne au pays des hommes intègres.

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  • Le 11 avril 2013 à 16:13, par SIDPAYETE En réponse à : ‘’Article 37’’ : Le plus connu de la Constitution burkinabè ?

    Comme les mossi le disent, la modification de l’article 37 est un interdit ’’KISGU’’
    En réalité, la société n’empêche personne de franchir l’interdit mais celui qui le franchit meurt. Rappelez vous du NIGER !!!!

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  • Le 11 avril 2013 à 16:35, par bitoubi En réponse à : ‘’Article 37’’ : Le plus connu de la Constitution burkinabè ?

    Seule la prostate peut nous sauver de cet imbriglio.

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  • Le 11 avril 2013 à 16:37, par bitoubi En réponse à : ‘’Article 37’’ : Le plus connu de la Constitution burkinabè ?

    seule la prostate peut nous sauver de cet imbroglio.

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  • Le 11 avril 2013 à 16:39, par WeAreTired En réponse à : ‘’Article 37’’ : Le plus connu de la Constitution burkinabè ?

    Compaoré Compte Rester au Pouvoir (CCRP) mais Compaoré Craint de Rester au Pouvoir (CCRP) parce-que le peuple attend que Compaoré Crée les Conditions de son Renversement (CCRP).
    Laissez-nous en paix avec votre article 37.

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  • Le 11 avril 2013 à 17:35, par Alexio En réponse à : ‘’Article 37’’ : Le plus connu de la Constitution burkinabè ?

    Une honte nationale si cet article fait toujours couler beaucoup d encre a cause d une personne.sa manupulation mettra le pays en retard puisqu elle engendree la division sosiale qui rentrera dans l histoire du Faso.Un coup d etat peut s en decoulercomme au Niger.

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  • Le 11 avril 2013 à 18:04, par onu En réponse à : ‘’Article 37’’ : Le plus connu de la Constitution burkinabè ?

    Pourquoi se débattre sur une loi très clarifié a sa dernière modification ?
    En 2015 le président Blaise Compaoré doit partir.
    Mr. Le président, vous avez accompli a 80 % des 6 engagements pris en 1998 lors de votre campagne présidentiel : le peuple reconnait vos efforts, mais a présent vous êtes en cours d’idées pour que le Burkina avance, les objectifs du président Sankara que vous avez fait la continuité se tarisses. Mettez- vous dans la tête que la patience de votre peuple a des limites, il vous permette des gâteries jusqu’en 2015 comme votre sénat pour caser vos complices d’assassinats et corruption ‘’anciens directeurs de cabinet, militaires aguerries, ministres d’état exct-‘’ votre peuple vous connait, alors ne le décevez pas malgré votre peau de caméléon, annoncez vos intentions, et partez honorablement.
    Non au referendum, trop de tricheries dans les urnes.
    Rappelez-vous qu’il Ya eu déjà de CCRP Avec tous les barons du parti au pouvoir, et beaucoup d’opposants ont refusés de participer à ce CCRP, le refus des vrais opposants est justifié et légitime, car qui dit reformes politiques dans nos pays corrompus, dit changement de constitution, et au Burkina ça sera l’article 37. Pourtant tout le peuple sait que même avec un magouillage de l’article 37, dont Mr Yè est revenu pour enterrer, une nouvelle candidature de Mr. Blaise Compaoré a la présidence est anticonstitutionnelle. Souvenez vous que l’article 37 a été réviser deux fois et on comprenait le pourquoi, a cause de l’affaire Zongo, c’était pour apaiser la tension sociale, le mandat du président qui était de 7 ans est ramener a 5 ans et renouvelable une fois, donc un président qui a eu ses deux mandats doit se retirer et revenir au bout de 5 ans s’il le désire. Depuis 2000 les barons du CDP essayent de tripoter ce fameux article 37 qui barre la route du pouvoir a vie de Mr blaise Compaoré, et le refus des vrais opposants de ne pas participer a un reforme politique qui consistera a modifier le fameux article 37 est légitime, ce n’est pas une faiblesse de leur part, mais un réalisme pure. Rappelons nous qu’il eu un temps ou les responsables des R14 ( regroupement des 14 partis politiques ) ont fait trembler le pouvoir de Mr. Blaise Compaoré justement à cause de l’article 37, aujourd’hui le peuple burkinabé est dans sa légitimité de dire à Mr Blaise Compoaré de partir après ce dernier mandat, en cas de refus de ce dernier, un soulèvement populaire est légitime. Juridiquement le groupe du CCRP n’a aucun droit de programmer le changement de l’article 37 dans son programme de reforme, sauf après 2015, a la fin du mandat du président. Mais avec les soupçons des uns et des autres, je ne crois pas que la sécurité juridique de notre pays soit appliquée pour faire trembler les barons du CDP. Néanmoins que l’opposition reste sous ses gardes, ne pas accepter une proposition de referendum est légitime pour le peuple burkinabé en ce qui concerne ce fameux article 37. Notre pays a besoin d’un changement pour stopper la corruption dont le président Blaise ne contrôle plus. ONU

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  • Le 11 avril 2013 à 21:13, par Bangrenoma En réponse à : ‘’Article 37’’ : Le plus connu de la Constitution burkinabè ?

    Laisser l’article 37 ou le modifier c’est "quif quif bourique même chose". Le laisser comme tel ? le fauteuil est très convoité ! Le modifier ? des gens y laisseront leur peau parce qu’ils ne l’accepteront pas. Après analyse très sérieuse je crois que l’essentiel est de se préparer pour toute éventualité. C’est plus réfléchi. C’est notre (Burkina) tour de passer à l’épreuve parce que ceux (Régime) qui peuvent prévenir l’incendie pense que cela n’arrivera jamais.

    Organisons des scénaris et des sorties de crise conséquentes, nous rendrons un grand service au peuple Burkinabè qui n’a pas besoin de ce qui arrive aux autres !

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  • Le 28 mai 2013 à 15:11, par EL COMMANDANTE CHE En réponse à : ‘’Article 37’’ : Le plus connu de la Constitution burkinabè ?

    JE PENSE QUE L’ARTICLE 37 PEUE CREER LA GUERRE AU PAYS .DONC PENSE A NOUS CHER POLITICIEN BURINABE. JE VOUS AIMES

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