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Luc Adolphe Tiao à l’Office Nationale d’Identification : "N’attendez pas que la population vienne, allez vers elle"

Accueil > Actualités > Politique • • mercredi 30 novembre 2011 à 01h47min

Le premier ministre Luc Adolphe Tiao s’est rendu le mardi 29 novembre 2011 à l’Office national d’identification(ONI) à Ouagadougou. L’occasion pour lui de se s’enquérir de l’état de fonctionnement et des difficultés rencontrées par la structure.
De la salle de Biométrie en passant par la salle de confection des CNIB et des passeports, le premier ministre Luc Adolphe Tiao a tenu à effectuer d’abord une visite guidée de l’Office national d’identification (ONI) avant de rencontrer les responsables de la structure pour comprendre l’état de fonctionnement actuel de l’établissement.

Pour le directeur général de l’ONI, le contrôleur général de police, Jean Baptiste Ouédraogo, l’ONI rencontre des difficultés liées à ces tâtonnements de démarrage. Il s’agit entre autres d’une accumulation de dettes qu’il va falloir apurer, et d’une certaine manque de confiance des administrations en son encontre. Il a indiqué également qu’à l’heure actuelle, il ya un manque d’engouement de la population pour la confection des cartes nationales d’identité burkinabè(CNIB). Par exemple, l’ONI peut produire actuellement 25000 cartes par jour, malheureusement, elle n’en produit que 2000 en moyenne de nos jours.

Il a déploré également le fait que des administrations préfèrent confier la confection de leurs documents à des entreprises privées, délaissant du même coup la structure nationale. Il est aussi revenu sur le coût de la CNIB qui fait perdre à l’ONI 700FCFA par carte produite. Ce qui entraine un certain nombre de problèmes financiers. Cependant, malgré ces difficultés, le contrôleur général de police, Jean Baptiste Ouédraogo a affirmé qu’un travail est effectué chaque jour pour permettre à chaque burkinabè de bénéficier d’un CNIB. Aussi, il a fait savoir qu’en moins de 6 mois l’ONI a confectionné plus de 4 millions de CNIB. Et qu’à l’heure actuelle 9 équipes mobiles sont dans la région du Nord et sillonneront par la suite les treize régions du Burkina pour permettre d’ici à 4 mois de doter plus de 3 millions de burkinabè de plus de 15 ans d’une CNIB.

Le premier ministre Luc Adolphe Tiao a reconnu que, l’ONI est une structure très importante pour le Burkina, car elle a en charge la confection des documents importants comme les CNIB, et les passeports. Toutefois il pense que l’établissement a connu quelques problèmes à ces débuts qui ont terni sa réputation. Il a tenu donc à avoir quelques précisions sur la fiabilité des cartes produites par l’ONI et sa capacité à satisfaire d’éventuels demandeurs si cela se présentait. Sur ces points, les partenaires technologiques de l’ONI à travers le directeur du développement des affaires internationales de CBN Canada (Canadian Bank Note), David Ireland a rassuré le chef du gouvernement que l’ONI dispose d’une des technologies les plus fiables de nos jours. Pour preuve, il cite les nouveaux systèmes de sécurité ajoutés en 2010, tels que la biométrie et la reconnaissance faciale dans la confection des CNIB.

« C’est une nouvelle technologie adoptée récemment par des grandes puissances. On peut constater aujourd’hui que l’ONI est une des rares agences en Afrique muni d’une telle technologie », a-t-il déclaré. Après les échanges, le chef du gouvernement, Luc Adolphe Tiao s’est dit confiant et pense que l’ONI doit communiquer davantage pour faire connaître au grand public les capacités de la structure et la qualité de son travail. « N’attendez pas que les administrations et les populations viennent à vous, mais allez vers eux », a-il-dit. Pour sa part, il a promis que le gouvernement va prendre des décisions pour voir comment renforcer le rôle de l’ONI pour l’amener à avoir plus de responsabilités dans la production des documents de l’administration.

Raphaël KAFANDO

Sidwaya

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