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Tribune de la femme : Salimata Pousga, docteur vétérinaire et enseignante à l’UPB

Accueil > Actualités > Portraits • • jeudi 21 avril 2011 à 01h05min

« Je suis persuadée qu’avec l’aviculture, on pourrait lutter contre la pauvrété des femmes et jeunes » Agée de trente cinq ans, Salimata est docteur vétérinaire et enseignante à l’université polytechnique de Bobo-Dioulasso. Convaincue, elle a toujours cru à la vie. Elle a fait un choix, l’aviculture, parce qu’elle pense que c’est l’un des moyens pour lutter contre la pauvrété. Native de la ville de Bobo-Dioulasso, Salimata Pousga y a fait toutes ses études primaires et secondaires, successivement à l’école Accart-ville et au Collège Sainte Marie de Toumouma. Après son baccalauréat, elle est orientée à la Faculté de sciences et techniques du département chimie biologie-biologie géologie (CBBG), l’actuelle UFR sciences de la vie et de la terre.

Deux ans après, elle obtient son diplôme d’études universitaires générales (DEUG) en plus d’une bourse d’excellence pour faire la médecine vétérinaire à Dakar au Sénégal. Au pays de Senghor, Salimata va étudier pendant 5 ans et obtient son doctorat en médécine vétérinaire avec une spécialisation en nutrition animale.

Vie professionnelle

« J’ai voulu par la suite entrer dans la vie active, mais malheureusement j’ai soutenu tard si fait que j’ai raté le concours du ministère des ressources animales qui a eu lieu en avril 2002 », a-t-elle déploré. Il fallait donc chercher autre chose à faire. Heureusement dit-elle, « j’avais déposé une demande de bourse qui a marché ». C’était une bourse dans le cadre de la collaboration entre le Burkina Faso et la Suéde avec différents domaines en médécine animale. Les études se faisaient entre la Suède et le Faso. La partie expérimentale se passait au Burkina, le traitement des données et la rédaction des documents en Suède. « Chaque année, il fallait partir en Suède pour donner les rapports », confie Salimata. Ces études vont prendre fin en 2008 sanctionnées par un PHD, c’est-à-dire le doctorat unique. Revenue sur la terre des hommes intègres, Salimata dépose ses dossiers dans les universités de Ouagadougou, Koudougou et Bobo-Dioulasso. « J’ai été retenue dans toutes ces trois universités, mais j’ai préféré l’UPB parce que c’est là-bas que se trouvait mon domaine de formation ». Elle enseigne précisément à l’Institut de développement rural, les sciences animales. Mais, elle avoue qu’être une femme enseignante à l’université n’est pas chose facile, surtout si l’on est jeune.

Les étudiants qui sont eux aussi jeunes vous comprennent difficilement. Mais elle pense que la seule solution, c’est de savoir s’imposer. En choisissant l’aviculture, Mlle Pousga entend contribuer à la lutte contre la pauvrété. Pour elle, c’est l’un des moyens efficaces de lutte contre la pauvrété, surtout des couches les plus démunies. Elle trouve que l’espèce animale à cycle court génère très facilement des revenus. Qu’on soit propriétaire de terre ou pas, on peut faire l’élévage de la volaille. Cette jeune enseignante se dit très convaincue qu’à travers l’aviculture, l’on pourrait aider les couches démunies, surtout les femmes et les jeunes.

La femme selon Salimata Pousga

Ce qui fait la femme, c’est sa conviction de soi. Elle doit avoir un objectif bien fixé et savoir s’imposer telle qu’elle est. Elle doit aussi avoir une vision claire.

Ses projets

Salimata souhaite faire plus de recherche dans le domaine de l’aviculture. Elle est d’ailleurs sur un projet sur la manière d’améliorer la qualité du jaune de l’œuf. Parce qu’elle constate que le jaune de l’œuf est souvent blanc. « Quoi qu’on dise, l’aspect organoleptique de l’aliment joue un rôle important dans le marketing » a-t-elle souligné.
En dehors de son travail professionnel, Salimata aime se faire belle. « J’aime faire le shopping, mais aussi la cuisine », fait-elle remarquer.

Bassératou KINDO

L’Express du Faso

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