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Léopold Zimapi Kohoun, DG de Global communication SA :Un analyste financier à la tête de « la télé qui ose »

Accueil > Actualités > Portraits • • vendredi 29 octobre 2010 à 03h49min

Global Communication SA, agence spécialisée dans l’exploitation d’œuvres cinématographiques, télévisuelles et musicales, est la génitrice de la télévision BF1, le dernier né des médias audiovisuels burkinabè. A la tête de cet outil de communication, un homme discret mais avec plus de cordes à son arc. Léopold Zimapi Kohoun entend faire de cette télévision une référence dans le paysage médiatique burkinabè. Découvrons le directeur général de « la télé qui ose » et ses ambitions.

Deux mois après son ouverture officielle (18 août 2010), BF1 tente tant bien que mal de se positionner dans le paysage audiovisuel burkinabè. Il a « un taux de notoriété acceptable et un taux de top of mine au-delà de la moyenne », précise le directeur général Léopold Kohoun. Il fallait s’y attendre eu égard aux moyens matériels dont dispose cette nouvelle venue. BF1 emploie une trentaine de personnes, toutes tendances et tous corps confondus.

Elle utilise des équipements techniques hybrides (numériques et analogiques en même temps). Elle dispose aussi de caméras de hautes définitions qui ne sont pas utilisées à 100% pour l’instant, le contexte ne s’y prêtant pas. Cette nouvelle chaîne est l’une des rares télévisions privées burkinabè à avoir ses propres locaux. Mieux, elle est logée à Ouaga 2000, à l’angle des boulevards Mohammad Khadafi et Pascal Zagré. Pour autant, le directeur général ne s’affole pas. Car, c’est par la volonté, le dynamisme, la foi et la conviction des acteurs que cette télévision parviendra à s’imposer dans le paysage médiatique burkinabè. Les moyens à eux seuls n’y peuvent rien.

Des choses positives

C’est donc un homme modeste et très réservé qui dirige cette nouvelle télévision privée. Il explique sa discrétion par la passion de la réussite et l’angoisse du fardeau. Avec ses collaborateurs, Kohoun s’attèle à la mise en œuvre du projet BF1. « Ça donne très peu de temps à l’exhibitionnisme ». Dès que la mayonnaise va prendre, peut-être se sentira-t-il plus relaxe. Mais déjà, il milite dans des clubs-services, mais pas dans un parti politique, nous assure-t-il. Sa discrétion cache bien de choses, positives bien sûr. Kohoun n’est ni journaliste, ni communicateur de formation. Mais plutôt analyste financier et manager. Ce qui pourrait faire de lui un bon gestionnaire.

Autre atout, il est l’homme de confiance de l’économiste burkinabè aux multiples casquettes, Lassiné Diawara, président du conseil d’administration de Global Communication SA, de la banque of Africa (BOA), vice-président de la chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat du Burkina, etc. Léopold Kohoun a lui aussi plusieurs cordes à son arc. Après l’obtention du Baccalauréat en 1991, il prend la direction de l’Universtié de Ouagadougou. Puis, il est admis à l’école nationale des régies financières (ENAREF). De l’ENAREF, il est orienté au centre d’études supérieures en gestion (CESAG de Dakar). Mais son séjour sénégalais ne s’arrête pas au CESAG. Kohoun se retrouve ensuite à l’université Cheick Anta Diop de Dakar avant de rejoindre le bercail avec une tête bien pleine.

Tendre vers du jamais vu

Avec BF1, DG Kohoun entend révolutionner le paysage médiatique burkinabè d’où ce slogan assez provocateur « la télé qui ose ». Pour autant, elle ne vient pas remettre en cause radicalement ce qui existait. « Nous commençons avec de l’existant mais de façon graduelle, nous allons tendre vers du jamais vu », soutient-t-il. Tout changement est rigoureux et le slogan de BF1 « est assez provocateur et assez révolutionnaire », reconnait le directeur général. Pour réussir cette révolution, il a privilégié la jeunesse dans son équipe. « Les jeunes ne viennent pas avec des stéréotypes, des à priori ». Ces esprits vierges sont perméables au changement et ils peuvent être formatés à souhait. En attendant d’entamer réellement cet exercice, BF1 demeure une télévision généraliste. Son programme se résume à l’information, les émissions de divertissements, d’éducation, le sport, la musique et films de toutes sortes.

BF1 sur la fréquence 575 .25 MHZ

La plupart des journalistes de BF1 sont issus d’autres rédactions au point que certains observateurs lui reprochent d’avoir fait le « mercato » dans les autres rédactions. Monsieur Kohoun se défend de vouloir nuire à qui que ce soit. « Nous avons procédé à un recrutement en bonne et due forme. Les candidats sont venus de part et d’autre, mais notre intention n’était pas de nuire à un organe confraternel », précise-t-il. Des agents liés à d’autres organes de presse ont été remerciés par les responsables de BF1. Les vérifications se poursuivent pour détecter des agents toujours sous contrat avec d’autres organes ainsi que ceux qui ont fait des ruptures abusives avec leurs organes précédents. « Nous nous accommoderont aux textes en vigueur », martèle Léopold Kohoun.

BF1 se positionne au fil des jours comme la télévision de tous les burkinabè. « Que chacun fasse sienne cette télé », souhaite le DG. Elle peut être captée sur la fréquence de 575.25 MHZ en bande UHF, le système sonore est en DK. Que cette révolution vienne le plus vite possible, pour le bonheur des téléspectateurs !

Moussa Diallo

Faso-tic.net

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